Seconde 2015-2016
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Seconde 2015-2016

Les hommes de la Renaissance (XVe -XVIe siècle)

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Erasme de Rotterdam

28 octobre 1466 ou 1467 ou 1469 − 12 juillet 1536

Hollandais

Desiderius Erasmus (Didier Erasme) est envoyé chez les moines de Steyn, après la mort de ses parents. Il finit par se résoudre à l'idée de devenir moine quand il découvre la bibliothèque du monastère et devient chanoine régulier de Saint-Augustin en 1488, puis est ordonné prêtre en 1492. Il a la chance de rencontrer l'évêque de Cambrai qui le prend comme secrétaire à partir de 1493. Erasme séjourne à Paris entre 1495 et 1499. Il continue toujours d'étudier et commence à écrire. Il est le premier penseur et écrivain qui vit de son œuvre et de son savoir et il voyage beaucoup en Europe (Italie, Allemagne, Angleterre, Hollande). Ses nombreux ouvrages abordent tous les sujets de la culture européenne (les lettres, la religion, la politique). Il s'intéresse à l'enseignement et publie des ouvrages de pédagogie. En matière de religion, il prend parti contre Luther. Erasme est un grand voyageur et enseigne dans de nombreuses universités européennes. Il rencontre les autres grands érudits et intellectuels de son temps, comme Thomas More. Il est considéré comme l'un des plus grands humanistes. Il laisse une œuvre abondante. L'un de ses ouvrages les plus connus est l'Eloge de la folie, imprimée en 1511. Il s'agit d'une thèse humoristique et satirique dans laquelle Erasme critique certaines catégories sociales, parmi lesquelles les moines, les théologiens, les clercs. Elle est mise à l'index au moment de la contre-réforme en 1557

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Guillaume Budé

26 janvier 1467 − 22 août 1540

Français

Guillaume Budé décide de reprendre ses études à l'âge de vingt-quatre ans et devient un brillant helléniste. Il accomplit plusieurs missions diplomatiques et est à plusieurs reprises prévôt des marchands et est nommé maître des requêtes. Il crée la bibliothèque de Fontainebleau. Il parvient à convaincre François 1er de créer le Collège de France en 1530. Il entretient une importante correspondance avec les érudits et les humanistes de son temps, comme Erasme et Rabelais. Budé écrit différents ouvrages, consacrés à la législation, la pédagogie, la philosophie et aux mathématiques. Il travaille à propager l'étude du grec en France et rédige en 1529 les commentarii linguae graecae (commentaires sur la langue grecque).

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Johannes Gutenberg

Vers 1400 − 3 février 1468

Allemand (Saint-Empire romain Germanique)

Au Moyen Age les livres sont rares et chers car recopiés à la main, sur des parchemins. A Mayence, Gutenberg invente la première presse à imprimer en 1434. Il a l'idée de fabriquer des caractères mobiles en métal. Avec ces caractères, une presse, de l'encre et du papier, il imprime des textes rapidement et en fait de nombreux tirages. De 1450 à 1455 il met au point la technique typographique. En 1455, le premier livre imprimé par Gutenberg est la Bible. Le livre mesure 62 centimètres sur 42 centimètres et le support est encore du parchemin. En 1465, Gutenberg est anobli par l'archevêque de Mayence. Grâce à l'imprimerie de Gutenberg, le livre devient beaucoup moins cher et commence à se répandre.

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Christophe Plantin

1514/1520 − 1er juillet 1589

Français

Christophe Plantin est un imprimeur d'origine française, installé à Anvers. Il crée une grande entreprise d'édition qui imprime des ouvrages classiques, savants ou religieux, comme la Biblia regia ou poliglotta.

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Aldo Manuzio

1449 − 6 février 1515

Italien

Aldo Manuzio est un humaniste et imprimeur qui fonde à Venise une imprimerie qui devient célèbre pour ses éditions des chefs d'œuvre de l'Antiquité. Les textes à imprimer sont choisis par des humanistes et des hellénistes de l'Académie aldine. Il fait réaliser par un typographe romain les premiers caractères italiques. Lui-même est l'auteur de deux grammaires.

