Première ES 2015-2016
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Première ES 2015-2016

L'argumentation

I

La conviction du discours

A

Outils discursifs

Pour convaincre, le locuteur emploie :

  • Des signes qui indiquent sa présence (première personne du singulier, adverbes modalisateurs, etc.).
  • Des arguments et des exemples immédiatement compréhensibles par le destinataire : souvent ils appartiennent à sa vie quotidienne.
  • Des arguments et des exemples que le destinataire pourrait lui opposer, afin de mieux les contrer. Ce procédé est une concession.
  • De nombreux connecteurs logiques, en particulier de cause et de conséquence, mais aussi d'addition ou d'opposition.

Identifier d'abord la thèse développée (et éventuellement la thèse rejetée).

Identifier ensuite les arguments. Il en existe de différentes natures :

  • L'argument d'expérience, qui fait appel à l'expérience concrète des lecteurs.
  • L'argument d'autorité, qui est incontestable.
  • L'argument d'analogie, qui fait des comparaisons pour mieux faire comprendre la thèse au lecteur.
  • L'argument logique, qui résulte d'une démonstration préalable.

Enfin, identifier la progression des arguments. Cette progression peut contenir un raisonnement. Il existe différents types de raisonnements, comme :

  • Le raisonnement d'autorité qui impose un argument.
  • Le raisonnement par induction qui manifeste une démarche particulièrement expérimentale.
  • Le raisonnement par déduction, qui insiste sur une série d'issues possibles.
  • Le syllogisme, plus implicite et plus complexe, qui propose des idées originales.
  • Le raisonnement de mauvaise foi qui manifeste un manque de logique.
  • La concession qui insiste sur le caractère supérieur de l'argument défendu sur celui concédé.
  • Le raisonnement par l'absurde qui insiste sur le caractère illogique de l'argument contesté.
  • L'ironie, qui insiste sur la démesure (et donc le ridicule) de la thèse adverse.

Raisonnement d'autorité

Un raisonnement d'autorité s'appuie sur une vérité générale qui est reconnue universellement.

Raisonnement inductif

Un raisonnement inductif part de plusieurs constats pour justifier une idée nouvelle.

Raisonnement déductif

Un raisonnement par déduction part d'un argument auquel le destinataire adhère pour justifier une ou plusieurs conséquences logiques.

Syllogisme

Le syllogisme est la combinaison de deux déductions qui amènent à la formulation d'une déduction supplémentaire entre le constat de la première déduction et la conséquence de la seconde déduction.

Tous les hommes sont mortels. Or tous les rois sont des hommes. Donc tous les rois sont mortels.

Raisonnement de mauvaise foi

Le raisonnement de mauvaise foi se caractérise par un enchaînement grammaticalement logique mais construit grâce à des arguments non valables ou non logiques entre eux.

Concession

La concession évoque d'abord la thèse adverse tout en réduisant son impact et formule ensuite la thèse défendue par le locuteur, de sorte que celle-ci, formulée en dernier de manière opposée, semble plus acceptable.

Raisonnement par l'absurde

Le raisonnement par l'absurde semble suivre la thèse opposée à celle que le locuteur veut défendre, mais l'issue du raisonnement formulé est irrecevable, de sorte que le locuteur a finalement montré la plus grande validité de sa propre thèse.

Ironie

Le locuteur fait preuve d'ironie lorsqu'il semble défendre une thèse qui est contraire à la sienne et que le discours sous-entend, par son trop grand sérieux, que ce raisonnement est tourné en dérision. Le destinataire se trouve alors convaincu de l'invalidité de ce raisonnement et penche pour la thèse du locuteur.

B

Outils stylistiques

Pour convaincre, le locuteur fait également appel à des outils stylistiques comme :

  • Le registre didactique, qui insiste sur la logique et l'autorité du discours.
  • Le registre oratoire, qui insiste sur l'implication et le jugement du locuteur.

Registre didactique

Le registre didactique a pour objectif d'instruire le lecteur.

Pour obtenir cet effet, le texte fait appel à :

  • L'emploi du présent de vérité générale ou à celui du présent descriptif
  • De nombreux connecteurs logiques pour organiser le propos
  • Des définitions et des exemples
  • Un lexique spécialisé, voire technique

Registre oratoire

Le registre oratoire cherche à convaincre un auditoire en utilisant un discours argumentatif reposant sur l'enthousiasme ou l'indignation.

On reconnaît le registre oratoire à :

  • La présence de phrases longues nommées "périodes"
  • Le registre de langue soutenu
  • Des figures de style en quantité et de toutes sortes (par analogie, par amplification, par opposition, etc.)
  • Des connecteurs logiques
  • Des interpellations de l'auditoire
II

La persuasion du discours

Pour persuader, le locuteur a à sa disposition divers registres littéraires comme :

  • Le registre pathétique, qui rend le lecteur compatissant.
  • Le registre tragique, qui le terrifie.
  • Le registre lyrique, qui émeut le lecteur.
  • Le registre comique, insiste sur la dimension ridicule de la situation.
  • Le registre épidictique, qui met en œuvre un éloge ou une critique.

Le registre pathétique emploie :

  • Des phrases exclamatives
  • Des questions rhétoriques
  • Des verbes de sentiments
  • Un lexique connoté
  • Des métaphores et des comparaisons poignantes

Registre tragique

Le registre tragique est caractéristique d'une situation sans issue.

Le registre tragique s'exprime par :

  • Un registre de langue soutenu
  • Des phrases interrogatives et des phrases exclamatives exprimant sa détresse
  • Des champs lexicaux comme celui de la fatalité et de la liberté
  • Des métaphores et des comparaisons en lien avec ces champs lexicaux

Registre lyrique

Le registre lyrique exprime l'intériorité d'un locuteur.

Registre comique

Le registre comique est un registre par lequel un auteur cherche à faire rire en s'appuyant sur différents procédés (comique de situation, de caractère, de mots, de gestes).

Le registre lyrique se caractérise par :

  • La première personne du singulier
  • Des verbes de sentiments
  • Des champs lexicaux en lien avec des sentiments (haine, colère, douleur, amour, etc.)
  • Des phrases exclamatives
  • Des questions rhétoriques
  • Des figures de style par amplification (hyperbole, anaphore, gradation, etc.)

Le registre comique met en œuvre :

  • Des répétitions
  • Des figures de style par analogie (comparaisons, métaphores, etc.)
  • Des figures de style par amplification (hyperboles, gradations, etc.) ou par construction (parallélismes, hypallages, etc.)
  • Un lexique connoté
  • Une alternance des registres de langue soutenu et familier

Registre épidictique

Un discours au registre épidictique tend à faire l'éloge ou le blâme de ce qu'il évoque (personne, situation, objet, etc.).

Pour cela, il met en place :

  • Un lexique connoté de manière péjorative ou méliorative
  • Des figures par analogie
  • Des figures par amplification
  • Des champs lexicaux et des verbes appréciatifs
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