La IIe République de 1848 à 1851Cours

Après la chute du régime impérial de Napoléon Ier en 1815, la monarchie constitutionnelle est restaurée jusqu'en 1848. En février 1848, la révolution parisienne des républicains et des ouvriers provoque l'abdication du roi Louis-Philippe qui met un terme à la monarchie de Juillet.   

Le 24 février 1848, la IIe République est proclamée dans l'euphorie. Cependant, la république démocratique et sociale voulue par les ouvriers se transforme rapidement en république autoritaire et liberticide gouvernée par les conservateurs sous la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte de 1848 à 1851

La chronologie de la IIe République s'organise en deux séquences radicalement différentes : 

  • La première est très courte puisqu'elle ne dure que 4 mois, de fin février à fin juin 1848 : c'est l'euphorie républicaine
  • La seconde dure environ 4 ans et demi, de la fin du mois de juin 1848 au début du mois de décembre 1852 : c'est la désillusion républicaine.
     

\textcolor{dodgerblue}{\Rightarrow}  Quelles difficultés la France rencontre-t-elle pour entrer dans l'âge démocratique au cours de la Seconde République ?

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I

L'euphorie républicaine

A

La proclamation de la République

Au mois de février 1848, une nouvelle révolution parisienne entraîne la chute la monarchie de Juillet. Au pouvoir depuis 1830, le roi des Français, Louis-Philippe, abdique le 24 février 1848. Commence alors un processus de transition politique car les Français doivent répondre à la question : quel régime politique pour la France ?  

Les républicains sont en position de force car, avec le peuple de Paris, ils sont les principaux acteurs de la révolution de 1848 :

  • L'interdiction d'un « banquet républicain » dans la capitale par le gouvernement réactionnaire de François Guizot déclenche l'insurrection des ouvriers et des bourgeois libéraux. 
  • Des auteurs républicains comme Victor Hugo et Charles Baudelaire bravent la censure monarchique et réclament l'instauration d'une démocratie politique et sociale
  • Des députés républicains comme Alphonse de Lamartine et Alexandre Ledru-Rollin « canalisent » la colère des Parisiens pour que la révolution de 1848 ne se transforme pas en cauchemar.
Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Le 24 février 1848, dès l'abdication du roi, la République est proclamée. Les Parisiens symbolisent leur prise de pouvoir en envahissant la Chambre des députés. Les enjeux de cette révolution sont résumés dans une scène-clés qui se déroule devant l'Hôtel de Ville le 25 février 1848. Des insurgés réclament l'application immédiate des réformes promises et le remplacement du drapeau tricolore par un drapeau unicolore rouge.

« Je repousserai ce drapeau de sang jusqu'à la mort et vous devez le refuser aussi car il a traîné dans le sang du peuple en 1793. Le drapeau tricolore a lui fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ».

Alphonse de Lamartine

25 février 1848

Lamartine devant l'Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge, Henri Félix Emmanuel Philippoteaux.

Lamartine devant l'Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge, Henri Félix Emmanuel Philippoteaux.

Domaine public, © Wikimedia Commons

Lamartine révèle l'ambiguïté de cette révolution. Même si la République a été proclamée, les républicains restent divisés.

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B

Le gouvernement provisoire de la République française     

La transition républicaine est assurée par un « gouvernement provisoire de la République française » constitué dès le soir du 24 février 1848. Ses membres sont désignés d'une façon inédite, par acclamation des Parisiens présents à l'Hôtel de Ville de Paris. Dirigé par Dupont-de-l'Eure, dont la popularité vient de sa participation à la Révolution de 1789, ce gouvernement réunit des ministres venus d'horizons divers :

  • Les républicains radicaux sont représentés par Ledru-Rollin nommé ministre de l'Intérieur. 
  • Les républicains modérés sont représentés par Lamartine, ministre des Affaires étrangères, François Arago, ministre de la Guerre, ou encore Victor Schœlcher, sous-secrétaire d'État aux colonies.
  • Le socialiste Louis Blanc et l'ouvrier Albert complètent ce gouvernement. 