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Jean Pic de la Mirandole

24 février 1463 − 17 Novembre1494

Italien

Giovanni Pico della Mirandola est un humaniste et philosophe, aux pensées parfois provocatrices ou polémiques, et qui a inspiré d'autres penseurs de la Renaissance comme Lefèvres d'Etaples, Thomas More ou Erasme.
Pic de la Mirandole est un grand érudit qui apprend l'arabe, l'hébreu et le chaldaïque et qui voyage en France et en Italie. A Florence, il rencontre Laurent de Médicis en 1484 et les deux hommes deviennent amis. En 1486, il publie ses neuf cents thèses (conclusiones philosophicae, cabalisticae et theologicae) qu'il veut soumettre à la discussion publique et au débat des universitaires. Mais l'Eglise intervient : son ouvrage est condamné et lui-même est déclaré hérétique, il doit alors se rétracter. Il se réfugie en France puis à Florence sous la protection de Laurent le Magnifique qui l'héberge dans une de ses propriétés. Il rédige alors son heptaplus (exposé des sept aspects de la création) et se lie avec Savonarole. Il meurt sans-doute empoisonné en 1494, à l'âge de trente et un ans. Pic de la Mirandole a voulu montrer les liens entre les différentes religions et analyser la Bible et le christianisme.

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Léonard de Vinci

15 avril 1452 − 2 mai 1519

Italien

Léonard de Vinci est un artiste peintre et un savant, à la fois inventeur de génie en avance sur son temps, ingénieur et architecte. Il s'intéresse à toutes les sciences, à l'anatomie humaine, qu'il dessine avec une extrême précision, à la mécanique (il imagine des machines qui se déplacent dans les airs et sous l'eau : il dessine des engins qui ressemblent à des avions, des ailes volantes et des sous-marins).
Après des débuts prometteurs à Florence, il est invité à Milan, à la cour des Sforza de 1482 à 1499. Il y occupe de nombreuses fonctions, à la fois ingénieur, architecte, sculpteur et peintre. Il réalise pendant cette période deux chefs d'œuvre : la Vierge aux rochers et la Cène. Quand Milan tombe aux mains des Français, il quitte la ville et voyage un peu partout en Italie : Mantoue, Rome, Florence et réalise des chefs d'œuvre comme La Joconde (1503 − 1507). Léonard de Vinci laisse aussi de nombreux écrits et son Traité de peinture (1508). En 1516, Léonard de Vinci accepte l'invitation de François 1er et vient en France. Il est installé au Clos-Lucé, un manoir situé à proximité du château d'Amboise. Il s'y éteint le 23 avril 1519.

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Raffaello Sanzio − Raphaël

6 avril 1483 − 6 avril 1520

Italien

Raphaël est l'un des grands maîtres de la Renaissance italienne du XVIe siècle. Il a une carrière courte mais triomphale. Il travaille d'abord à Florence puis à Rome, où les papes Jules II et Léon X l'occupent pendant douze ans à décorer leurs palais du Vatican. Il y peint des fresques célèbres, comme l'Ecole d'Athènes et la Dispute du saint-Sacrement. Parallèlement, il peint de nombreux tableaux de la Vierge, les Madones et également ses contemporains car il a de remarquables qualités de portraitiste. Il réalise aussi des cartons (des dessins) pour des tapisseries. Raphaël travaille avec une extrême facilité et abandonne souvent à ses élèves le soin de terminer ses oeuvres. Il meurt en pleine gloire à l'âge de 37 ans.

