Première ES 2016-2017
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Première ES 2016-2017

Les grandes questions que se posent les économistes

La science économique est une science de choix car elle a pour objet l'étude de la rareté. Le choix et le raisonnement coût-bénéfice sont au cœur de l'analyse économique. L'économie étudie par ailleurs l'acteur individuel (les individus et les entreprises) mais également les choix collectifs. La production de richesses résulte ainsi d'un calcul économique optimal et permet la redistribution des richesses et par là la consommation, limitée par l'existence d'une contrainte budgétaire. L'étude du champ économique doit enfin se faire dans un contexte d'ouverture internationale.

I

Comment faire des choix sous contrainte ?

A

Des ressources limitées

Les ressources comme le pétrole, le charbon ou encore l'eau sont épuisables. Ce sont des biens économiques qui existent en quantités limitées. La consommation de ces biens a un impact non négligeable sur les stocks disponibles et peut risquer de les épuiser.
Les besoins sont illimités mais la consommation dépend donc de la rareté des biens et non pas seulement de la subjectivité des goûts.
La rareté concerne les ressources disponibles pour produire les biens et services qui permettront de satisfaire les besoins des individus.

La science économique est considérée comme une science de choix : les individus et la société sont contraints de faire des choix, la science économique analyse les choix rendus nécessaires par la rareté des ressources.
D'une manière générale, l'économiste raisonne à l'aide de modèles qui permettent de simplifier et de mieux appréhender la réalité.

Par exemple, on modélise souvent les choix du consommateur en supposant qu'il doit choisir entre deux biens disponibles. Dans la réalité, les consommateurs choisissent entre des possibilités bien plus nombreuses, mais un modèle à deux biens permet d'étudier et de comprendre plus facilement les mécanismes du choix, avant d'essayer de les étendre à des situations plus complexes.

B

Les choix effectués par les consommateurs

1

L'utilité marginale

Utilité

L'utilité désigne la satisfaction que retire un individu d'une activité ou de la consommation d'un bien ou d'un service.

Si un individu qui a faim consomme une première part de pizza, elle lui apportera une grande satisfaction (ou utilité), puisqu'elle satisfera en grande partie sa faim.

Les consommateurs vont chercher à maximiser leur satisfaction. C'est la notion d'utilité qui va permettre de mesurer celle-ci.

  • L'utilité totale est l'utilité apportée par l'ensemble des unités consommées. Elle augmente avec les quantités consommées mais de moins en moins vite.
  • L'utilité marginale est la satisfaction apportée par la dernière unité consommée. Elle est généralement décroissante, ce qui explique que l'utilité totale augmente de moins en moins vite.

Si l'individu consomme une deuxième part de pizza, elle lui apportera encore une utilité, mais sans doute un peu plus faible : l'individu a déjà moins faim. La quatrième part ne lui apportera presque aucune utilité, car l'individu n'a sans doute plus faim au moment où il la consomme. L'utilité marginale de la quatrième part de pizza est donc faible.

Il faut toutefois tenir compte des préférences individuelles des consommateurs : la subjectivité des goûts et le contexte permettent de comprendre pourquoi les individus effectuent des choix différents et retirent une satisfaction différente à la consommation d'un même bien.

Pour un individu qui préfère les hamburgers aux pizzas, l'utilité apportée par une unité de hamburger est supérieure à l'utilité apportée par une unité de pizza. C'est le contraire pour un individu qui préfère les pizzas aux hamburgers.

2

La contrainte budgétaire

La première conséquence de la rareté est que l'obtention de biens et de services a un prix. Ce prix est souvent d'autant plus élevé que les biens et services demandés sont rares.

La consommation d'un individu est limitée par les ressources dont il dispose. Ces ressources sont principalement le pouvoir d'achat et le temps, puisque les deux sont disponibles en quantités limitées pour l'individu, qui doit donc choisir à quoi il les consacre.