 

Les mesures prises dans les deux premiers mois sont révolutionnairesEntre fin février et fin avril 1848, ce gouvernement bouleverse les visages politiques, économiques et sociaux de la France par une série de décrets :

Décrets Dates

 

  • Création des « Ateliers nationaux » : l'État emploie les chômeurs sur des grands chantiers et dans les entreprises pour garantir le  « droit au travail de tous ses citoyens »
  • Abolition de la peine de mort
26 février
Limitation du temps de travail quotidien à 10 heures à Paris, 11 heures en province 2 mars
Liberté totale de la presse, de conscience, de réunion et d'association 4 mars
Suffrage universel masculin : le nombre de Français pouvant voter est multiplié par 40 5 mars
Abolition de l'esclavage à l'initiative de Victor Schœlcher 27 avril
Victor Schœlcher

Victor Schœlcher

La République selon le caricaturiste Daumier, 1848.

La République selon le caricaturiste Daumier, 1848.

Domaine public, © Wikimedia Commons

Pour se démarquer nettement de la monarchie de Juillet, le gouvernement provisoire de la République soigne aussi ses symboles

Défendu par Lamartine, le drapeau tricolore bleu, blanc et rouge prend une importance capitale. Désormais, il n'est plus seulement le drapeau d'un régime politique mais de toute la nation qui a recouvré sa liberté.

Le drapeau tricolore, symbole de la France.

Le drapeau tricolore, symbole de la France.

La devise républicaine « Liberté, Égalité » est officialisée mais elle est enrichie d'un troisième mot. En effet, pour coller à l'esprit de la Révolution de 1848, le gouvernement ajoute une troisième valeur : la « Fraternité »

Monnaie de 1849 frappée de la nouvelle devise

Monnaie de 1849 frappée de la nouvelle devise

Domaine public, © Wikimedia Commons

Pour être connue et appréciée, la République se choisit une allégorie, c'est-à-dire une figure humaine, à laquelle chacun peut s'attacher. À la suite d'un concours organisé dès février 1848, le visage de « Marianne », serein mais déterminé, devient celui de la République triomphante.

Marianne de 1848

Marianne de 1848

Domaine public, © Wikimedia Commons

Ces mesures du gouvernement provisoire suscitent un enthousiasme populaire qualifiée « d'euphorie républicaine ».

C

L'Assemblée nationale constituante

Pour passer d'un régime provisoire à une régime durable, la IIe République doit se doter d'une Constitution. Le 23 avril 1848, une Assemblée nationale constituante est élue au suffrage universel. Les citoyens répondent massivement à l'appel puisque 83 % des 9 millions d'électeurs se rendent aux urnes. Ce vote n'est alors pas vraiment libre puisque, même s'il est secret, les Français votent en groupe et souvent, par mimétisme, pour le même candidat. Ces élections accordent : 

  • une large majorité aux républicains modérés, avec 500 députés ;
  • une minorité influente aux monarchistes, avec 300 députés ; 
  • avec seulement 100 députés, les républicains radicaux sont les grands perdants.

 

Craignant que, dans ces conditions, la République démocratique et sociale ne voit jamais le jour, ils appellent les ouvriers à se révolter contre les républicains bourgeois qui confisquent de nouveau leur révolution. Le 15 mai 1848, des ouvriers envahissent l'Assemblée nationale et exigent la formation d'un nouveau gouvernement exclusivement socialiste. La Garde nationale réprime et Armand Barbès et Auguste Blanqui, les leaders de la gauche « rouge » radicale, sont emprisonnés.

