Première S 2016-2017
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Première S 2016-2017

Les territoires de l'Union européenne

L'Europe est une entité mal définie : on peut proposer des définitions géographiques, politiques ou culturelles, mais aucune ne comprend sa diversité. Avec l'Union européenne, ses mutations et ses élargissements, l'Europe a gagné une identité. Pourtant la création de l'Union n'a pas résolu les problèmes d'inégalités sévissant sur le territoire européen.

I

Unité et diversité en Europe

A

La question des frontières

1

Une origine géographique

L'Europe est à l'origine un continent de 10 millions de km2, ce qui en fait le plus petit continent du monde. Elle possède des limites qui sont l'Océan Atlantique à l'ouest, la Méditerranée au sud, l'Oural et le Caucase à l'est (même si ce ne sont pas des ruptures de relief importantes).

2

La construction politique

En plus des limites géographiques de l'Europe, on peut dire qu'il existe des frontières données par l'histoire politique du continent :

  • Les limites orientales datent du XVIIIe siècle, avec la décision de Pierre le Grand, tsar de Russie, de rattacher la Russie à l'Europe.
  • Les frontières politiques les plus pertinentes sont aujourd'hui celles définies par le Conseil de l'Europe, d'après lequel la Turquie et les pays du Caucase font partie de l'Europe.
B

Une unité culturelle ?

1

La diversité des cultures

L'Europe abrite une grande diversité de cultures, délimitées par la langue, la religion ou l'histoire :

  • En matière de langues, l'Europe compte 35 langues officielles, en majorité indo-européennes et regroupées en familles (slaves, germaniques, latines).
  • Le christianisme domine mais il est divisé entre les catholiques, les protestants et les orthodoxes. La religion musulmane est majoritaire dans certains pays (Albanie, Bosnie, etc.) et constitue la première minorité religieuse dans plusieurs pays européens (France, Allemagne, Belgique, etc.). Il existe aussi des communautés juives et la majeure partie des religions sont présentes sur le territoire européen.
  • Du point de vue politique, il existe de nombreux courants nationalistes qui ont façonné l'Europe jusqu'au XXe siècle, poussés par une unité culturelle.
  • Au-delà des nationalismes, la diversité culturelle de l'Europe est renforcée par l'immigration et la mondialisation.
2

Des valeurs en commun

Cependant, malgré sa diversité culturelle, l'Europe peut être vue comme un ensemble aux valeurs communes :

  • Ces valeurs sont celles héritées de l'histoire européenne : la démocratie (héritée des Grecs), le christianisme (hérité de Rome), l'humanisme (hérité des Lumières).
  • Si ces valeurs se sont diluées dans l'histoire, les pays européens partagent depuis le XIXe siècle une avancée technique (de la révolution industrielle), une doctrine économique libérale et une forte croissance démographique. La civilisation européenne s'est d'ailleurs étendue au monde entier avec la colonisation et les migrations vers des pays neufs (États-Unis en tête).
C

Les sous-ensembles européens

1

Des régions

Au sein de l'Europe se trouvent différentes régions séparées par des écarts de développement :

  • À l'ouest et au nord se trouve "l'Europe de l'Ouest", riche et développée.
  • Au sud se trouve l'Europe méditerranéenne, un peu en retard (entachée par la crise de l'euro).
  • À l'est, l'Europe orientale est loin derrière le centre, à cause d'une sortie difficile du communisme pour entrer dans le capitalisme et l'économie de marché.

Afin d'améliorer la coopération entre les régions et favoriser le développement, l'Europe abrite des unions de régions : les Eurorégions (espaces transfrontaliers) ou les Arcs (littoraux transfrontaliers).

2

L'Union européenne dans l'Europe

Si l'on associe souvent l'Union européenne à l'Europe, il faut rappeler que les deux sont des entités séparées. L'UE est incluse dans l'Europe.

L'Union européenne fait aujourd'hui sens au niveau régional car elle est un pôle de l'économie mondiale, insérée dans la mondialisation, mais aussi un marché commun à l'histoire politique (fondation de la CEE en 1957, jonction de l'Est et de l'Ouest après la chute du mur de Berlin).

