Cinquième 2015-2016
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Cinquième 2015-2016
I

La faim diminue

A

Le Brésil à la fin du XXe siècle

En 1992, le Brésil connaissait un sérieux problème de faim au sein de sa population, avec près de 23 millions de personnes souffrant de manques alimentaires (15% de sa population d'alors, soit environ 150 millions).

B

La diminution de la faim en 20 ans

En vingt ans, le Brésil a sorti plus de 20 millions de personnes de la pauvreté alimentaire. En 2013, le nombre de Brésiliens qui souffrent d'une grave privation de nourriture a chuté à 7,2 millions, majoritairement en zone rurale. De la même manière, le pourcentage des foyers en situation de risques alimentaires est tombé à 22%. Le taux de malnutrition infantile a diminué de 73% et la mortalité infantile de 45%, tout ceci comme conséquence directe des cantines scolaires, du soutien aux petits agriculteurs, des cuisines communautaires et des banques alimentaires.

II

La modernisation de l'agriculture

A

Réformes économiques et protection de l'agriculture

À partir des années 1990, le Brésil a lancé de vastes réformes macroéconomiques visant une meilleure stabilité économique, une réduction de l'inflation et une augmentation des échanges. Grâce à la réduction des coûts de production ainsi que l'intervention de l'État sur le contrôle des prix des commodités de base (café, sucre, blé), ou encore la politique sociale en faveur des populations défavorisées du président Lula, de 2003 à 2010, le Brésil a mis en place une agriculture compétitive.

Macroéconomique

Ce terme désigne tout ce qui concerne l'économie sur une grande ou très grande échelle, en opposition à la microéconomie qui s'occupe des agents individuels de l'économie.

La production ou les dépenses nationales sont des outils de mesure macroéconomiques.

B

Résultats

Le Brésil, par ces réformes et cette volonté de nourrir toute sa population, s'est érigé en nouveau "géant vert", en Amérique du Sud et à l'international. L'agriculture y pèse pour presque 8% du PIB (contre 2% en France), et le secteur agroalimentaire dans son intégralité représente 37% des emplois et presque 40% des exportations totales (le Brésil étant le premier pays exportateur de produits agroalimentaires au monde), et ceci alors que son marché intérieur absorbe près de 75% des productions agricoles. En plus des réformes économiques et techniques, les dizaines de millions d'hectares viables ainsi que les 18% d'eau douce mondiale du pays ont rendu possible cette explosion (la productivité a augmenté de 50% de 1990 à 2006).

-
III

Les conséquences environnementales

A

Déforestation et pollution

Depuis 1996, les surfaces cultivées ont augmenté de 30%, progressant vers l'intérieur du pays : la déforestation est ainsi en constante augmentation depuis les années 1960, avec une déforestation sur le front pionnier qu'est l'Amazonie correspondant en 2008 à la surface de la France (67 millions d'hectares). L'agriculture occupe désormais 26% de la surface amazonienne, et le Brésil est le sixième pays émetteur de gaz à effet de serre, l'exploitation illégale de la forêt étant responsable de près de la moitié de ses émissions, alors que l'élevage est le deuxième secteur émetteur.

-

Vue satellite de la déforestation au Brésil

Wikimédia

B

Épuisement des sols et baisse des rendements

L'agriculture intensive brésilienne épuise les sols et la culture en masse d'OGM devient de plus en plus controversée dans les pays occidentaux. De plus, le pays consacre une importante partie des terres cultivables à la canne à sucre, indispensable à la production d'éthanol (biocarburant) : ces cultures sont gourmandes en terre et épuisent particulièrement les sols. La culture de défrichement et de brûlis coûte moins cher que l'exploitation permanente d'un terrain, ce qui entraîne une acidification des sols et une perte de fertilité. Enfin, les terres défrichées sont sensibles aux pluies et à l'érosion. Cet appauvrissement des sols amène une baisse des rendements, qui ne permettent plus d'accomplir les estimations et prévisions diverses (exemple de l'éthanol, dont la production prévue pour 2014 était de 38 milliards de litres, et qui n'a pas atteint les 30 milliards).

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