Quatrième 2016-2017
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Quatrième 2016-2017

Activités humaines et impacts sur les écosystèmes

Le monde vivant est organisé en écosystèmes. Les activités humaines perturbent ces derniers et diminuent significativement la biodiversité. Il est important de limiter ces impacts et de préserver les écosystèmes et la biodiversité.

I

Influence des activités humaines sur les écosystèmes

A

Les écosystèmes et leur dynamique

Le monde vivant est organisé en écosystèmes : les espèces sont en interrelations entre elles (nutrition, reproduction, prédation, etc.) et avec leur environnement (minéraux, air, eau).

Écosystème

Un écosystème est un système formé par un environnement (appelé biotope) et par l'ensemble des espèces (appelé biocénose) qui y vivent, s'y nourrissent et s'y reproduisent. Dans un écosystème, les espèces sont liées par des chaînes alimentaires et échangent énergie et matière entre elles et avec l'environnement.

Les espèces sont liées les unes aux autres. Affecter une espèce donnée déséquilibre l'ensemble des autres espèces. La biodiversité et l'environnement peuvent varier : l'écosystème est alors modifié.

Biodiversité

La biodiversité est la diversité de toutes les espèces vivantes dans un écosystème.

On parle alors de dynamisme, car un écosystème évolue au cours du temps. Les écosystèmes ne sont pas "figés", ils se modifient en fonction de la co-évolution entre les différents êtres vivants et leurs environnements.

B

Les conséquences directes des comportements humains sur ces écosystèmes

L'activité humaine n'est pas sans conséquences sur l'environnement. L'exploitation intensive des ressources pour l'alimentation (comme la pêche et l'agriculture) provoque la disparition de nombreuses espèces et des déséquilibres entre espèces au sein des milieux de vie.

La production halieutique (exploitation des ressources aquatiques) entraîne une diminution des populations de certains poissons. Selon la FAO (Food and Agriculture Organisation : Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), plus de 80% des stocks de poissons sont surexploités. C'est le cas du thon rouge, qui est "surpêché". La population est passée de 300 000 tonnes dans les années 1980−1990 à 150 000 tonnes dans les années 2000.

Selon le World Ressources Institute, 80% des forêts ont été abattues ou dégradées, au cours des trente dernières années, provoquant la perte des espèces qui y vivaient. L'exploitation agricole est la principale cause de déboisement dans le monde :

  • Plantations de palmiers à huile en Indonésie
  • Culture de soja (alimentation du bétail) et de canne à sucre (production de biocarburant) au Brésil.
C

Les impacts globaux sur l'environnement et la biodiversité

L'activité de l'Homme dégrade l'environnement, ce qui entraîne des extinctions d'espèces animales. On parle actuellement de perte de la biodiversité due à l'humanité, car on estime que les activités humaines ont multiplié au moins par 100 le rythme d'extinction naturelle.

Rythme d'extinction naturelle

Le rythme d'extinction naturelle est le nombre d'espèces qui s'éteignent chaque année en l'absence de l'action humaine.

On considère un rythme d'environ dix extinctions par millions d'espèces et par an comme la limite de rythme d'extinction qui permet de conserver la vie sur Terre. Le rythme actuel est dix à cent fois le taux considéré comme naturel. Cela signifie que le taux actuel, en comptabilisant l'action humaine, est plus fort que n'importe quelle période d'extinction massive.

On peut citer :

  • La modification des habitats naturels par la déforestation des forêts tropicale et amazonienne, très riches en espèces végétales et animales.
  • Les polluants chimiques émis, souvent toxiques pour les êtres vivants.
  • Le changement climatique, qui modifie trop rapidement les conditions de vie des espèces. Sont menacées en particulier les espèces polaires, qui subissent le réchauffement climatique dû en grande partie à l'émission de gaz à effet de serre.
  • La surexploitation des ressources vivantes, en particulier des ressources marines. Si les poissons sont prélevés avant d'avoir pu se reproduire, leur descendance n'est pas assurée.
  • L'exploitation intensive des ressources pour l'alimentation (comme l'agriculture et la pêche) et pour produire de l'énergie (comme le chauffage ou l'électricité) provoquent la disparition de nombreuses espèces et des déséquilibres entre espèces au sein des milieux de vie.

Cependant, l'Homme prend conscience de l'impact de ses activités sur la biodiversité et cherche à la préserver.

II

Des solutions pour diminuer ces impacts et restaurer les écosystèmes

A

Diminuer les prélèvements et les déchets

En plus de l'utilisation d'énergies renouvelables, plus soucieuses de l'environnement, il existe des méthodes de culture responsables qui assurent une production alimentaire plus neutre pour l'environnement et les écosystèmes. Concernant les ressources marines, des quotas de pêche ont été mis en place pour préserver les espèces de poissons et de coquillages.

Quota

Un quota (de pêche, de chasse, etc.) est une quantité maximale que l'on peut prélever en une période donnée. Ces quantités (exprimées en tonnes ou en nombre d'individus) sont fixées par des réglementations et des lois.

L'Union européenne a mis en place un système de quotas pour la pêche à partir de 1983.

La protection de la biodiversité passe aussi par un meilleur traitement des déchets liés aux activités humaines :

  • Préservation de la qualité de l'air, en diminuant la quantité de polluants atmosphériques rejetés par les installations industrielles
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre, grâce au recyclage des matières premières et à la valorisation énergétique des déchets
  • Mise en place d'une politique de lutte contre certains polluants ayant un impact sur le milieu naturel (pesticides, par exemple).
B

Restaurer la biodiversité et préserver les écosystèmes

Certains espaces abritent une biodiversité exceptionnelle. Pour éviter qu'ils soient dégradés, des protections particulières sont mises en place. Cela passe souvent par le statut de parc ou de réserve naturels. Les activités humaines possibles dans les parcs et réserves naturels sont ainsi très réglementées, pouvant aller jusqu'à l'interdiction de se rendre à certains endroits. Ces "sanctuaires biologiques" permettent de constituer des réserves de biodiversité.

Toutefois, pour obtenir un équilibre naturel entre espèces, ces espaces protégés doivent être très étendus. La plupart du temps, les réserves naturelles sont trop petites, ce qui oblige l'Homme à devoir y contrôler les populations en prélevant ou en ajoutant des individus. Le braconnage est également un problème majeur dans de nombreuses réserves qui hébergent des espèces convoitées (pour leurs os, leurs cornes ou leur fourrure par exemple).

Enfin, des programmes de réintroduction d'espèces (cela concerne souvent les grands prédateurs comme les loups ou les ours) cherchent à recréer des équilibres naturels dans des espaces où une partie de l'écosystème avait été détruit précédemment. La réintroduction des prédateurs permet d'éviter d'avoir à contrôler artificiellement certaines espèces par des campagnes de chasse par exemple.

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