Adresse de Martin Bernard aux habitants du Rhône le 4 mai 1848

Adresse de Martin Bernard aux habitants du Rhône le 4 mai 1848

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D

Les insurrections de juin 1848

L'Assemblée nationale constituante se met au travail dans un climat de rivalités politiques mais aussi de tensions sociales. En effet, pour limiter le déficit de l'État, le gouvernement provisoire prend une mesure très impopulaire : il augmente les impôts de 45 %. Les républicains modérés majoritaires font pression sur le gouvernement pour qu'il ferme immédiatement les ateliers nationaux considérés comme un gouffre financier et un foyer de la contestation ouvrière. Dans les quartiers de l'Est de Paris, cette mesure fait déborder la colère ouvrière

Le 22 juin 1848, les ouvriers dressent des barricades et une nouvelle insurrection commence. Pour la stopper, le gouvernement donne les pleins pouvoirs au ministre de la Guerre, le général Cavaignac, qui prend en main la répression. Pendant trois jours, du 23 au 25 juin 1848, les ouvriers résistent à 50 000 soldats. Le 26 juin, l'ordre est rétabli, mais la répression fait 5 000 morts, dont 1 500 fusillés sans jugement, et 12 000 prisonniers. Les « journées de juin 1848 » ont aussi une conséquence politique. Les républicains radicaux et les ouvriers, se sentant trahis, tournent le dos à cette république bourgeoise qu'ils considèrent trop modérée, trop conservatrice et pas assez sociale. Elle perd aussi le soutien des paysans qui, attachés au respect de l'ordre et du droit de propriété craignent que cette république ne soit incapable de les garantir.

Barricade de la rue Soufflot, à Paris, le 25 juin 1848, Horace Vernet, 1848.

Barricade de la rue Soufflot, à Paris, le 25 juin 1848, Horace Vernet, 1848.

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II

La désillusion républicaine

A

La Constitution de la IIe République

Le 4 novembre 1848, la Constitution de la IIe République est votée.

L'architecture institutionnelle qu'elle dessine est marquée par la simplicité avec un nombre d'institutions réduit, et la nouveauté avec des innovations osées. Cette république conserve l'héritage révolutionnaire. 

La souveraineté nationale est appliquée : le président comme les députés de l'Assemblée nationale sont élus au suffrage universel, c'est-à-dire par tous les hommes de plus de 21 ans sans condition de richesse.

La séparation des pouvoirs permet de différencier le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

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L'Assemblée nationale : une institution centrale

Le pouvoir législatif est confié à une seule chambre, « l'Assemblée nationale », réunie au palais Bourbon, qui compte 750 députés âgés d'au moins 25 ans et élus pour 3 ans

L'Assemblée nationale est l'institution centrale. Elle bénéficie de prérogatives importantes puisque c'est elle qui discute et vote les lois, le budget et la guerre

Elle est également protégée puisque le président de la République, malgré son titre de « chef de l'État », ne peut ni s'opposer à une loi qu'elle a votée ni la dissoudre.

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Une nouvelle fonction : « président de la République »

Le pouvoir exécutif est confié à un « président de la République » d'au moins 30 ans élu pour 4 ans qui s'installe au palais de l'Élysée. 

Il est très encadré. Les ministres du gouvernement sont contrôlés par le « Conseil d'État » nommé par l'Assemblée nationale. Le président de la République ne peut se succéder à lui-même puisque la Constitution lui interdit de se représenter à la fin de son mandat de 4 ans.

Pour la première fois, le 11 décembre 1848, les Français élisent leur président de la République. La campagne présidentielle voit s'opposer 6 candidats.

9 millions de citoyens sont appelés à voter.

