Terminale S 2015-2016
Kartable
Terminale S 2015-2016
I

Fondements de la connaissance

A

L'empirisme de Locke

L'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, et c'est de là qu'elles tirent leur première origine.

Locke

Essai sur l'entendement humain

1689

Pour le philosophe John Locke, l'esprit humain ne possède aucune connaissance de façon innée. Avant l'expérience, l'esprit est comme une feuille blanche : rien n'y est inscrit. L'expérience est donc ce à partir de quoi se constitue la connaissance.

B

La découverte des premiers principes

Les premiers principes ne peuvent être connus que par intuition ; et au contraire les conséquences éloignées ne peuvent l'être que par déduction.

Descartes

Règles pour la direction de l'esprit

1684

Les premiers principes d'une démonstration ne peuvent être eux-mêmes démontrés : ils sont saisis grâce à l'intuition. C'est, chez Descartes, le cas de la première vérité certaine: la certitude de notre exigence comme sujet pensant ("je pense donc je suis", énonce Descartes dans les Méditations métaphysiques).

Les principes se sentent, les propositions se concluent et le tout avec certitude quoique par différentes voies et il est aussi inutile et aussi ridicule que la raison demande au cœur des preuves de ses premiers principes pour vouloir y consentir, qu'il serait ridicule que le cœur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre pour vouloir les recevoir.

Pascal

Pensées

1669

Pascal énonce ici qu'il existe deux voies distinctes dans l'accès à la vérité. D'une part le cœur, qui fournit les premiers principes. D'autre part la raison, qui démontre ensuite des propositions à partir des principes établis par l'intuition du cœur. Ces deux modes d'accès au vrai garantissent la certitude des propositions.

C

L'allégorie de la caverne

La caverne de Platon

C'est dans La République que Platon expose l'allégorie de la caverne. Il s'agit de l'histoire d'un homme qui est enchaîné dans une caverne. Il ne voit qu'un mur, ne pouvant pas bouger. Sur ce mur sont projetées les ombres de la réalité derrière lui, qu'il ne voit pas. Pour lui, la réalité se résume aux ombres.

Platon explique ainsi que, comme l'homme enchaîné dans la caverne, les hommes ne voient que le reflet des Idées, qu'ils prennent pour des réalités. Mais Platon explique également que les hommes ont une âme, qui avant d'être enfermée dans un corps a vécu et a connu les Idées sous leur forme la plus pure. La philosophie aide à se remémorer ces Idées. C'est un peu comme si l'homme de la caverne était libéré, se retournait, et voyait enfin la réalité, connaissait la vérité. La vérité est en l'Homme, dans son âme. Le chemin vers la vérité est la philosophie.

II

Le modèle de la démonstration

A

Aristote et le modèle de la démonstration

Savoir, c'est connaître par le biais de la démonstration.

Aristote

Seconds analytiques

IVe siècle avant J.-C.

La connaissance doit être universelle : elle doit être vraie en tout temps et en tout lieu. Or, pour Aristote, seule la démonstration permet d'assurer que les propositions sont nécessairement vraies. C'est pourquoi la connaissance doit s'appuyer sur la démonstration.

B

Relativité du modèle mathématique

Une géométrie ne peut pas être plus vraie qu'une autre ; elle peut seulement être plus commode.

Poincaré

La Science et l'hypothèse

1902

Les propositions démontrées par la démonstration mathématique ne sont valides qu'à l'intérieur du système au sein duquel elles sont exprimées. Plusieurs systèmes peuvent donc être valides. C'est pourquoi Poincaré énonce que ce qui explique que l'on retienne un cadre théorique valide plutôt qu'un autre n'est pas qu'il est plus vrai, mais qu'il est plus commode – c'est-à-dire plus pertinent, plus efficace.

III

Opinion, certitude, vérité

A

Platon : opinion droite et connaissance

Une opinion vraie n'est pas un moins bon guide, pour la rectitude de l'action, que la raison. [...] Mais ces opinions ne consentent pas à rester longtemps en place, plutôt cherchent-elles à s'enfuir de l'âme humaine; elles ne valent donc pas grand chose, tant qu'on ne les a pas reliées par un raisonnement qui en donne l'explication.

Platon

Ménon

IVe siècle avant J.-C.

Si l'opinion droite, c'est-à-dire un jugement qui est correct sans savoir pourquoi il est vrai, est efficace dans le domaine de l'action, elle a cependant moins de valeur que la connaissance. En effet, contrairement à la connaissance qui est justifiée, l'opinion droite n'est pas justifiée.

B

Kant : opinion, foi, savoir

L'opinion est une croyance qui a conscience d'être insuffisante subjectivement aussi bien qu'objectivement. Quand la croyance n'est suffisante que subjectivement, et qu'en même temps, elle est tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi. Enfin celle qui est suffisante subjectivement s'appelle savoir.

Kant

Critique de la raison pure

1781

Dans cet extrait, Kant montre qu'un sujet adhérer à un jugement selon trois modalités, qui sont trois degrés de certitude. Dans le cas de l'opinion, le sujet sait que son jugement est insuffisant objectivement et subjectivement. Dans le cas de la foi, le sujet sait que son jugement est insuffisant objectivement mais suffisant subjectivement. Dans le cas de la connaissance, le sujet sait que son jugement est suffisant objectivement et subjectivement.

C

Le vrai comme évidence

Toute science est une connaissance certaine et évidente.

Descartes

Règles pour la direction de l'esprit

1628 − 1629

Descartes associe la connaissance à la certitude et à l'évidence. Pour lui, est vrai ce qui est certain, évident.

IV

La vérité et le mensonge : la position de B. Constant

Le principe moral que dire la vérité est un devoir, s'il était pris d'une manière absolue et isolée, rendrait toute société impossible. Nous en avons la preuve dans les conséquences directes qu'a tirées de ce premier principe un philosophe allemand, qui va jusqu'à prétendre qu'envers des assassins qui vous demanderaient si votre ami qu'ils poursuivent n'est pas réfugié dans votre maison, le mensonge serait un crime.

Constant

Des réactions politiques

1797

Pour Constant, la vérité est certes un devoir, mais celui-ci ne doit pas être appliqué sans considération pour les circonstances particulières dans lesquels on se trouve. Ici, puisqu'il s'agit de nuire un individu, Constant souligne que l'on n'a pas de devoir de vérité envers la personne qui veut nuire à autrui. Si la vérité est une exigence morale, elle peut donc parfois exiger qu'on la dévoile avec toutes les précautions nécessaires à la situation particulière dans laquelle on se trouve inséré.

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