On peut modéliser une contrainte budgétaire en supposant deux choses :

  • Les individus cherchent à maximiser leur satisfaction.
  • Les individus choisissent entre deux usages possibles de leurs ressources (par exemple, ils choisissent entre deux biens à acheter avec leurs revenus disponibles, ou entre deux activités à faire pendant leur temps libre).
Contrainte budgétaire

La contrainte budgétaire est un ensemble formé par le revenu du consommateur et le prix des biens et services consommés.

Si un consommateur a le choix entre des gâteaux (4€ pièce) et des viennoiseries (2€ pièce) avec un budget de 100€, il peut acheter uniquement des gâteaux (25 pièces) ou uniquement des viennoiseries (50 pièces). Il peut aussi acheter un "panier" de consommation intermédiaire, c'est-à-dire une combinaison des deux biens.

Quantité de gâteaux (4€)2520151050
Quantité de viennoiseries (2€)01020304050

Les colonnes du tableau représentent différents paniers de consommation accessibles à l'individu.

-

La droite pleine en bleu qui relie les deux axes est la droite de contrainte budgétaire. Tous les paniers de consommation que l'individu peut acheter se trouvent sur cette droite et au-dessous.

  • Les paniers qui se trouvent sur la droite de contrainte budgétaire maximisent l'utilité du consommateur, puisqu'en choisissant ces paniers, le consommateur dépense tout son budget dans l'achat de biens.
  • Si on consomme un panier qui se trouve sous la droite de contrainte budgétaire, on ne dépense pas tout son budget dans l'achat des biens.
  • Les pointillés indiquent un panier de biens accessible au consommateur, et dans lequel il dépense tout son budget : un panier de 15 gâteaux et 20 viennoiseries.
Prix relatif

Le prix relatif est le prix d'un bien par rapport au prix d'un autre bien, autrement dit c'est le prix d'un bien exprimé en quantité de l'autre bien.

Si le prix d'un gâteau est de 4€ et le prix d'une viennoiserie de 2€, le prix relatif d'une viennoiserie par rapport à un gâteau est de 24=0,5

Une viennoiserie équivaut à (ou "coûte") 0,5 gâteau.

II

Production et mesure

A

Définir la production

Production

La production est une activité humaine qui consiste à combiner des ressources (en main-d'œuvre, en matières premières, en équipements et en biens et services), afin de créer des biens et services propres à satisfaire des besoins individuels et collectifs.

Le terme de "production" désigne également le résultat de cette activité.

La production peut être matérielle (biens) ou immatérielle (services). On distingue par ailleurs :

  • Les biens de production (des bâtiments, une machine à coudre)
  • Les biens de consommations intermédiaires (du fil, du tissu)
  • Les biens de consommation finale (un jean)

La référence au marché dans la définition de la production permet de distinguer production marchande et non marchande.

Production marchande

La production marchande est une production de biens et services destinés à être vendus sur le marché à un prix couvrant les coûts de production.

Les baskets produites par l'entreprise A constituent une production marchande : elles sont réalisées par le biais de facteurs de production et sont destinées à être vendues sur le marché à un prix couvrant les coûts de production.

Production non marchande

La production non marchande est une production qui n'est pas destinée à être vendue sur le marché. Elle est souvent fournie à titre gratuit ou quasi gratuit aux consommateurs, c'est-à-dire à un prix très inférieur au coût de production. Comme la production marchande, la production non marchande est réalisée par des facteurs de production obtenus sur le marché.

La défense nationale est une production non marchande : elle est réalisée par le biais de salariés rémunérés et est fournie à titre gratuit ou quasi gratuit.

B

Mesurer la production de richesse : la valeur ajoutée

1

La valeur ajoutée

La production est l'objet d'une mesure. La production en volume correspond à une mesure par des unités physiques (des quantités).
Mais elle ne permet pas de mesurer les différents biens et services produits. Par exemple, on ne peut additionner les bouteilles de lait produites par un agriculteur avec les fromages de vache qu'il produit. Il faut donc une unité de mesure commune pour additionner des productions différentes : les prix permettent alors d'obtenir la production en valeur (ou valeur de la production).

Production en valeur

La production en valeur se mesure par :

Production en valeur = Quantités produites×Prix de vente

On utilise généralement le chiffre d'affaires (soit le montant total des ventes) pour les entreprises de services, car les services ne sont pas stockables.