Résultats de l'élection présidentielle de 1848
Nom du candidat Pourcentage de vote Raison
Alphonse de Lamartine > 1 % ll n'a pas su empêcher la répression de juin 1848 alors qu'il était membre du gouvernement.
Alexandre Ledru-Rollin (socialiste) < 5 % Il fait peur aux bourgeois et aux paysans.
Général Cavaignac Presque 20 % Il rassure les républicains modérés mais a réprimé les ouvriers.
Louis-Napoléon Bonaparte 75 % Il promet un gouvernement « indulgent, sage mais ferme ».
B

Napoléon, premier président de la République élu au suffrage universel

L'année 1848 s'achève par l'entrée au palais de l'Élysée du neveu de l'empereur Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte, le premier président de l'histoire de la République française élu au suffrage universel. Le 20 décembre, le président fait le serment de « respecter la République démocratique ».

Louis-Napoléon Bonaparte

Louis-Napoléon Bonaparte

En mai 1849, les élections législatives désignent les députés représentants la nation dans l'Assemblée. 

  • Avec 500 députés, le parti de l'Ordre et les monarchistes obtiennent une majorité confortable
  • Élus dans la plupart des grandes villes ainsi que dans les campagnes du Centre et du Midi, les députés républicains, avec environ 300 sièges, forment l'opposition. 

 

Comme le prévoit la Constitution, Louis-Napoléon Bonaparte nomme un gouvernement dominé par les conservateurs et dirigé par le monarchiste Odilon Barrot. Dès 1849, la IIe République passe sous le contrôle de ses adversaires.     

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La politique conservatrice et impopulaire du parti de l'Ordre

Toutes les institutions de la IIe République sont contrôlées par des hommes politiques qui ne sont pas républicains : les acquis de la révolution de 1848 sont lentement détricotés par une politique conservatrice et anti-libérale :

  • Le gouvernement s'attaque aux libertés en réduisant la liberté de la presse ainsi que le droit de réunion. L'enseignement est étroitement surveillé
  • En mai 1850, la loi Falloux place les instituteurs sous le contrôle de l'Église car ils sont soupçonnés de soutenir la République. 
  • Les professeurs des universités qui enseignent des disciplines qui forment à l'esprit critique, comme l'histoire et la philosophie, sont surveillés
  • Pour contrer les progrès des républicains dans l'opinion publique, le gouvernement empêche leur élection en modifiant les règles du code électoral : le 3 mai 1850, une loi exclut du suffrage tous les citoyens qui ont changé d'adresse depuis 3 ans. C'est souvent le cas des ouvriers qui soutiennent les républicains. Le suffrage prétendument universel ne l'est donc plus vraiment puisque, du jour au lendemain, 3 millions de Français sont privés du droit de vote. 

 

La politique conservatrice menée par le parti de l'Ordre entre 1849 et 1851 le rend de plus en plus impopulaire.

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L'augmentation de la popularité de Louis-Napoléon Bonaparte

À l'inverse, le président Louis-Napoléon Bonaparte est à l'abri des critiques et voit même sa popularité augmenter. Cette situation paradoxale s'explique par une double stratégie : 

  • Il améliore son image. Pour cela, en toute hypocrisie, il reste discret pour ne pas laisser penser qu'il soutient les mesures conservatrices dont il laisse l'entière responsabilité au gouvernement et l'Assemblée alors qu'il en est l'instigateur. 
  • Il fait du président le centre du régime. Pour cela, en toute démagogie, il se présente comme le défenseur des droits du peuple face aux excès de l'Assemblée nationale. 

 

En juillet 1851, Louis-Napoléon Bonaparte annonce qu'il souhaite briguer un second mandat. Mais puisque la Constitution le lui interdit, il demande à l'Assemblée nationale l'autorisation de modifier cette règle. Devant le refus catégorique des députés, il décide de passer en force par un coup d'État.

C

Le coup d'État de Louis-Napoléon

Le 2 décembre 1851, il décrète la dissolution de l'Assemblée, l'arrestation des leaders de l'opposition et le rétablissement du suffrage universel. En faisant placarder ses décisions dans toute la France, l'originalité de la manœuvre de Louis-Napoléon Bonaparte consiste à s'emparer du pouvoir par la force mais avec le soutien du peuple. Et cela fonctionne : ce coup d'État ne déclenche pas de révolution

À Paris, les ouvriers ne font rien pour défendre la république bourgeoise conservatrice et les quelques foyers de résistance au nord de Paris sont rapidement réprimés par l'armée. Dans les campagnes, la résistance est plus forte. Elle est néanmoins réduite au silence par l'armée qui réprime et arrête massivement, grâce à l'état de siège proclamé par le président.

