Terminale ES 2015-2016
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Terminale ES 2015-2016

Comment la dynamique démographique influe-t-elle sur la croissance économique?

La croissance démographique désigne l'évolution du volume et de la structure des populations. Elle exerce une forte influence sur la croissance économique. Historiquement, le processus de transition démographique qui a touché toutes les populations mondiales a eu pour effet une forte croissance démographique. Actuellement, la tendance de long terme semble être un vieillissement des populations des pays développés. L'étude du cycle de vie permet de mettre en relation les évolutions démographiques avec celles de l'épargne, de l'accumulation du capital et de la croissance économique.

I

Les grandes évolutions démographiques

A

Les principales évolutions démographiques de long terme

1

La transition démographique

Toutes les populations du monde ont connu, plus ou moins récemment, une transition démographique.

Transition démographique

La transition démographique désigne le passage par étapes d'un régime démographique à mortalité et natalité élevées à un régime démographique à natalité et mortalité faibles.

La transition démographique est une évolution majeure de la dynamique démographique de long terme, qui désigne le passage du régime démographique traditionnel au régime démographique moderne.

  • Au départ, on est dans un régime démographique traditionnel : les taux de natalité et de mortalité sont élevés. C'est ce que l'on peut constater jusqu'en 1800 dans tous les pays du monde : l'espérance de vie était faible (30 ans environ), les taux de mortalité et de fécondité élevés.
  • La transition démographique commence avec une forte diminution du taux de mortalité, alors que le taux de natalité reste élevé. Au cours de cette période, la croissance démographique accélère fortement. Les pays développés ont connu cette phase de transition au cours du XIXe siècle, et des pays du reste du monde l'ont connu jusque dans les années 2000. Ainsi, la croissance démographique a été sans précédent aux XIXe et XXe siècles.
  • Ensuite, la natalité chute à son tour alors que le taux de mortalité continue de diminuer. La croissance démographique décélère.
  • On arrive alors au régime démographique moderne : les taux de natalité et de mortalité sont tous les deux bas. La croissance démographique est faible, voire négative. La plupart des pays développés ont achevé leur transition démographique.
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Le modèle de la transition démographique

Nathan

TauxFormule
Taux brut de natalitéNombre de naissancesPopulation moyenne de l'année
Taux global de féconditéNombre de naissancesNombre de femmes en âge de procréer
Taux brut de mortalitéNombre de décèsPopulation moyenne de l'année
2

Mouvement naturel et mouvement migratoire

L'analyse de l'évolution démographique se fait en distinguant le mouvement naturel et le mouvement migratoire.

Mouvement naturel

Le mouvement naturel correspond à la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès dans un pays donné.

Mouvement migratoire

Le mouvement migratoire correspond à la différence entre le nombre d'immigrants et d'émigrés dans un pays donné.

L'accroissement total de la population correspond à l'addition du mouvement naturel et migratoire.

Lorsqu'une population connaît un fort taux d'accroissement naturel, la pression démographique peut entraîner des vagues d'émigrations importantes. Cela a été le cas de l'Europe au XVIIIe siècle, où la pression démographique a entraîné de grandes vagues de migration vers les Amériques.

Il existe des différences nationales dans les dynamiques démographiques. Par exemple en Europe, la France connaît un taux de fécondité de plus de 2 enfants par femme, ce qui entraîne un mouvement naturel de +0.4%. En revanche, en Allemagne, le taux de fécondité est inférieur à 1,4 enfant par femme depuis plusieurs décennies, ce qui entraîne un mouvement naturel négatif. Le taux d'accroissement total de la population est cependant positif grâce à un solde migratoire largement positif.

B

Les évolutions contemporaines

1

L'évolution en Europe et en France

La population mondiale atteint 7,2 milliards de personnes au début de l'année 2015. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on observe des dynamiques démographiques divergentes, notamment en Europe :

  • Un baby-boom, jusqu'en 1965, particulièrement en France : la croissance démographique européenne est tirée par le solde naturel.
  • Depuis les années 2000 : les flux migratoires expliquent les deux tiers de la croissance de la population européenne. L'Allemagne doit la croissance de sa population aux flux migratoires.

En France, la population stagne dans la première moitié du XXe siècle, puis augmente de 50% depuis 1950.
Alors que le reste des pays européens connaît un taux de fécondité relativement bas, la croissance naturelle de la population française assure une grande partie de la croissance de la population européenne. L'indice conjoncturel de fécondité augmente régulièrement et atteint aujourd'hui plus de 2 enfants par femme, l'un des plus élevés d'Europe (l'Irlande atteint 2,07 enfants par femme).

