Première S 2015-2016
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Première S 2015-2016

La place des femmes dans la société française au XXe siècle

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Léon Blum

9 avril 1872 − 30 Mars 1950

Français

Léon Blum, ancien élève de l'École Normale Supérieure, devient journaliste et critique littéraire. Il rejoint les socialistes et devient membre de la SFIO. Il est élu député en 1919. La victoire du Front Populaire en juin 1936 lui permet d'être nommé président du Conseil. Il forme son gouvernement de Front Populaire. Pour la première fois, en France, des femmes sont nommées ministre ("sous-secrétaires d'État"). Alors qu'à cette époque elles ne sont ni électrices, ni éligibles, trois femmes entrent au gouvernement :

  • Cécile Brunschvicg est nommée sous-secrétaire d'État à l'Éducation Nationale. Féministe active, elle est membre du parti radical et présidente de l'Union française pour le Suffrage des femmes.
  • Irène Joliot-Curie, fille de Pierre et Marie Curie, est chercheuse à l'Institut du Radium et prix Nobel de chimie en 1935, avec son mari Frédéric Joliot pour leur découvertes sur la radioactivité artificielle. En 1936, elle est nommée sous-secrétaire d'État à la recherche scientifique, mais elle démissionne dès le 28 septembre 1936.
  • Suzanne Lacore, une directrice d'école primaire, est nommée sous-secrétaire d'État à la santé publique et à la protection de l'enfance. Elle crée les visiteuses sociales.

Les grèves et les manifestations ouvrières de 1936 précipitent les réformes du gouvernement. Léon Blum signe les Accords Matignon. Mais le gouvernement tombe en juin 1937. Après le gouvernement du Front Populaire, plus aucune femme n'est ministre sous la IIIe République. Elles obtiennent le droit de vote et d'éligibilité en 1944, sous l'impulsion du général de Gaulle et réapparaissent dans un gouvernement à partir de 1946.

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Hubertine Auclert

10 avril 1848 − 8 avril 1914

Française

Née dans une famille aisée et républicaine, Hubertine est éduquée dans une pension religieuse. Très croyante elle veut devenir religieuse, mais de caractère très indépendant elle est renvoyée du couvent. Devenue libre et indépendante économiquement, ayant héritée de ses parents décédés, Hubertine Auclert décide de défendre les valeurs républicaines et surtout les droits des femmes. Elle devient une militante féministe active et réclame pour les femmes la liberté, l'éducation, le droit de vote et la révision du "Code Napoléon" (un article du Code Civil dit que la femme doit soumission et obéissance à son mari). Elle monte à Paris après la chute du Second Empire de Napoléon III. Elle fait la connaissance de Victor Hugo et rejoint la Ligue française pour le droit des femmes.

Sa lutte féministe se concentre sur les droits politiques : droit de vote et droit de se présenter aux élections. Elle n'est pas suivie par les défenseurs des droits des femmes, plus modérés. Elle décide de créer son propre mouvement en 1876, "le droit des femmes " qui devient en 1881 la Société de suffrage des femmes. Elle écrit des essais : Le Droit politique des femmes (1878) et Égalité sociale et politique (1879). En 1879, elle vient au Congrès des socialistes qu'elle tente de convaincre, mais sans succès. Elle organise des manifestations dans les mairies et des actions de provocation et fait la grève de l'impôt. En 1888, elle se marie et part en Algérie avec son époux. À la mort de celui-ci en 1892, elle rentre en France. Elle reprend la plume et écrit deux ouvrages : Les Femmes arabes en Algérie et plus tard Le Vote des femmes. En 1910, elle tente encore un coup d'éclat et se présente aux élections législatives. Elle meurt en 1914.