Le 2 décembre 1851, 47 ans jour pour jour après le sacre impérial de son oncle, Louis-Napoléon Bonaparte prend donc le régime en main. Pour accélérer l'instauration d'un pouvoir personnel fort, il décrète la proscription des opposants, c'est-à-dire que tous ceux qui refusent son coup d'État sont condamnés à l'exil, l'expulsion.

  • 80 députés refusent le coup d'État de Louis-Napoléon et se voient expulsés. C'est le cas de Victor Hugo qui s'installe à Bruxelles puis dans les îles Anglo-Normandes. 
  • Environ 20 000 opposants politiques sont expulsés, dont la moitié en Algérie.
Victor Hugo

Victor Hugo

Pour légitimer son coup d'État, Louis-Napoléon Bonaparte organise un plébiscite. Ainsi, le 21 décembre 1851, il fait voter les Français qui doivent répondre « oui » ou « non » à l'affirmation suivante : « Le peuple Français veut le maintien de l'autorité de Louis-Napoléon Bonaparte et lui délègue les pouvoirs nécessaires pour établir une nouvelle Constitution ». Le résultat du plébiscite est sans appel puisqu'environ 7,5 millions de Français répondent « oui » contre environ 650 000 de « non » pour environ 19 % d'abstention.

Résultat du plébiscite de décembre 1851

Résultat du plébiscite de décembre 1851

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D

Un régime personnel et autoritaire

Dès le 14 janvier 1852, la nouvelle Constitution est promulguée. Officiellement, la IIe République perdure mais elle est transformée en régime personnel et autoritaire. Elle prend les aspects d'une dictature puisque le « prince-président » concentre tous les pouvoirs pour 10 ans et le gouvernement, le Sénat ainsi que le Conseil d'État sont entièrement sous son contrôle. Cependant, le suffrage universel est tout de même conservé puisque le président comme le corps législatif sont théoriquement élus par tous la nation. À l'image de son fondateur Louis-Napoléon Bonaparte, le régime qui naît en 1852 est donc paradoxal. Ce mélange de dictature et de république, de pouvoir personnel et de suffrage universel, est qualifié de « césarisme démocratique », en référence à la République romaine antique de Jules César que Bonaparte admire. On parle aussi de « bonapartisme », en référence à son oncle Napoléon Bonaparte qui, sous le Consulat entre 1799 et 1804 puis sous le Premier Empire de 1804 à 1814, avait initié cette configuration politique.

Bonapartisme ou « césarisme démocratique »

Le césarisme démocratique ou bonapartisme met en place l'autoritarisme d'un homme fort qui impose ses décisions politiques tout en conservant un lien direct avec le peuple, allant jusqu'à lui faire valider ses décisions. C'est la façon paradoxale dont Louis-Napoléon Bonaparte gouverne. 

L'empereur Napoléon III

L'empereur Napoléon III

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  • Dans le contexte euphorique du « printemps des peuples », le gouvernement provisoire de la République fait aboutir des mesures qui reflètent l'idéal républicain comme le suffrage universel masculin, la liberté de la presse, le droit au travail et l'abolition de l'esclavage.
  • Cependant, la république passe rapidement sous le contrôle des républicains modérés et des monarchistes qui préfèrent une république conservatrice et répriment les ouvriers en juin 1848. Jusqu'en 1851, le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et le parti de l'Ordre, qui gouverne en s'appuyant sur sa large majorité à l'Assemblée nationale, mettent en œuvre une politique autoritaire et liberticide.