II

La construction et les mutations de l'Union européenne

A

La construction européenne

1

Les premières réalisations

L'Europe commence à construire des institutions politiques à la fin des années 1940, qui donneront lieu aux débuts de l'Union européenne :

  • En 1948 est créée l'OECE (Organisation européenne de coopération économique), première structure supranationale européenne rassemblant les bénéficiaires du plan Marshall. Cela est suivi en 1949 par la création du Conseil de l'Europe (10 pays, pour la promotion de la démocratie) puis de l'OTAN.
  • En 1951 naît la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) autour d'une alliance franco-allemande. Ce projet uniquement économique est l'embryon de l'Union européenne.
  • La CEE (Communauté économique européenne) voit le jour en 1957 (traité de Rome), en même temps que l'Euratom (Communauté européenne de l'énergie atomique). La CEE permet la mise en place d'un marché commun à six membres (France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas).
2

Les élargissements

La création de la CEE est suivie par une vague d'élargissements au cours desquels la CEE devient l'Union européenne :

  • En 1973, le Royaume-Uni, le Danemark, l'Irlande rejoignent la CEE.
  • C'est ensuite au tour de la Grèce (1981), l'Espagne et le Portugal (1985) de rejoindre la CEE qui compte donc douze membres.
  • Après la chute du mur de Berlin, l'ex RDA rejoint la RFA dans la CEE, puis l'Autriche, la Suède et la Finlande en 1995.
  • En 2004, le plus grand élargissement est réalisé avec l'entrée de 10 nouveaux pays dans ce qui est devenu l'Union européenne (Malte, Chypre, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Slovénie). Enfin en 2007 la Roumanie et la Bulgarie intègrent l'Union, ainsi que la Croatie en 2013. L'UE compte désormais 28 membres.

La carte ci-dessous résume les étapes de la construction européenne :

-
Les élargissements de l'Union européenne
B

Les mutations européennes

1

Des avancées

Au cours du XXe siècle, l'Union européenne approfondit ses institutions :

  • Tout d'abord, les institutions naissent en 1974 avec la création du Conseil européen (chefs d'État et de gouvernement), ainsi que le passage au suffrage universel direct pour l'élection du Parlement européen en 1979.
  • Du point de vue financier, la SME (système monétaire européen) voit le jour en 1979, premier pas vers la monnaie unique. L'Acte unique de 1986 instaure l'objectif d'un marché unique européen pour 1993.
  • En 1992, le traité de Maastricht lance l'euro, monnaie unique, la politique étrangère commune européenne, la citoyenneté européenne et un début de défense commune (PESD). C'est la naissance de l'Union européenne en tant que telle.
PESD

La politique européenne de sécurité et de défense (PESD) est l'instrument défensif de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), instituée en 1992 par le traité de Maastricht.

2

Des retards et incomplétudes

Deux des avancées majeures pour l'Union européenne sont incomplètes ou inégales :

  • Le traité de Schengen signé en 1995 et rassemblant les pays membres (à l'exception du Royaume-Uni et de l'Irlande) dans une zone de libre circulation des personnes.
  • L'Union monétaire réalisée en 2002 autour de l'euro (avec création d'une zone euro rassemblant 19 pays européens).

Ces avancées, bien que majeures dans l'histoire de l'Union, sont incomplètes : l'espace Schengen ne rassemble pas tous les pays de l'UE, de même que la zone euro.

C

Le futur de l'Union

1

L'euroscepticisme

Aujourd'hui, la construction européenne est en berne. L'Union est accusée de faire reculer l'État dans la mondialisation, et la crise de l'euro vient attiser un euroscepticisme croissant :

  • Concernant l'avenir politique de l'UE, les supranationalistes et les souverainistes s'affrontent. Avec le refus de la Constitution européenne en 2005, les souverainistes semblent avoir gagné du terrain, malgré le traité de Lisbonne de 2009.
  • Le projet d'Euroméditerranée est un des principaux sujets de débats en Europe, qui questionne les limites de l'élargissement européen et pose la question de la candidature turque.
Supranationaliste

Les supranationalistes sont les partisans d'une construction européenne au-delà des États, et donc aux compétences supérieures à celles des États.

