Chapitre 10

La sexualité et la procréation

Chapitre 10
La sexualité et la procréation

Différentes hormones interviennent dans le fonctionnement de l'appareil reproducteur féminin et masculin. Elles sont produites par les gonades mais aussi par le complexe hypothalamo-hypophysaire. La connaissance de ce contrôle hormonal permet d'intervenir pour empêcher (contraception) ou favoriser (procréation médicalement assistée) la reproduction. D'autres méthodes, non hormonales, sont également utilisées. Le préservatif en est un exemple.

ILe fonctionnement de l'appareil reproducteur et son contrôle

ALe fonctionnement des gonades

A partir de la puberté, les gonades mâles et femelles produisent des gamètes et des hormones sexuelles.

Le cycle ovarien est le cycle de fonctionnement des ovaires. Il dure 28 jours en moyenne et comprend deux phases : la phase folliculaire et la phase lutéale, séparée par l'ovulation.

La phase folliculaire est la phase de développement d'un follicule, qui contient un ovule.

L'ovulation est l'expulsion del'ovule hors de l'ovaire.

La phase lutéale est le développement d'un corps jaune à partir du follicule, corps jaune qui dégénère ensuite.

Le cycle utérin correspond aux transformations de la paroi utérine externe. La paroi développe avant l'ovulation. S'il y a eu fécondation, elle devient apte à accueillir un embryon. Sinon, elle est détruite : ce sont les règles ou menstruation.

Le cycle ovarien et le cycle utérin sont sous le contrôle d'hormones, produites de façon cyclique. L'ensemble forme le cycle menstruel.

BLa régulation de l'appareil reproducteur

Le complexe hypothalamo-hypophysaire est une structure de la base du cerveau, constituée de l'hypothalamus et de l'hypophyse.

Le complexe hypothalamo-hypophysaire agit sur le fonctionnement des gonades.

L'hypothalamus synthétise une neurohormone, la GnRH (Gonadotrophin Releasing Hormon). La GnRH agit sur l'hypophyse, en stimulant la production d'hormones appelées gonadostimulines.

Les gonadostimulines sont des hormones que l'on appelle ainsi car elles agissent sur les gonades. Il s'agit de la FSH, hormone folliculostimulante, et de la LH, hormone lutéinisante.

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Les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes et progestérone) exercent un rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.

A l'inverse, ces hormones (sauf les œstrogènes en fin de phase folliculaire) exercent un rétrocontrôle négatif sur les gonadostimulines.

Un rétrocontrôle négatif signifie que toute hausse de la concentration de l'hormone diminue la sécrétion des gonadostimulines (et inversement pour un rétrocontrôle positif).

Les œstrogènes en fin de phase folliculaire exercent un rétrocontrôle positif. Ainsi, la concentration en gonadostimulines augmente, ce qui aboutit au pic ovulatoire de LH.

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IILes bases biologiques du plaisir

Des études en laboratoire ont montré que la satisfaction procurée par différents comportements incite certains animaux à les répéter. Ces comportements, effectués de manière répétée, sont dits renforcés.

Ce renforcement du comportement est induit par la stimulation de régions précises du cerveau, appelée « système de récompense ».

Chez l'Homme, les régions cérébrales du système de récompense sont activées lors de l'acte sexuel. L'Homme ne recherche donc plus l'acte sexuel uniquement pour se reproduire, mais aussi pour le plaisir sexuel qu'il lui procure. Le plaisir sexuel humain implique également d'autres processus cérébraux, comme la mémoire et l'imagination.

IIILa maîtrise de la reproduction

ALa contraception

1Les méthodes d'action sur les gamètes

Les progrès de la science et de la médecine, notamment par la connaissance des mécanismes de la reproduction humaine, permettent la maîtrise de la reproduction.

La contraception correspond à l'utilisation de moyens, dits moyen contraceptifs, pour empêcher la reproduction.

Il existe plusieurs moyens contraceptifs qui agissent directement sur les gamètes :

2Les méthodes contragestives

Une méthode contragestive est une méthode permettant d'empêcher la gestation (grossesse).

Les méthodes contragestives agissent soit sur la nidation de l'embryon, soit sur la poursuite de la grossesse.

La nidation de l'embryon est la migration de l'embryon vers l'utérus de la femme, où se déroule la suite de la grossesse.

Le stérilet, positionné dans l'utérus de la femme, est utilisé pour bloquer la nidation de l'embryon. Il évite ainsi la gestation, et est de ce fait considéré comme une méthode contragestive. Si le couple décide d'avoir un enfant, il peut être enlevé à tout moment.

L'interruption volontaire de grossesse (IVG), aussi appelée avortement, a pour objectif d'arrêter une grossesse non désirée. Elle entraîne l'élimination de l'embryon, par méthode mécanique ou par méthode chimique, à l'hôpital.

Elle est autorisée en France durant les dix premières semaines de grossesse. C'est néanmoins une intervention lourde, qui doit rester exceptionnelle. Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'un moyen contraceptif.

BLa procréation médicalement assistée (PMA)

Certains couples rencontrent parfois des difficultés à procréer et ont recours à la médicalement assistée (PMA).
La PMA est utilisée en cas d'infertilité ou de stérilité, qui peut être féminine (ovules absents ou ne pouvant pas migrer normalement) et/ou masculine (spermatozoïdes absents ou anormaux). Les problèmes de fertilité peuvent également avoir une origine hormonale.

La technique la plus fréquente est la fécondation in vitro et transfert d'embryon (FIVETE ou FIV).
La fécondation ne peut donc avoir lieu dans l'organisme maternel. Elle est réalisée en laboratoire, puis l'embryon obtenu est implanté dans l'utérus de la femme.

D'autres méthodes peuvent également être utilisées, en fonction des problèmes de fertilité rencontrés :

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