Indice conjoncturel de fécondité (ICF)

L'Indice conjoncturel de fécondité mesure le nombre d'enfants que devrait avoir théoriquement une femme au cours de sa vie, si les taux de fécondité parmi les femmes des différents âges observés à un instant t (une année donnée) restaient inchangés. C'est une mesure théorique, qui regroupe une année donnée les taux de fécondité à différents âges de femmes de générations différentes.

Schématiquement, un exemple du calcul de l'ICF est le suivant. Si, une année donnée, les femmes de moins de 20 ans ont en moyenne 0,5 enfant, les femmes de 20 à 40 ans en ont en moyenne 2 et les femmes de 40 ans et plus en ont en moyenne 0,3, l'ICF est de :

0,5+2+0,3=2,8 enfants par femme.

2

Comment expliquer ces évolutions ?

Le recul de la mortalité s'explique par trois facteurs :

  • La baisse de la mortalité infantile : dans les pays développés, la mortalité infantile est désormais très faible, plus faible qu'elle ne l'a jamais été dans l'histoire. En France, 4‰ (soit 0,4%) des nourrissons meurent avant l'âge d'un an en 2010, alors que ce taux était de 46‰ en 1950. Dans les pays en développement, elle baisse fortement, même si elle reste encore élevée, notamment en Afrique (elle est par exemple de 80‰ au Burkina Faso).
  • Les progrès médicaux : les vaccins, l'amélioration des conditions d'hygiène et des pratiques médicales, ainsi que la meilleure prise en charge des personnes âgées ont permis de diminuer la mortalité.
  • La hausse du niveau de vie : les individus vivent mieux qu'il y a 50 ans. De plus, l'enrichissement collectif a permis de financer des dispositifs d'assurance sociale. L'espoir de réserver un avenir meilleur à sa descendance limite le nombre d'enfants.

La natalité a fortement baissé, principalement à cause des transformations culturelles et sociales depuis le XIXe siècle :

  • La hausse du niveau de vie a permis aux individus de vivre mieux, en meilleure santé et moins dangereusement. L'enrichissement collectif a permis de financer des dispositifs d'assurance sociale permettant un meilleur accès de tous aux soins médicaux.
  • La hausse de la scolarisation et de l'emploi féminin ont également contribué au recul de l'âge des femmes lorsqu'elles ont leur premier enfant et à la baisse de la natalité.
  • La connaissance et la diffusion de moyens de contraception a permis de contrôler et de limiter le nombre de naissances.
3

Structure par âge et vieillissement démographique

Outre le ralentissement de la croissance démographique lié au ralentissement de la natalité et de la mortalité, on observe une modification de la structure par âge de la population et une accélération du vieillissement démographique dans les pays développés.

Ainsi, en France, en 2014, les personnes de plus de 65 ans représentent 18% de la population, soit plus du double de ce qu'elles représentaient au début du XXe siècle.

Ce vieillissement résulte du vieillissement des générations issues du baby-boom ("le papy-boom") et de l'allongement de l'espérance de vie.

  • Vieillissement par "le bas" : le recul de la natalité et de la fécondité réduit la part des jeunes dans la population.
  • Vieillissement par "le haut" : le recul de la mortalité aux âges les plus avancés, conjugué à l'augmentation de l'espérance de vie à la naissance, augmente le nombre de personnes âgées au sein de la population.

Dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, le seuil de non-renouvellement des générations est franchi, le mouvement naturel devient négatif.

La modification de la structure démographique selon l'âge a de grandes conséquences sur l'organisation socio-économique d'une société. L'une des principales conséquences porte sur la redistribution des richesses. La population en âge de travailler crée la grande majorité des richesses, qui sont en partie redistribuées au reste de la population. Lorsque la part de la population en âge de travailler diminue dans la population, elle doit donc créer relativement plus de richesses pour subvenir aux besoins de toute la population. Ce phénomène peut être calculé au travers du ratio de dépendance. C'est le rapport entre le nombre d'individus supposés "dépendre" des autres et ceux capables d'assumer cette charge. Pour le calculer, on rapporte généralement le nombre d'individus de moins de 20 ans et de plus de 64 ans à la population de 20 à 64 ans. Selon l'INSEE, ce ratio pourrait atteindre 118 personnes "dépendantes" pour 100 actifs en 2060.

La structure par âge s'étudie à travers la pyramide des âges. En France, celle-ci tend à devenir un rectangle : le vieillissement de la population s'accélère.

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Pyramide des âges de 1901 à 2006

Insee

4

Vieillissement de la population et population active

Population active

La population active désigne l'ensemble des personnes en âge de travailler qui exerçent ou cherchent à exercer une activité professionnelle.

