Terminale L 2016-2017
Kartable
Terminale L 2016-2017

La loi des trois états

Auguste Comte

Auguste Comte

Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société

1822

Auguste Comte

Cours de Philosophie positive

1830 − 1842

Auguste Comte

Discours sur l'esprit positif

1844

Auguste Comte est le fondateur du positivisme. Il croit que l'histoire tend à progresser vers la science. Il estime que l'être humain doit passer par trois états de la pensée pour arriver au positivisme :

  • L'état théologique : c'est le stade où l'Homme explique le monde par des histoires et des mythes, et crée des dieux comme Poséidon ou Zeus pour répondre à ses questions.
  • L'état métaphysique : c'est le stade où l'Homme explique le monde par des entités ou des idées abstraites.
  • L'état scientifique ou positif : c'est le stade où l'Homme cherche à expliquer le monde en raisonnant et en observant la nature.

Cette évolution de l'esprit humain en trois stades suppose également une classification des sciences. Auguste Comte classe dans l'ordre :

  • Les mathématiques
  • L'astronomie
  • La physique
  • La chimie
  • La biologie
  • La sociologie

Ainsi, il y a d'abord les sciences plus générales, puis les sciences plus complexes. Il estime que la sociologie, bien qu'elle soit apparue plus tard, est la plus importante, car elle s'intéresse à l'Homme. Le stade ultime de l'histoire est donc de mieux comprendre l'Homme.

L'histoire comme herméneutique

Arendt

Hannah Arendt

La Crise de la culture

1961

Dans sa réflexion sur l'écriture de l'histoire, Arendt insiste sur le caractère interprétatif de cette discipline. Rejetant l'idée que l'histoire peut, à la manière des sciences de la nature, produire des lois fonctionnant sur le modèle causal, elle développe l'idée que l'histoire est une science de l'interprétation. Le propre de cette discipline n'est donc pas d'expliquer les événements en les insérant dans des séries causales, mais de les comprendre, c'est-à-dire d'en déchiffrer le sens. L'objet de l'histoire est bien différent de celui des sciences de la nature. Là où celles-ci rendent compte des phénomènes naturels soumis au déterminisme universel, l'histoire s'attache à comprendre les actions humaines, qui sont libres et contingentes. L'historien est alors celui qui comprend, mieux que les acteurs eux-mêmes, le sens de l'histoire. Car dans l'action en train de se faire, il est extrêmement difficile de lire ce qui se joue. C'est pourquoi l'historien est plus que celui qui rapporte l'histoire : il est le seul capable d'éclairer la portée et les implications des actions humaines. L'histoire n'est pas recherche de vérité : elle est recherche de sens. C'est une herméneutique.

L'illusion rétrospéctive

Rousseau

Rousseau

Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

1755

Rousseau

Émile ou De l'éducation

1762

Rousseau nomme "illusion rétrospective" le fait d'éclairer le passé à la lumière des intérêts et des problématiques du présent. Il souligne ainsi qu'un fait historique n'est jamais donné. En effet, l'écriture de l'histoire suppose une sélection des événements qui deviendront des faits historiques. Le fait historique est donc construit. Or ce choix, fait par l'historien, porte toujours la marque de ses intérêts et de ceux de son époque. C'est pourquoi Rousseau met en garde contre la tentation de lire le passé à la lumière du présent : cela risque d'empêcher une pleine compréhension du passé.

Il s'en faut bien que les faits décrits dans l'histoire soient la peinture exacte des mêmes faits tels qu'ils sont arrivés : ils changent de forme dans la tête de l'historien, ils se moulent sur ses intérêts, ils prennent la teinte de ses préjugés.

Rousseau

Émile ou De l'éducation

1762

La ruse de la raison

Hegel

Hegel

Leçons sur la philosophie de l'histoire

1822

Pour expliquer l'apparence chaotique de l'histoire humaine, Hegel propose l'idée d'une ruse de la raison. En effet, si l'histoire apparaît chaotique, c'est parce que son progrès est porté par les passions des hommes. C'est par leur ambition égoïste que les grands personnages historiques comme César ou Napoléon ont servi le progrès de la liberté. Mais il faut déceler, au-delà de cette impression de chaos, un sens de l'histoire. Pour Hegel, les personnages historiques, suivant leurs passions, sont en réalité guidés par la raison. C'est pourquoi Hegel parle d'une ruse de la raison : en suivant leurs passions, les hommes participent sans le savoir au progrès humain. Les peuples et les hommes ne sont donc que "les moyens et les instruments d'une chose plus élevée, plus vaste qu'ils ignorent et accomplissent inconsciemment" (Leçons sur l'histoire). Et il incombe au philosophe de trouver la rationalité dissimulée derrière ce chaos.

Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion.

Hegel

Leçons sur la philosophie de l'histoire

1822

La lutte des classes

Marx

Marx

Manifeste du parti communiste

1848

Pour Marx, ce qui provoque le mouvement historique est la lutte des classes. Selon lui, l'histoire est d'abord une réalité matérielle : ce sont les conditions matérielles de production qui déterminent chaque époque historique. En effet, chaque période est marquée par un rapport de forces entre une classe dominante, possédant les moyens de production, et une classe dominée, ne possédant que sa force de travail. De ce rapport de forces naît la lutte des classes, et le mouvement de l'histoire tient aux changements que cette lutte introduit dans les modes de production. En ce sens, l'évolution de cette histoire humaine provient d'une forme de dialectique entre dominants et dominés. Lorsqu'un système arrive à un certain degré de développement, les forces de production entrent en conflit contre le système, d'où le passage au suivant. La société évolue donc avec les modes de production.

L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes des classes.

Marx

Manifeste du parti communiste

1848

Le dessein de la Nature

Kant

Kant

Idée d'une histoire au point de vue cosmopolitique

1784

Kant propose de comprendre l'histoire comme un progrès continu et indéfini de l'humanité, suivant un dessein de la Nature. Kant n'affirme pas que chaque homme, pris individuellement, agit consciemment en vue du progrès de l'humanité : le moteur des actions individuelles est l'intérêt égoïste. Mais une réflexion sur l'histoire l'amène à penser que son sens global est celui d'un progrès de l'humanité, qui, en tant qu'espèce, développe de génération en génération sa rationalité et sa liberté. C'est pourquoi ce sens de l'histoire se trouve au-delà des actions humaines individuelles, dans un dessein de la Nature. Le développement de la nature humaine, qui est historique, serait donc en dernière analyse le développement de la liberté et de la moralité.

Les hommes pris isolément, et même des peuples entiers ne songent guère au fait qu'en poursuivant leurs fins particulières, ils s'orientent sans le savoir au dessein de la Nature, qui leur est lui-même inconnu, et travaillent à favoriser sa réalisation.

Kant

Idée d'une histoire au point de vue cosmopolitique

1784

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