Souverainiste

Les souverainistes cherchent à garantir le respect du cadre étatique et de la souveraineté des États membres.

2

La question de l'élargissement

S'interroger sur le futur de l'Union européenne mène à s'interroger sur les possibilités d'élargissement de l'Union :

  • La candidature de la Turquie est épineuse. Posée en 1987, elle n'a mené qu'à un accord d'association en 1963 et une union douanière en 1995. Plusieurs points (Chypre, droits de l'homme et des femmes, reconnaissance du génocide arménien) posent problème dans l'intégration de la Turquie, sans parler de la différence culturelle et économique avec les autres pays d'Europe.
  • Les États de l'ex-Yougoslavie sont candidats (Macédoine et Serbie) ou en cours de candidature (Albanie, etc.). Leur intégration ne fait pas de doute quand leur niveau économique sera suffisant.
  • L'Islande, candidate depuis 2010, a renoncé officiellement à sa candidature en 2015.
  • Enfin les États de la sphère d'influence russe, malgré les accords de partenariat et de coopération signés entre l'UE et la CEI et le désir manifesté par l'Ukraine, la Moldavie et la Géorgie d'adhérer, sont encore trop en retard socialement et économiquement. De plus, ces projets se heurtent aux ambitions des Russes dans la région et provoquent des tensions (crise ukrainienne).
III

La lutte contre les inégalités socio-spatiales dans l'Union européenne

A

Des inégalités entre les territoires

1

Un centre prospère et actif

L'Union européenne est, dans son ensemble, un centre de la mondialisation prospère et actif. En 2015, il rassemble 28 pays sur 4,5 millions de km2, pour 507 millions d'habitants. D'un point de vue économique, c'est un espace riche (17 577 milliards d'euros), avec 31 607 euros de PIB par habitant en moyenne (malgré de forts écarts de développement à l'intérieur).

En effet, il existe au centre de l'Europe une mégapole qui concentre la richesse européenne (du sud de l'Angleterre au nord de l'Italie). Cet espace dorsal est composé des régions parisienne, londonienne, rhénane et de l'Italie du Nord, quatre ensembles dont les échanges sont intensifs.

2

Des périphéries marginalisées

En périphérie de ce centre actif, on trouve au sein de l'Union européenne des marges subissant des retards de développement : c'est le cas du Sud de l'Europe (Grèce par exemple) et de l'Europe orientale (les PECO). Entre le centre et ces régions ultrapériphériques se trouve une large périphérie développée.

B

L'action de l'Union européenne

1

La recherche de cohésion

Aujourd'hui la politique régionale de l'Union cherche à assurer la cohésion dans la communauté des États membres : les États les plus riches participent davantage au budget, qui est ensuite redistribué aux régions les plus pauvres. Cependant il existe au sein des pays les plus riches des régions qui pourraient bénéficier de l'aide accordée aux autres marges.

En chiffres, les dépenses régionales de l'UE comptent pour 36% dans le budget européen (350 milliards d'euros), orientées pour la moitié vers les 12 pays ayant intégré l'UE en 2004. Le FEDER (Fonds européen de développement régional) coordonne ces aides en finançant les infrastructures, les aides au PME et à l'éducation, la santé et la recherche.

2

La coopération entre les régions

À travers le programme Interreg, les coopérations entre régions européennes sont encouragées : plus de 90 Eurorégions ont été créées à ce jour (Pyrénées-Méditerranée, Adriatique, etc.), aidant à l'aménagement du territoire par la coopération transfrontalière.

C

Un bilan mitigé

Aujourd'hui le bilan des politiques régionales de l'UE est mitigé : d'un côté les inégalités ont effectivement été réduites (élévation du niveau de vie de l'Irlande ou du Nord-Pas-de-Calais par exemple), des périphéries ont été redynamisées mais le poids et la répartition budgétaire de la politique est critiqué. En effet l'aide est parfois concentrée sur certaines régions nouvellement intégrées au détriment d'anciennes (l'Espagne par exemple), risquant une fracture territoriale. Cependant la crise de l'euro dans les pays du sud de l'Union remet aujourd'hui en cause cette répartition au profit des PECO.

