Seconde 2015-2016
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Seconde 2015-2016

La montée des idées de liberté

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Louis XVI

23 août 1754 − 21 janvier 1793

Français

Louis XVI devient roi en 1774. Souverain absolu de droit divin, au sommet d'une société d'ordres, qui se caractérise par l'inégalité sociale, il doit affronter une situation politique, économique et sociale qui affaiblit l'absolutisme monarchique. Mais Louis XVI n'est pas l'homme de la situation : se révélant timide, indécis, il déçoit ses sujets.
À la fin du XVIIIe siècle, l'absolutisme est remis en cause par les philosophes des lumières, par d'autres modèles politiques, comme la monarchie parlementaire anglaise, tandis que les Français s'intéressent à la guerre d'Indépendance en Amérique, comprise comme un combat pour la liberté et contre le despotisme.
À partir de 1786, la crise économique, provoquée par les mauvaises récoltes et marquée par le chômage, l'augmentation des prix et la disette, accroît la tension sociale.
Louis XVI doit également trouver des solutions pour équilibrer les finances royales. Le budget royal est en déficit car les recettes sont insuffisantes tandis que les dépenses de l'Etat (très endetté) augmentent.
Mais tous les ministres appelés par Louis XVI (Turgot, Necker puis Calonne) échouent à mener à bien les réformes fiscales indispensables pour éviter la banqueroute. En effet, Louis XVI, cédant aux pressions des privilégiés qui refusent de payer des impôts, finit par renvoyer ses ministres. Face à la colère qui gronde, tandis que les troubles se multiplient, Louis XVI décide, pour calmer le peuple, de convoquer les Etats Généraux en mai 1789.

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François-Marie Arouet − Voltaire

21 novembre 1694 − 30 mai 1778

Français

Son engagement pour défendre la liberté et l'ensemble de son œuvre font de Voltaire l'un des plus grands philosophes des Lumières.
Voltaire naît dans une famille bourgeoise parisienne, aisée et cultivée. Il mène pendant sa jeunesse une vie mondaine et libertine. Il écrit des pièces de théâtre, mais aussi des pamphlets satiriques qui le conduisent en prison, à la Bastille. Exilé en Angleterre de 1526 à 1528, il rédige, en 1734, les Lettres philosophiques, dans lesquelles il critique les institutions de la France, tandis qu'il manifeste son admiration pour celles de l'Angleterre, plus libérales. Cela lui vaut quelques ennuis en France. Il commence à écrire des contes philosophiques ou satiriques comme Zadig en 1748. Invité en Prusse (1750 − 1753), auprès du roi Frédéric II qu'il conseille, il y publie une étude historique, Le siècle de Louis XIV. Il finit par s'installer au château de Ferney, sur la frontière franco-suisse, près de Genève, en 1758. Il écrit alors beaucoup, dans tous les genres, mais ce sont ses contes philosophiques, surtout Candide, qui expriment le mieux sa pensée. Il dénonce les institutions politiques et sociales de son temps, le despotisme et l'absolutisme. Il écrit également un Traité sur la tolérance en 1763. Il meurt en 1778. Ses restes sont transférés au Panthéon en 1791.

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Denis Diderot

5 octobre 1713 − 31 juillet 1784

Français

Diderot, malgré des origines modestes, suit des études et devient maître des arts de l'Université de Paris en 1732. Il écrit ses premiers essais philosophiques en 1746. En 1749, sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient, dont les propos critiques et audacieux déplaisent, lui vaut un emprisonnement à Vincennes, pendant quelques mois. En 1751, il fait paraître les deux premiers volumes de l'Encyclopédie qu'il dirige avec d'Alembert et sur laquelle ils travaillent depuis plusieurs années. Entre 1751 et 1772, 35 volumes sont publiés (dont 17 volumes de textes et 11 volumes de planches). C'est une œuvre collective à laquelle participent 130 auteurs, dont les philosophes Montesquieu, Voltaire et Rousseau. C'est un état de toutes les connaissances, dans tous les domaines. Les idées des Lumières y sont évoquées, mais de façon subtile, pour éviter l'interdiction de l'ouvrage.
En même temps, il poursuit une carrière personnelle de critique d'art et rédige des pièces de théâtre et des romans, comme Le neveu de Rameau ou Jacques le fataliste et son maître. Sa célébrité dépasse les frontières de la France et l'impératrice Catherine II de Russie l'invite à Saint-Pétersbourg (1773 − 1774).

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Jean-Jacques Rousseau

28 juin 1712 − 2 juillet 1778

Français

Rousseau est né à Genève, dans une famille modeste. Il acquiert seul, en autodidacte, ses connaissances et son érudition. À l'âge de trente ans, il s'installe à Paris, où il exerce son activité de musicien-compositeur et participe à l'Encyclopédie, mais mal à l'aise, il ne réussit pas à s'intégrer au monde des salons parisiens. En 1755, dans son Discours sur l'origine de l'inégalité, il critique la société. Brouillé avec Voltaire et Diderot, il quitte Paris et se retire à la campagne. Il écrit alors ses oeuvres majeures : Julie ou la nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social ( 1762), Émile, ou de l'Éducation (1762). Plus hardi que les autres philosophes, il défend les principes de la souveraineté du peuple et de l'égalité des citoyens. Il fait de la démocratie l'idéal politique dans Du contrat social. Dès la parution de ses deux derniers ouvrages, il est condamné par le Parlement de Paris et doit quitter la France pendant plusieurs années. Ses thèses sont condamnées par toutes les autorités en Europe. Il connaît alors l'exil et l'errance jusqu'à son retour à Paris en 1770. Il obtient de ne pas être poursuivi, à condition de ne rien publier. Rousseau qui se sent seul et incompris, écrit des oeuvres plus personnelles et intimes (Les Confessions et Les Rêveries du promeneur solitaire). Il meurt en 1778 et ses cendres sont transférées au Panthéon en 1794.

