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Thème 4Féminin et masculin
Chapitre 10La sexualité et la procréation

La sexualité et la procréation

I

Les cycles sexuels et leur régulation chez la femme

Cycle menstruel

Le cycle menstruel est le cycle sexuel chez la femme. Il se compose de plusieurs cycles mettant en jeu les différentes composantes de l'appareil génital féminin, sous contrôle hormonal. Il démarre le premier jour des règles et dure en moyenne 28 jours.

Chez la femme, le cycle sexuel s'appelle le cycle menstruel. Il se nomme ainsi car il dure en moyenne 28 jours, soit approximativement 1 mois. Il démarre le premier jour des règles et regroupe en réalité plusieurs cycles sous contrôle hormonal.

Ces cycles démarrent à la puberté, vers 11 ans en moyenne (plus ou moins 4 ans), et se terminent à la ménopause, vers 51 ans (plus ou moins 7 ans).

A

Le cycle ovarien

Le cycle ovarien se découpe en deux phases :

  • La phase folliculaire
  • La phase lutéinique
1

La phase folliculaire

Cette phase se déroule du premier au quatorzième jour du cycle dans les ovaires.

  • Sous influence hormonale, une dizaine de follicules ovariens se transforme en follicules cavitaires.
  • Neuf de ces follicules dégénèrent, un seul se transforme en follicule dominant.
  • Ce follicule dominant devient le follicule de De Graaf qui contient l'ovocyte.
  • Au quatorzième jour l'ovocyte est expulsé du follicule, c'est l'ovulation.

L'ovulation est la fonction exocrine des ovaires.

Phase folliculaire

La phase folliculaire est la phase de croissance d'un follicule ovarien en follicule de De Graaf. L'ovulation achève la phase folliculaire.

Follicule de De Graaf

Le follicule de De Graaf est le seul des 10 follicules cavitaires qui évolue en follicule dominant. C'est lui qui contient l'ovocyte qui sera expulsé lors de l'ovulation. Il n'y a normalement qu'un seul follicule de De Graaf à chaque cycle menstruel et donc un seul ovocyte, d'où, à terme, un seul embryon si la fécondation a lieu.

-
Le follicule de De Graaf
Fonction exocrine d'un organe

La fonction exocrine d'un organe est la synthèse et la libération de produits hors de la circulation sanguine et lymphatique, c'est-à-dire dans les zones du corps considérées comme du milieu extérieur (peau, tube digestif, etc.)

La fonction exocrine du pancréas est la synthèse et la libération des sucs digestifs dans le tube digestif.

La fonction exocrine des ovaires est la maturation et l'expulsion de l'ovocyte dans les trompes de Fallope.

2

La phase lutéinique

Cette phase se déroule entre le quatorzième et le vingt-huitième jour du cycle menstruel.

Le follicule vidé de son ovocyte devient un corps jaune :

  • S'il y a fécondation : le corps jaune devient un corps jaune de grossesse.
  • S'il n'y a pas fécondation : le corps jaune continue à se développer pendant environ sept jours avant de dégénérer.
Corps jaune

Le corps jaune est le follicule de De Graaf vidé de son ovocyte.

Phase lutéinique

La phase lutéinique est la phase de croissance et de dégénérescence du corps jaune jusqu'à la fin du cycle.

B

Le cycle de la muqueuse utérine

La muqueuse utérine, aussi appelée endomètre, est le tissu qui couvre la paroi interne de l'utérus. Ce tissu se densifie, avec un aspect en dentelle, et se vascularise au cours du cycle menstruel. Il passe de 1 mm à 8 mm en fin de cycle. Il permet à la cellule-œuf de s'accrocher et la protège.

Cette dentelle se décroche s'il n'y a pas eu fécondation, entraînant la rupture des vaisseaux l'irrigant : ce sont les règles.

C

Schéma bilan des cycles ovariens et de la muqueuse utérine

-

Schéma bilan des cycles ovariens et de la muqueuse utérine

D

Régulation hormonale des cycles menstruels : l'axe gonadotrope

Chacune des étapes du cycle menstruel est sous contrôle hormonal.

Trois structures jouent un rôle hormonal :

  • L'hyphothalamus, qui produit la GnRH.
  • L'hypophyse, qui produit la LH et la FSH.
  • Les ovaires, qui produisent l'oestradiol, une hormone de la classe des oestrogènes, et la progestérone.

L'hypothalamus et l'hypophyse forment le complexe hypothalamo-hypophysaire.