PECO

Les PECO (Pays d'Europe centrale et orientale) sont les pays issus du bloc de l'Est ayant récemment intégré l'Union européenne.

IV

Les territoires d'outre-mer de l'Union européenne

A

Une diversité des espaces

1

Plusieurs statuts et situations

Parmi la trentaine de territoires ultramarins que compte l'Union européenne, il existe de nombreux statuts :

  • 10 de ces territoires sont des régions ultrapériphériques (RUP), c'est-à-dire de véritables extensions du territoire européen. Ce sont les 5 DROM français (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion et Mayotte), les archipels portugais de Madère et des Açores, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, et enfin les Canaries (dépendant de l'Espagne).
  • 21 sont des pays et territoires d'outre-mer (PTOM), c'est-à-dire ne faisant pas partie de l'UE mais entretenant avec celle-ci des relations privilégiées. Ce sont des possessions du Danemark, du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas.
  • Enfin les Îles Féroé, Jersey, Guernesey et Man sont des territoires spécifiques (TS), aux statuts inédits.

En matière de géographie, les territoires ultramarins couvrent la planète entière, allant de territoires glacés (îles Kerguelen, Orcades) à tropicaux (Canaries). Ce sont beaucoup d'îles (sauf la Guyane), soumises aux aléas naturels et possédant une forte biodiversité.

-
Les territoires ultramarins de l'Union européenne
2

Des peuplements hétérogènes

Les territoires ultramarins de l'Union européenne comptent en tout 6,1 millions d'habitants, aux caractéristiques diverses :

On trouve de fortes densités (270 hab/km2 aux Canaries ou en Guadeloupe, 500 à Mayotte) mais aussi des zones quasiment désertiques (2,5 hab/km2 en Guyane, 0,03 au Groenland). Certains territoires ont une population nulle, comme les îles Sandwich du Sud.

En matière de démographie, il existe trois grandes catégories :

  • Les régions à croissance presque stable (RUP portugaises, Antilles françaises)
  • Celles à fort accroissement naturel (Réunion, Guyane, Mayotte)
  • Les régions à croissance surtout migratoire (Canaries, Nouvelle-Calédonie)
B

Des périphéries

1

Des régions isolées

Les territoires ultramarins sont en majorité isolés du reste de l'Union par différents facteurs :

  • Leur insularité (pour la plupart) et leur petite taille, qui pose le problème de l'autosuffisance en l'absence d'une ressource rare (comme le nickel de la Nouvelle-Calédonie).
  • La distance qui les sépare de l'Union : plusieurs heures de vol sont nécessaires pour s'y rendre depuis l'Europe (22h de vol pour Tahiti et la Nouvelle-Calédonie). Cette distance a notamment une influence sur les prix des produits importés (49% plus cher en Guyane qu'en métropole par exemple).
  • Dernière cause d'isolement, la relation qu'entretiennent ces territoires avec l'Europe les éloigne de leur contexte régional. L'isolement est donc double.
2

Des retards

Malgré la situation privilégiée de certains des territoires (en particulier les paradis fiscaux comme les îles Caïman avec un PIB par habitant de 45 000 dollars), les territoires ultramarins sont en retard (Mayotte possède un PIB par habitant de 4000 euros, la France métropolitaine 30 000 euros). Ainsi le PIB moyen des RUP ne s'élève qu'à 77% du PIB moyen de l'Union européenne.

Il faut cependant noter que ces chiffres sont en général supérieurs à ceux produits par les pays de l'environnement direct des RUP. Les aides européennes, les salaires versés aux fonctionnaires et les prestations sociales permettent cet écart.