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Charles Louis de Secondat − Montesquieu

18 janvier 1689 − 10 février 1755

Français

Montesquieu est issu d'une famille de parlementaires, il est lui-même président à mortier au parlement de Bordeaux en 1716. Mais il est plus intéressé par les lettres et les sciences. Il publie en 1721 Les Lettres persanes, à la fois une satire de la société et des institutions françaises et qui connaît un large succès. Il est alors invité dans les salons parisiens. Il vend sa charge de parlementaire en 1727, pour se consacrer aux voyages (Italie, Hongrie, Angleterre, Autriche, Suisse, Hollande) et à l'écriture. En 1734 il écrit Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, et surtout en 1748, De l'esprit des lois où il passe en revue les différentes formes de gouvernement, mettant en évidence leurs qualités et leurs défauts. Il y défend les libertés individuelles et la séparation des pouvoirs et critique l'absolutisme, qui concentre tous les pouvoirs dans les mains d'un seul homme. Cet ouvrage, publié anonymement, est mis à l'index par le Pape en 1751. Il participe à l'Encyclopédie de Diderot. Il meurt en 1755.

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Jean le Rond D'Alembert

16 novembre 1717 − 29 octobre 1783

Français

Abandonné bébé sur les marches d'une église, élevé par une famille modeste, d'Alembert reçoit cependant une éducation soignée et se révèle d'une vive intelligence. Après des études de droit, il devient avocat en 1738, mais se découvre une véritable passion pour les mathématiques. Il adresse ses travaux à l'Académie des sciences en 1739 et 1740 et obtient un poste, d'abord en astronomie, en 1741.
Il fait des recherches en mécanique, en acoustique et en astronomie.
Il joue un rôle important dans la diffusion des idées nouvelles et participe aux salons de Madame du Deffand, puis de Julie de Lespinasse. C'est lui qui rédige la préface de l'Encyclopédie qu'il dirige avec Diderot et dans laquelle il s'occupe des articles consacrés aux mathématiques. Mais en 1758, il renonce à son travail d'encyclopédiste, fatigué de toutes les querelles et il s'éloigne de Diderot. Mais il continue de défendre les idées des philosophes des Lumières durant toute sa vie.
Entré à l'Académie française en 1754, il se tourne vers les lettres et les arts, rédige quelques essais et se consacre à son travail à l'Académie. Il est élu secrétaire perpétuel en 1772. Il travaille à l'Histoire de l'Académie française et rédige 78 éloges.

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George Washington

22 février 1732 − 14 décembre 1799

Américain

Georges Washington est un riche propriétaire, dans la colonie anglaise de Virginie. Il fait partie des représentants de Virginie au premier Congrès de Philadelphie en 1774, puis au second congrès de Philadelphie qui siège de mai 1775 à mars 1781 et participe à la proclamation de l'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique le 4 juillet 1776. Il est nommé Commandant en chef de l'armée des insurgés américains et conduit la guerre d'indépendance contre les Anglais. À la bataille de Yorktown, en 1781, les Américains conduits par Washington et leurs alliés français dirigés par Rochambeau affrontent les Anglais commandés par Lord Corwallis. Après 21 jours de combats, les Anglais capitulent, le 19 octobre 1781. La victoire de Yorktown, qui marque un tournant dans la guerre et annonce la défaite de l'Angleterre, fait de Washington le héros de l'Indépendance.
Par le traité de Paris signé en 1783, le Royaume-Uni reconnaît l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.
En 1787, Washington préside les débats de la Convention de Philadelphie, chargée de rédiger et d'adopter la nouvelle constitution. En 1789, George Washington devient le premier président élu des Etats-Unis. Il est réélu en 1792. Il se retire de la vie politique en 1796, à l'issue de son deuxième mandat et meurt en 1799.

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John Locke

29 août 1632 − 28 octobre 1704

Anglais

John Locke est un philosophe et érudit anglais qui s'intéresse aux sciences. Il écrit différents ouvrages, consacrés à la politique, la religion, l'éducation et la tolérance. Il adopte des positions politiques fermes en s'opposant à l'absolutisme des Stuarts de 1666 à 1683. Il définit les droits naturels de l'homme : la liberté individuelle, la propriété et le libre-échange (commerce). Pour lui, les lois sont légitimes si elles respectent ces droits naturels. Ses prises de position et ses théories font de lui un modèle pour les philosophes des Lumières, en France, un siècle plus tard.
En 1690 est publiée la première édition de son œuvre philosophique majeure, Essai sur l'entendement humain, sur laquelle il travaille depuis 1671, et qu'il remanie à quatre reprises jusqu'à l'édition définitive (et posthume) de 1706. Il y réfute le principe des idées innées et défend l'empirisme (la connaissance acquise par l'expérience).

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