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Quelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale ?

L'Union européenne est le résultat d'un processus d'intégration original, doté d'un grand marché intérieur et d'une monnaie unique. L'enjeu d'une intégration étroite des économies européennes réside dans le développement d'une zone dynamique et compétitive. L'intégration européenne rend interdépendantes les politiques macro-économiques des États membres et complique la coordination de ces politiques au sein de l'Union.

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L'intégration européenne : une intégration originale

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Un processus qui vient de loin

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux penseurs et décideurs européens (les "Pères fondateurs" de l'Europe comme par exemple le français R. Schuman, l'Allemand K. Adenauer ou l'italien De Gasperi) poussent à la création d'une alliance d'états européens dans le but de maintenir une paix durable. L'accent est très vite mis sur un rapprochement culturel (échanges universitaires, instituts culturels dans différentes capitales, etc.) et surtout économique, via une intensification des liens commerciaux et des projets de développement d'industries et de firmes européennes.

Les principales dates de la construction économique de l'Union européenne sont :

  • 1951 : création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) par l'Allemagne, le Benelux, la France et l'Italie
  • 1957 : signature du traité de Rome instituant la Communauté économique européenne (CEE)
  • 1962 : mise en place de la PAC (Politique agricole commune)
  • 1986 : signature de l'Acte unique européen qui prévoit la création d'un grand marché intérieur
  • 1992 : signature du traité de Maastricht qui met en place l'Union européenne (UE) et fixe l'objectif du passage à une monnaie unique.
  • 1er janvier 1993 : mise en place du marché unique, la libre circulation des marchandises, des services, des personnes et des capitaux est instaurée.
  • 1997 : signature du Pacte de stabilité et de croissance (PSC), un engagement des pays de la zone euro à coordonner leurs politiques budgétaires pour limiter les déficits publics
  • 1998 : mise en place de la Banque centrale européenne (BCE)
  • 1er janvier 1999 : naissance de l'euro (onze pays "qualifiés" font partie de la zone euro)
  • 2002 : mise en circulation de l'euro

La prospérité de notre communauté européenne est indissolublement liée au développement des échanges internationaux.

Jean Monnet

1950

Le but est de parvenir à une union économique et monétaire :

  • L'union économique : marché commun plus mise en place de politiques communes
  • L'union économique et monétaire : union économique plus mise en place d'une monnaie unique

Union économique et monétaire

L'Union économique et monétaire (UEM) est un espace économique constitué par les membres d'une union économique qui abandonnent leur souveraineté monétaire au profit d'une souveraineté commune (politique monétaire et monnaie unique).

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Une zone compétitive et attractive

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Les bénéfices attendus

En ouvrant leurs marchés à la libre circulation des biens et des services, les États membres espèrent une intensification de la concurrence et une logique de spécialisation, pouvant également conduire à des gains de productivité, des économies d'échelle et donc à une croissance plus dynamique.

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Le poids de l'UE

L'UE est aujourd'hui un acteur majeur de l'économie mondiale :

  • L'UE est constituée de 28 États membres et environ 511,4 millions d'habitants en 2014. 19 États sont membres de l'UEM (ou zone euro), et ont ainsi adopté l'euro.
  • La part du PIB de l'UE dans le PIB mondial dépasse celui des États-Unis, et représentait 26% du PIB mondial en 2010.
  • Les échanges commerciaux de l'UE avec le reste du monde représentent environ 20% du volume total des importations et exportations mondiales.
  • Environ deux tiers du volume total des échanges des pays de l'UE sont réalisés avec d'autres pays de l'UE. Les échanges commerciaux des pays de l'UE se font donc avant tout entre eux, plus qu'avec le reste du monde.
II

L'Union économique et monétaire, un atout ?

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La monnaie unique

En 1971 le système monétaire mondial basé sur un taux de change fixe des monnaies par rapport au dollar (dit système Bretton Woods) est abandonné au profit d'un système de taux de change flexible entre les monnaies établit en fonction de l'offre et de la demande. Les pays entrent alors en concurrence, notamment en Europe, où certains peuvent diminuer la valeur de leur monnaie (par exemple en émettant une grande quantité de monnaie sur le marché monétaire) afin de favoriser leurs exportations.

Au sein de la zone euro, la mise en place d'une monnaie unique doit permettre :

  • L'élimination des coûts de transactions : par exemple, les importateurs français n'ont plus besoin de changer des francs en une autre monnaie européenne pour commercer en Europe, ce qui réduit les coûts de transaction.
  • La disparition des fluctuations de change (donc de la spéculation par des pays européens sur d'autres monnaies européennes) ainsi que la fin des dévaluations compétitives (lorsqu'un pays faisait diminuer la valeur de sa monnaie par rapport à une autre afin de favoriser ses exportations).
  • Le contrôle de l'inflation, sous l'égide de la BCE qui a pour mandat de garder l'inflation sous contrôle à travers la politique monétaire européenne.
  • La transparence des prix, puisque les comparaisons entre les prix de différents produits européens sont plus simples. Cela doit améliorer la concurrence et favoriser une baisse des prix pour les consommateurs.

Euro

L'euro est la monnaie unique mise en place à partir de 1999 au terme d'un processus d'intégration marqué par les critères de convergences du traité de Maastricht en 1992. Cette monnaie commune rassemble 25 pays depuis 2015.

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Le Pacte de stabilité et de croissance

Pour entrer dans la zone euro, les pays doivent respecter des critères, dits "critères de convergence", concernant notamment leur politique budgétaire. Le respect de ces critères devait assurer qu'une politique monétaire commune servirait les intérêts de tous les pays. Ces critères ont été définis par le traité de Maastricht en 1992 et réaffirmés en 1997 avec l'adoption du Pacte de stabilité et de croissance (PSC), notamment :

  • Un taux d'inflation maîtrisé, proche des 2%
  • Un déficit public inférieur à 3% du PIB (sauf situations exceptionnelles)
  • Une dette publique inférieure à 60% du PIB