Au début du cycle:

  • L'hypothalamus produit de la GnRH.
  • La GnRH entraîne une production de FSH par l'hypophyse.
  • La FSH entraîne le développement d'une dizaine de follicules ovariens.
  • Les follicules ovariens produisent des oestrogènes.
  • Les oestrogènes agissent sur l'hypothalamus en faisant baisser la GnRH.
  • La diminution de la GnRH fait baisser la production de FSH par l'hypophyse.
  • La diminution de la FSH fait dégénérer tous les follicules ovariens sauf un, qui, à l'aide du reste de FSH, devient le follicule de De Graaf.
  • Le follicule de De Graaf produit une grande quantité d'oestrogènes.
  • Ces oestrogènes entraînent la libération d'un pic de LH et d'un pic de FSH par l'hypophyse.
  • Ces pics de LH et de FSH entraînent l'ovulation.
  • Le follicule de De Graaf vidé devient le corps jaune qui produit de la progestérone.
  • S'il n'y a pas de fécondation, le corps jaune dégénère, la progestérone également, ce qui permet à l'hypothalamus de produire de nouveau de la GnRH.
  • Début d'un nouveau cycle.
-

Régulation hormonale de l'appareil génital féminin par l'axe gonadotrope

II

La régulation de l'appareil reproducteur masculin

A

Production du sperme

Il n'y a pas de cycles chez l'homme.

L'appareil reproducteur commence à produire des spermatozoïdes à la puberté et ne s'arrête qu'à la mort de l'individu.

Les spermatozoïdes se forment dans les cellules de Sertoli, dans la paroi des tubes séminifères des testicules. Arrivés à maturité, ils sont libérés dans la lumière du tube. De ce tube, ils rejoignent l'épididyme, puis ils empruntent le spermiducte (ou canal déférent), pour rejoindre la vésicule séminale où ils seront mélangés au sperme. Le sperme est ensuite expulsé par l'urètre lors de l'éjaculation.

-

Trajet des spermatozoïdes dans l'appareil génital masculin

B

Régulation hormonale de la spermatogenèse

Comme chez la femme, la régulation hormonale de l'appareil génital masculin est effectuée par le complexe hypothalamo-hypophysaire.

L'hypothalamus produit de la GnRH, ce qui entraîne une production de FSH et de LH sous forme de pulses.

  • La LH va agir sur les cellules de Leydig en augmentant la production de testostérone. Cette testostérone va avoir une rétroaction négative sur l'hypothalamus en faisant baisser la production de GnRH. La baisse de GnRH entraîne la baisse de LH, la baisse de testostérone, et ainsi la baisse de la rétroaction négative sur l'hypothalamus qui va recommencer à produire de la GnRH et relancer le cycle. Ces rétroactions se produisent de nombreuses fois par jour, maintenant le taux de testostérone à un niveau à peu près constant.
  • La FSH va agir sur les cellules de Sertoli et stimuler la spermatogenèse, qui est également pulsatile car la sécrétion de FSH est soumise à la sécrétion de GnRH.
III

Les moyens de contraception

Les moyens de contraception permettent d'avoir des rapports sexuels en contrôlant la fécondité. Ils sont de plusieurs types.

A

La contraception hormonale

Contraceptif hormonal

Les contraceptifs hormonaux libèrent des oestrogènes et de la progestérone en dose constante pour bloquer la production de FSH et le pic de LH chez la femme, et ainsi bloquer l'ovulation.

La pilule contraceptive ou l'anneau vaginal sont des contraceptifs hormonaux.

La pilule contraceptive :

  • C'est une contraception orale.
  • Elle se prend à mesure d'1 cachet par jour sur 3 semaines avec interruption d'1 semaine, ou 4 semaines sans interruption.

L'anneau vaginal :

  • C'est un anneau placé au fond du vagin qui libère des oestrogènes et de la progestérone.
  • Il reste placé 3 semaines puis retiré pour laisser 1 semaine de règles.

Le patch contraceptif :

  • Il libère des oestrogènes et de la progestérone.
  • Il faut en porter 3 à la suite pendant 7 jours chacun, puis 1 semaine d'interruption.

L'implant :

  • Placé sous la peau du bras, il libère de la progestérone.
  • Il fonctionne pendant 3 ans.
B

Les autres modes de contraception

Le DIU :

  • Anciennement appelé stérilet
  • Il peut être au cuivre ou hormonal.
  • Il est placé dans l'utérus par un gynécologue.
  • Il dure de 4 à 10 ans.

Le diaphragme :

  • Il empêche le passage des spermatozoïdes.
  • Il est à poser soi-même.
  • Il faut le garder 8h après le rapport.
  • Il est réutilisable.

Le préservatif :

  • Il est en latex ou en polyuréthane.
  • Il retient le sperme.
  • Il protège également des IST (Infection Sexuellement Transmissible).
  • Il est à usage unique.
  • Il peut être masculin ou féminin.