3

Une fragilité économique et une dépendance

En raison de ces retards, les économies ultramarines sont fragiles et dépendantes (d'un produit ou des aides de l'Union) :

  • En l'absence de ressources naturelles, avec un niveau de vie élevé et un petit marché intérieur, les territoires d'outre-mer ont une économie volatile, avec des taux de chômage souvent forts.
  • Ces espaces sont souvent dépendants d'un produit (ou d'une activité) : le ylang-ylang à Mayotte, le tourisme et les services financiers aux Caraïbes, le nickel en Nouvelle-Calédonie. Si les cours de ces activités chutent, les espaces sont directement touchés.
  • Il en résulte une forte dépendance à la métropole : la Guyane est rattachée à la métropole pour les activités spatiales et les territoires touristiques dépendent des affinités de parents ou amis métropolitains.
C

Le rôle de l'UE

1

Les enjeux des régions d'outre-mer

Les régions d'outre-mer continuent à attirer l'intérêt des métropoles par la richesse de leurs zones économiques exclusives (200 miles autour du territoire) et par leurs positions stratégiques (lancement de fusées pour la Guyane, biodiversité, présence stratégique et militaire dans le monde).

2

L'action concrète de l'Union européenne

Suivant une politique de cohésion (convergence des RUP), l'Union européenne a distribué 7,9 milliards d'euros de subventions entre 2007 et 2013. De l'aide est également accordée aux PTOM (lutte contre la pauvreté, développement durable). Ces aides se concrétisent par différentes réalisations :

  • La construction d'infrastructures pour compenser l'isolement : routes, trains, ports et aéroports, hôpitaux, écoles et universités.
  • Des projets plus précis et étudiés, comme la construction d'une centrale électrique houlomotrice (utilisant l'énergie des vagues) dans l'archipel des Açores (île de Pico).
  • Des programmes de coopération avec les espaces locaux dans le but de favoriser l'intégration régionale : programmes "Caraïbes", "Océan indien" et "Amazonie".
V

L'exemple de la Réunion

A

Des caractéristiques uniques

1

Un territoire éloigné de la métropole

La Réunion se situe à 9000 kilomètres de la France, dans l'océan Indien. Elle connaît donc la contrainte de l'isolement des autres DROM.

DROM

Les DROM (départements et régions d'outre-mer) sont les anciens départements d'outre-mer et portent ce nom depuis 2003.

La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte sont des DROM.

C'est une île volcanique (Piton de la Fournaise en activité et Piton des Neiges, éteint) au climat tropical. Elle est donc aussi exposée aux cyclones et aux maladies tropicales (épidémie de chikungunya depuis 2005).

2

Une population mixte

La population réunionnaise se caractérise par sa diversité. On y trouve des Blancs, des Cafres d'Afrique, des Chinois, des Indiens, etc. Une langue unique, le créole, est née de ce mélange.

La population s'élève à 810 000 habitants, à 89% urbains. La population est jeune (plus de 35% de moins de 20 ans) et la fécondité y est de 2,5 enfants par femme (deuxième indice le plus élevé de France après la Guyane).

B

Les fragilités du développement

1

Une économie basique

L'économie de la Réunion est peu diversifiée :

  • Le secteur primaire est dominé par la culture de la canne à sucre (50% de la surface cultivable), en difficulté à cause de la concurrence voisine.
  • Le secteur secondaire est faible mais le tertiaire important ; il existe de nombreux emplois administratifs et le tourisme est la première source de revenus (800 000 nuitées par an).
2

Des inégalités socio-spatiales

La région est traversée par des inégalités, d'abord par rapport à la métropole (PIB par habitant de 15 000 euros pour 30 000 euros en métropole, plus de 33% de chômage) qui résulte en une forte migration vers la métropole (pour trouver un emploi) ; ensuite par rapport à la région, dans laquelle la Réunion est privilégiée (infrastructures, fonds européens), d'où une forte migration vers l'île (notamment depuis Mayotte).

C

Les besoins d'aménagement

Le peuplement réunionnais est périphérique : la population est concentrée sur les littoraux, notamment autour de la capitale, Saint-Denis de la Réunion (200 000 habitants). Les Hauts de l'intérieur sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et sont protégés.

En raison de sa forte dépendance à la métropole, (trois quarts de ses exportations), la Réunion (qui est une RUP) a reçu 1,9 milliards d'euros de subventions au développement entre 2007 et 2013. Cet argent sert des projets d'aménagement sur le littoral ouest : route des Tamarins (à but de désengorgement), réseau de train et de tramway (dans une logique de développement durable).

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