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Michel-Ange

6 Mars 1475 − 18 février 1564

Florentin

Michel-Ange est l'un des plus grands maîtres de la Renaissance italienne au XVIe siècle. Tourmenté, orgueilleux et susceptible, il veut créer des oeuvres parfaites, mais n'est jamais satisfait de ce qu'il réalise. Michel-Ange partage son temps entre Florence, sa patrie, et Rome où l'appellent les papes. A la fois sculpteur, peintre et architecte, il marque les arts de son génie universel. Il réalise les tombeaux des Médicis à Florence et de Jules II à Rome et quelques unes parmi les nombreuses sculptures prévues pour orner ces tombeaux. La Pietà, terminée en 1500, et commandée par un cardinal français, est l'une de ses plus célèbres sculptures. Michel-Ange, le peintre, décore la voûte de la chapelle Sixtine : il y peint une dizaine de scènes tirées de l'Ancien Testament (de la Création d'Adam à Noé). L'une des plus remarquables est la création de l'Homme. Plus tard, il peint sur le mur du fond de la chapelle, la fresque du Jugement Dernier. En tant qu'architecte, il crée de nombreux palais à Rome et imagine les plans de la gigantesque coupole de la Basilique Saint-Pierre.

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Jules II

5 décembre 1443 − 21 février 1513

Italien

Jules II est pape de 1503 à sa mort en 1513. Il restaure l'autorité du Saint-Siège face à la noblesse italienne et emprisonne César Borgia. Il conduit des relations diplomatiques complexes avec la France de Louis XII, tantôt son allié, tantôt son ennemi.
Mais il est resté célèbre pour son œuvre de mécène et de bâtisseur. Il choisit les plans de l'architecte Bramante pour la reconstruction de la basilique Saint-Pierre, il fait travailler Raphaël qui réalise son portrait et Michel-Ange (qui réalise le monumental tombeau de Jules II, et décore la voûte de la chapelle Sixtine).

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François Ier

1494 − 1547

Français

François 1er gouverne la France de 1515 à 1547. Il découvre l'art italien pendant les guerres d'Italie. Il introduit alors de façon importante l'art italien en France. Il rapporte d'Italie des statues antiques, des tableaux de grands peintres, comme Raphaël. Il fait venir à sa cour des humanistes et des artistes italiens, parmi lesquels Léonard de Vinci qui vient finir sa vie en France et s'installe au Clos-Lucé, à proximité d'Amboise. L'architecture des châteaux de la vallée de la Loire et de l'Ile-de-France, construits à cette époque, traduit l'influence italienne. Les châteaux du Val de Loire sont construits sur ordre du roi comme ceux de Chambord ou Blois, ou sur ordre de puissants seigneurs ou riches conseillers du roi comme Azay-le-Rideau ou Villandry. Tout au long de son règne, François 1er se comporte comme un mécène et sa cour est un véritable foyer artistique.

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Laurent de Médicis − Laurent le Magnifique

1er janvier 1449 − 9 avril 1492

Florentin

La riche famille des Médicis, marchands et banquiers, joue un rôle fondamental à Florence et en Toscane à partir du XVe siècle, avec Cosme de Médicis qui prend le pouvoir dans la cité. Son petit-fils, Laurent, surnommé le Magnifique (c'est-à-dire le généreux) est le plus grand mécène de son temps et est considéré comme le prince de la Renaissance.
Dès 1464, Laurent est à la tête de la cité aux côtés de son père qui meurt en 1469. A partir de 1478, après avoir réprimé la conjuration de la famille Pazzi, il devient le seul maître de Florence.
Laurent protège les artistes et les savants, comme Verrocchio, Botticelli, Léonard de Vinci, Michel-Ange. Quand il vient à Florence, Michel-Ange est logé au palais des Médicis. Laurent fonde l'Académie laurentienne et favorise l'imprimerie. Sans avoir une véritable cour, il donne de nombreuses fêtes. Ses largesses et son manque d'intérêt pour les affaires entraînent la faillite de certaines filiales de la famille en Europe. Laurent protège les hommes de lettres de son temps et s'intéresse beaucoup à la poésie et à la littérature. Lui-même écrit et laisse une œuvre littéraire et poétique riche et variée.