Le préservatif est la seule contraception qui protège contre la fécondation et les IST. Il est donc la seule méthode à utiliser obligatoirement dans les relations tant que la sérologie des partenaires n'a pas été réalisée.

IST

Une IST est une infection sexuellement transmissible, ce qui signifie qu'elle se transmet par les contacts sexuels, avec ou sans rapport. Elles sont potentiellement dangereuses, et certaines comme l'infection par le VIH n'ont pas encore de remède. Le seul moyen actuel de s'en prémunir est le préservatif.

L'herpès, le VIH qui peut se développer en SIDA (Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise), la siphyllis et les chlamydiae sont des exemples d'IST.

C

La contraception d'urgence

La contraception d'urgence, comme son nom l'indique, est à prendre en cas de rapport non protégé pour protéger d'une possible fécondation.

  • Elle bloque le pic de LH par une forte dose hormonale.
  • Elle est à prendre 72 heures au maximum après le rapport non protégé, au mieux dans les 24 heures pour une efficacité optimale.
  • Elle n'agit en aucun cas sur les IST.
IV

L'infertilité

A

Les causes d'infertilité

Infertilité

L'infertilité est l'incapacité à avoir des enfants.

La principale cause d'infertilité chez l'homme et chez la femme est un problème hormonal.

  • Soit il s'agit d'un dysfonctionnement dans la production d'hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire (GnRH, LH, FSH), ce qui dérègle les productions de gamètes par les testicules ou les ovaires.
  • Soit il s'agit d'un dysfonctionnement des gonades, défaut d'oestrogènes chez la femme, de testostérone chez l'homme.

Ces problèmes hormonaux peuvent être d'origine génétique ou environnementale, certains syndromes comme la ménopause précoce ont des causes encore méconnues.

B

La procréation médicalement assistée

1

L'insemination artificielle

L'insémination artificielle se déroule en plusieurs étapes :

  • La femme subit un traitement hormonal visant à atteindre la production d'un ou plusieurs follicules ovariens.
  • Par des suivis de températures, des échographies et des prises de sang, la maturation des follicules est suivie. Le sperme préalablement récolté de l'homme est injecté dès l'instant où le ou les follicule(s) sont arrivés à maturité.

Plusieurs inséminations artificielles sont parfois nécessaires avant l'obtention d'un résultat.

2

La FIVETE

FIVETE signifie fécondation in vitro avec transfert embryonnaire.

In vitro signifie en dehors de l'organisme, cette technique est donc utilisée quand l'insémination artificielle n'a pas fonctionné, ou que l'un des deux membres du couple est stérile.

Elle consiste à récupérer plusieurs ovocytes chez la femme après un traitement hormonal. Ces ovocytes sont mis en culture avec les spermatozoïdes récoltés chez le conjoint. Quand la fécondation a eu lieu sur plusieurs des ovocytes, ceux-ci sont réinjectés dans l'utérus de la femme. Un ou plusieurs peuvent s'accrocher et permettre ainsi à la femme de mener une grossesse.

Quand la fécondation ne peut pas se produire lors de la mise en culture des gamètes, par exemple si le sperme ne contient pas de spermatozoïdes, une FIVETE avec ISCI (injection d'un spermatozoïde dans l'ovule) est possible. Les spermatozoïdes peuvent être récoltés dans les testicules par voie chirurgicale, pour qu'ensuite l'un d'eux soigneusement choisi soit injecté directement dans l'ovule prélevé chez la femme. Il suffit ensuite de mettre en culture les différentes potentielles cellules-œufs pour les réinjecter 2 à 3 jours plus tard dans l'utérus.

V

L'activité sexuelle et le plaisir sexuel

L’activité sexuelle est associée à une sensation de plaisir, tout comme manger ou boire lorsque l’on a faim ou soif. L’organisme de l’être humain a mis en place cette sensation pour pousser les individus à la rechercher et ainsi permettre la survie de chacun (manger, boire) et de l’espèce (se reproduire).

Cette sensation est liée aux systèmes de récompense cérébraux :

  • Le cortex cérébral reçoit les informations sensorielles liées à l’activité sexuelle.
  • Il transmet ces informations à l’aire tegmentale ventrale ou ATV.
  • L’ATV libère de la dopamine vers : le Gyrus cingulaire, le putamen, le septum et le noyau accumbens.
  • Ces quatre structures activées par la dopamine provoquent la sensation de plaisir.

Les systèmes de récompense apportent une part d’explication biologique à certains sentiments, mais ne suffisent pas à expliquer par exemple le sentiment amoureux. De nombreux autres facteurs autres que biologiques sont mis en jeu dans les rapports amoureux.

-

Les systèmes de récompense mis en jeu dans le plaisir sexuel