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Louise Weiss

25 janvier 1893 − 26 mai 1983

Française

Née à Arras en 1893, Louise fait des études de lettres. Elle est reçue à l'agrégation de lettres féminine en 1914. Après la Première Guerre mondiale, elle devient journaliste et se consacre à la politique internationale. En 1918, elle fonde donc une revue politique nationale et internationale, L'Europe Nouvelle. Elle y soutient toutes les initiatives qui tendent à réconcilier les pays européens et empêcher une nouvelle guerre (ainsi, le rapprochement franco-allemand dans les années 1920). En 1934, elle démissionne et la revue s'arrête car elle considère que son combat en faveur de la paix est un échec avec l'avènement d'Hitler et du nazisme. Entre 1934 et 1937 elle fonde un mouvement féministe et de propagande, "la Femme Nouvelle", et elle fait campagne pour le droit de vote des Françaises. Elle organise de nombreuses manifestations et présente sa candidature symbolique (puisque illégale) aux élections municipales (1935) puis législatives (1936). Le vote d'une loi en faveur du suffrage féminin échoue au Sénat. C'est finalement le général de Gaulle qui accorde le droit de vote aux Françaises par l'ordonnance d'Alger du 21 avril 1944.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre dans la résistance. Après la guerre, de 1946 à 1968, elle reprend son métier de journaliste et fait de nombreux reportages en Amérique, Asie, Afrique. Elle y étudie les causes des conflits, pendant la décolonisation et la guerre froide. Elle rapporte de nombreux films et documents photographiques. À partir de 1968, elle publie ses mémoires, intitulées Mémoires d'une européenne. Elle est élevée à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur en 1976. Élue députée européenne en 1979, elle est la doyenne du Parlement. En 1983, elle décède à Paris à l'âge de 90 ans.

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Simone Veil

13 juillet 1927 − Néant

Française

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Simone Jacob et tous les membres de sa famille, de confession juive, sont déportés en 1944. Simone, sa sœur Madeleine et sa mère sont déportées à Auschwitz-Birkenau puis à Bergen-Belsen où sa mère meurt. Les Britanniques libèrent le camp le 15 avril 1945. Après la guerre, Simone retrouve sa sœur Denise (engagée dans la résistance et déportée en 1944 à Ravensbrück). Mais son père et son frère, déportés en Lituanie sont morts. Simone, qui a eu son baccalauréat en 1944, avant d'être arrêtée par les nazis, s'inscrit en 1945 à Paris à la faculté de droit et à l'Institut d'Études Politiques. Elle y rencontre Antoine Veil qu'elle épouse en 1946. En 1956, elle réussit le concours d'entrée de la magistrature et devient haut-fonctionnaire au ministère de la Justice. En 1970, elle devient secrétaire générale au Conseil Supérieur de la magistrature. Sous le mandat présidentiel de Valéry Giscard d'Estaing, elle est nommée ministre de la Santé (1974 à 1979). En 1975, elle parvient à faire passer la loi sur l'avortement ou IVG (interruption volontaire de grossesse), appelée la loi Veil. Cette loi autorise l'avortement en France. En 1979, elle conduit la liste UDF pour les premières élections européennes au Suffrage Universel. Élue députée européenne, elle quitte le gouvernement. En juillet, elle est élue présidente du Parlement européen (1979 à 1982) et est la première femme élue à ce poste. Simone Veil est membre de l'Académie française depuis le 9 octobre 2008.

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Simone de Beauvoir

9 janvier 1908 − 14 avril 1986

Française

Issue d'une famille aisée, elle étudie la philosophie et rencontre Jean-Paul Sartre. C'est le début de l'histoire d'un couple légendaire. En 1929, elle est reçue deuxième à l'agrégation de philosophie, juste derrière Jean-Paul Sartre. Ils deviennent tous deux professeurs de philosophie. Ils sont d'abord mutés en province, puis à Paris. Elle écrit un premier roman, refusé par les éditeurs (publié finalement en 1979). Son deuxième roman, L'Invitée, devient son premier roman publié et son premier succès en 1943. Après la deuxième guerre mondiale elle voyage en Europe, en Afrique, en Amérique. Elle publie en 1949 un essai féministe, Le Deuxième sexe. Elle y prône l'émancipation de la femme qui doit allier l'égalité et la reconnaissance de sa différence. L'ouvrage connaît un retentissement mondial, il fait scandale tout en étant un énorme succès, traduit en plusieurs langues. À partir des années 1950, elle publie de nombreux romans, des essais et son autobiographie en trois volumes. Elle devient l'un des auteurs les plus lus dans le monde. Elle meurt en 1986.

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