Le nombre d'actifs dépend de variables démographiques (il augmente lorsque des générations plus nombreuses sont en âge de travailler), mais aussi de variables juridiques (par exemple le recul de l'âge à la retraite) et sociales (par exemple l'entrée sur le marché du travail des femmes augmente la population active, mais celle-ci diminue si les individus poursuivent des études plus longues). La population active tend à vieillir, c'est-à-dire que l'âge moyen de la population active augmente. Cela se fait "par le haut" de la pyramide des âges avec l'élévation de l'âge à la retraite (en France, la réforme de 2010 a porté l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans) et "par le bas" avec l'augmentation de la durée des études qui fait que les nouvelles générations entrent plus âgées dans la population active.

On peut s'interroger sur les effets du vieillissement de la population sur la productivité et la croissance économique. En moyenne, le salaire des actifs en emploi augmente avec l'âge, mais on peut se demander si ce salaire suit une augmentation de la productivité des salariés. Or, les effets du vieillissement de la population sur la productivité sont très mal connus. On peut soutenir d'une part que les salariés peuvent perdre en productivité avec l'âge, du fait notamment de leur vieillissement physique. Cependant, au fil de leur carrière, les salariés accumulent aussi du capital humain, qui résulte des effets d'apprentissages et d'expériences.

L'immigration est enfin un facteur qui peut permettre à un pays de diminuer l'écart entre actifs et inactifs et de diminuer le ratio de dépendance, car les migrants sont souvent plus jeunes que la moyenne de la population d'accueil. La politique d'immigration est donc une question centrale pour les pays européens, qui connaissent un vieillissement démographique rapide. Sans immigration, la population active européenne diminuerait (de 100 millions d'ici 50 ans) et le nombre de personnes de plus de 65 ans (ainsi que le ratio de dépendance) augmenterait sensiblement.

II

L'impact des variables démographiques sur les comportements économiques

A

La théorie du cycle de vie

1

Le cycle de vie

La théorie du cycle de vie est développée par l'économiste américain Franco Modigliani en 1954. Il décrit le comportement d'épargne et de consommation d'un individu au cours de sa vie. Modigliani fait de l'âge un déterminant du comportement d'épargne. Les hypothèses du modèle sont que l'individu ne gagne des revenus que pendant sa vie active (il n'y a pas de système de retraite). Il change donc de comportement d'épargne pour maintenir tout au long de sa vie un certain niveau de consommation fixe (ou légèrement croissant), de sorte à ne plus avoir d'épargne ni de dette au moment de sa mort.

Épargne

L'épargne correspond à la part du revenu qui n'est pas consommée. Comme le revenu, elle est un flux régulier, qui alimente un stock : le patrimoine.

Le cycle de vie est modélisé en trois phases :

  • Avant et au début de la vie active : les revenus sont faibles, voire nuls tant que l'individu ne travaille pas. Les individus utilisent ces revenus pour consommer, et n'épargnent pas, voire ils s'endettent (par exemple pour acheter une maison). Le taux d'épargne est donc négatif.
  • La vie active : ayant des revenus réguliers, l'individu en consomme une partie et utilise le reste pour rembourser ses dettes puis épargner en vue de la retraite. Le taux d'épargne est positif, et les individus se constituent peu à peu un patrimoine.
  • Après la vie active : les individus n'ont plus de revenus, et ils consomment peu à peu leur stock de patrimoine. Ils ont donc un taux d'épargne négatif.
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Le diagramme du cycle de vie
2

Cycle de vie et épargne globale

Le modèle du cycle de vie permet de comprendre les effets des évolutions démographiques sur le taux d'épargne global d'une société.

  • Les pays qui ont une population jeune ont un taux d'épargne relativement faible, car leur population est majoritairement composée d'individus qui s'endettent avant ou au début de leur vie active, ou ont des dettes à rembourser.
  • Les pays dont la population active est vieillissante ont un taux d'épargne élevé, car il s'agit principalement de personnes qui ont constitué un patrimoine pendant leur vie active. Cependant, à partir de la fin de la vie active, l'épargne diminue. Les pays avec une population très vieillissante et qui se compose de plus en plus de retraités voient donc leur épargne diminuer.

Les disparités démographiques entraînent donc des équilibres épargne-investissement différents selon les pays.

3

Les limites de l'approche par le cycle de vie

On peut noter plusieurs limites à l'approche par le cycle de vie. Le modèle de Modigliani ne rend pas forcément compte fidèlement de la réalité, notamment parce qu'il ne prend pas en compte l'existence de systèmes de retraites qui assurent un revenu aux retraités. Le taux d'épargne des plus de 70 ans peut par ailleurs rester élevé, d'une part parce que les individus ne connaissent pas la date de leur fin de vie (et ont tendance à garder des ressources pour une vie plus longue), et d'autre part parce qu'ils ont souvent une volonté de transmettre un héritage.