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Martin Luther

10 novembre 1483 − 18 février 1546

Allemand (Saxe)

Martin Luther est un moine qui devient professeur de théologie à l'Université de Wittenberg, en Saxe. Très pieux et scrupuleux il s'interroge sur le salut de l'âme et établit une doctrine, vers 1513, basée sur la grâce de Dieu et la foi (le salut par la foi). A cette époque, de nombreux chrétiens critiquent l'Eglise catholique, ses curés sans morale, ses évêques qui ne pensent qu'à s'enrichir, ses papes qui vivent comme des rois. C'est dans ce contexte tendu que le Pape Léon X décide de vendre des Indulgences, qui assurent le paradis à ceux qui les achètent, pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre à Rome. C'est le scandale. Luther dénonce alors fermement le commerce des indulgences et les méthodes du pape Léon X, en 1517, dans un long texte, les Quatre-vingt-quinze thèses, qu'il publie. Pendant trois ans, la controverse entre Luther et le Pape s'envenime et peu à peu Luther repousse certaines doctrines fondamentales du catholicisme, dans les pamphlets qu'il publie entre 1518 et 1520. Finalement le Pape Léon X excommunie Luther en 1520. L'année suivante, en 1521, l'empereur Charles Quint met Luther au ban de l'Empire (c'est-à-dire hors la loi). Mais de nombreux princes allemands prennent le parti de Luther et l'électeur de Saxe le place sous sa protection et le cache. Luther profite de sa retraite pour traduire en allemand le Nouveau Testament. Les princes allemands se convertissent au luthéranisme et confisquent les biens du clergé. Les doctrines de Luther se propagent rapidement non seulement en Allemagne, mais aussi au Danemark, en Suède, en France.
Il précise alors sa doctrine et publie la Confession de foi d'Augsbourg :

  • Seule la Bible a autorité en matière de foi.
  • Il rejette donc l'autorité du pape et de la tradition.
  • Il renonce au culte de la Vierge et des saints.
  • Il renonce au célibat des prêtres et aux ordres monastiques.
  • La messe est dite dans la langue nationale au lieu du latin.
  • Seuls deux sacrements sont conservés sur les sept : le baptême et la communion.

Luther meurt en 1546, mais le luthéranisme continue de se développer.

Après de nombreuses péripéties, Charles Quint est obligé d'accepter la coexistence du luthéranisme et du catholicisme en Allemagne par la Paix d'Augsbourg en 1555. La liberté religieuse est accordée aux gouvernements.

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Jean Calvin

10 juillet 1509 − 27 mai 1564

Français

Jean Calvin fait des études de théologie et de littérature à Paris, puis de droit à l'Université d'Orléans. Entre 1531 et 1533, de retour à Paris, il rompt avec l'Eglise catholique et fréquente un milieu d'intellectuels humanistes et réformistes, sensibles aux écrits d'Erasme et de Luther. Il est obligé de quitter la France, car à partir de 1534 (l'affaire des placards) les protestants sont persécutés.
Il s'installe en Suisse, d'abord à Bâle puis à Genève. Il veut réformer l'Eglise de Genève, mais il est expulsé en 1538. Il est pasteur à Strasbourg jusqu'en 1541, puis revient à Genève. Il construit alors sa doctrine protestante, le calvinisme, plus sévère que celle de Luther. Genève, où de nombreux réfugiés protestants affluent, devient le centre de la réforme calviniste. Chez les calvinistes, la Bible retrouve une place centrale, l'autorité du pape n'est pas reconnue, on ne conserve que deux sacrements : le baptême et la communion.
Les relations entre Calvin et Luther, d'abord amicales, se dégradent, car leurs doctrines se séparent sur des points importants, comme la question du salut de l'âme. Calvin a établi la doctrine de la prédestination. Calvin accueille à Genève les protestants anglais qui fuient les persécutions. Mais ils forment leur propre Eglise réformée, cependant certaines idées de la doctrine calviniste sont assimilées.
Calvin est autant un écrivain qu'un religieux. Il laisse une œuvre importante et est considéré comme le premier auteur de prose en langue française. Son livre, intitulé Institution de la religion chrétienne, écrit en latin et qu'il a traduit en français, devient le livre de référence de la réforme calviniste.

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