De plus, le modèle ne tient pas compte de variables comme les taux d'intérêt, qui influencent le taux d'épargne (le taux d'intérêt rémunère l'épargne des agents). Lorsque le taux d'intérêt augmente, il devient plus intéressant d'épargner que de consommer, et l'épargne des individus augmente. C'est l'effet de substitution. Il peut cependant y avoir un effet revenu qui joue dans le sens inverse. Lorsque le taux d'intérêt augmente, l'épargne déjà placée rapporte plus. Les individus peuvent donc choisir de garder un même niveau de rémunération de leur épargne tout en épargnant moins, et en consacrant le surplus de revenu non-épargné à la consommation.

La conjoncture économique peut aussi jouer un rôle sur les taux d'épargne, car les anticipations des agents peuvent les inciter à constituer une épargne de précaution s'ils sont plutôt pessimistes (par exemple s'ils pensent qu'ils risquent de perdre leur emploi avant l'âge de la retraite), ou à augmenter le montant de leur épargne s'ils pensent que l'inflation va augmenter (et donc que le pouvoir d'achat de l'épargne va diminuer).

Enfin, les différences de taux d'épargne dans le temps ne sont pas dues uniquement à des effets d'âge, c'est-à-dire une variation qui ne dépend que de l'âge des individus. Il peut également y avoir des effets de génération, lorsque le parcours des différentes générations, leurs "vécus" montrent des taux d'épargne différenciés. Par exemple, des générations ayant connu des périodes de crise, de pauvreté ou de guerre peuvent être plus pessimistes et prévoyantes que des générations qui n'ont connu que la croissance. Les individus des premières générations ont alors un taux d'épargne plus élevé que ceux des secondes, à tous les âges de leur vie.

B

Épargne et croissance économique

Selon l'analyse classique et néoclassique, l'épargne est une décision individuelle qui représente un renoncement à la consommation immédiate et permet d'investir. L'investissement est la condition de l'accumulation du capital, que les néoclassiques considèrent comme la première source de croissance. Investir permet de disposer de plus de moyens de production, donc de produire plus, et permet ainsi la croissance économique. Si l'épargne est insuffisante, il n'y a pas de financement de l'investissement et la croissance est réduite, puisqu'on ne peut pas acquérir de nouvelles capacités de production. Pour les néoclassiques, l'épargne est le seul financement possible de l'investissement (même lorsque l'on emprunte, on utilise), et elle est le moteur de la croissance.

Keynes adopte une perspective différente. Pour lui, il y a bien égalité comptable, au niveau de l'économie entière, entre épargne et investissement, mais la question est de savoir à quel niveau les deux se fixent. Au contraire de l'économie classique, Keynes raisonne sur une économie où tous les facteurs ne sont pas employés, et où il est possible d'augmenter (ou de diminuer) la production sans faire varier la quantité de facteurs. Il explique qu'on ne peut pas uniquement considérer que l'épargne contraint l'investissement, mais aussi que l'investissement contraint l'épargne.

À travers le mécanisme du multiplicateur, la décision d'investir pour produire plus peut créer de l'épargne. En effet, une augmentation de l'investissement a pour conséquence une augmentation de la production, donc une augmentation des revenus des agents qui consomment et épargnent ces surplus de revenu, ce qui compense l'investissement initial. Mais si les agents veulent subitement épargner plus sans que les entreprises aient décidé d'investir moins (par exemple si les agents sont pessimistes et craignent une perte de revenus à l'avenir), alors ils vont diminuer leur consommation. Sachant cela, les entreprises doivent diminuer leur niveau de production, ce qui fait diminuer les revenus globaux. C'est une diminution de la demande effective. Au final, les agents épargnent donc une partie plus importante des revenus, mais le montant de ces revenus a diminué : ils épargnent donc toujours un même montant, égal à l'investissement. Si Keynes retrouve ainsi l'égalité entre épargne et investissement, il montre, contrairement aux classiques, que c'est l'investissement qui contraint le montant de l'épargne, et que cela peut résulter en un équilibre de sous-emploi (ici, la production et les revenus ont diminué lorsque le taux d'épargne a augmenté). Dans des conditions de sous-emploi des facteurs, l'épargne peut donc constituer un frein à la croissance.

En économie fermée, les ressources d'une économie sont estimées par le PIB (Y) et sont destinées à des emplois (la consommation C et l'investissement I), et donc une diminution de l'investissement. En effet, en économie fermée, l'épargne est égale à l'investissement.

Y=C+I

La production donne lieu à des revenus (Y) qui sont destinés à la consommation (C) et à l'épargne (S). D'où :

Y=C+S

D'où un équilibre qui peut se traduire par :

C+S=C+I

S=I

En économie fermée, l'épargne est égale à l'investissement.

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