La valeur de la production non marchande est estimée par le biais du coût de production, car elle n'a pas de prix de marché.

La production en valeur est mesurée par les quantités produites et non les quantités vendues : il peut y avoir un écart important entre les quantités effectivement vendues et celles produites (par exemple si l'entreprise garde des stocks, fait des invendus ou des pertes de marchandises, etc.). La production en valeur ne correspond donc pas toujours au chiffre d'affaires.

Pour mesurer la production annuelle d'une économie, c'est-à-dire les richesses nouvellement créées, on utilise la valeur ajoutée. Elle correspond à la différence entre la valeur de la production et les consommations intermédiaires.

Consommations intermédiaires

Les consommations intermédiaires correspondent aux biens et services transformés ou détruits dans le processus de production.

Pour produire du pain, le boulanger a besoin de farine et d'électricité pour faire fonctionner son four : ce sont des consommations intermédiaires.

Valeur ajoutée

La valeur ajoutée mesure la richesse nouvellement créée par une entreprise au cours de son cycle de production. Elle est égale à la différence entre la valeur de la production et les consommations intermédiaires.

Pour produire des meubles, l'entreprise A a besoin de planches, qu'elle achète à l'entreprise B pour un montant de 1000€.
L'entreprise A produit des meubles pour un montant de 3000€.
Les planches représentent pour A les consommations intermédiaires (elles sont transformées au cours du processus de production).

La valeur ajoutée produite par l'entreprise A est égale à 3 0001 000=2 000

Valeur ajoutée

Valeur ajoutée=Production en valeurConsommations intermédiaires

Dans le cas de la production de services non marchands, la mesure de la valeur ajoutée ne permet pas de bien saisir la valeur créée. En effet, la valeur ajoutée est calculée à partir des coûts de production, mais ceux-ci ne permettent pas de rendre compte du volume et de la qualité des services produits.

2

Le Produit Intérieur Brut

Produit intérieur brut (PIB)

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées produites par les unités économiques résidentes d'un pays. Les variations du PIB permettent de mesurer la croissance économique de ce pays.

PIB

On calcule le PIB avec la formule :

PIB=Somme des valeurs ajoutées des unités économiques résidentes+Impôts sur les produitsSubventions sur les produits

On retient habituellement cette formule sous la forme développée suivante :

PIB=Somme des valeurs ajoutées des unités économiques résidentes+TVA+Droits de douaneSubventions aux importations

Le PIB est dit brut car il inclut l'amortissement (c'est-à-dire le coût de remplacement des équipements de production usés ou détruits). Le PIN (Produit intérieur net) correspond au PIB sans les amortissements.

Le PIB mesure la contribution des unités économiques résidentes : cela signifie que l'activité d'une entreprise étrangère résidant en France est comptabilisée dans le PIB, alors que l'activité d'une entreprise française exerçant son activité à l'étranger ne l'est pas. Le PNB (Produit national brut) permet de regrouper les valeurs ajoutées réalisées par les secteurs institutionnels nationaux sur le territoire national et à l'étranger.

Le PIB est un indicateur de santé de l'économie et permet d'effectuer des comparaisons entre les pays. Toutefois, il ne permet pas de mesurer le bien-être et comptabilise des activités considérées comme nuisibles (dégâts sur l'environnement par exemple).

Les accidents de la route génèrent de la richesse car ils mobilisent l'activité des pompiers, des gendarmes ou encore des dépanneurs. Pourtant cette augmentation du PIB ne sera pas synonyme d'une amélioration du bien-être.

III

Répartir les revenus et les richesses

A

La répartition de la valeur ajoutée

La production achevée, il convient de rémunérer les différents acteurs ayant pris part à la production.

  • Les salariés : ils ont fourni leur force de travail et sont rémunérés par le biais d'un salaire brut.
  • Les actionnaires : ils ont apporté des capitaux à l'entreprise et sont rémunérés par le biais de dividendes.
  • Les banques : elles ont prêté des fonds à l'entreprise et sont rémunérées par le biais d'intérêts.
  • L'État : il perçoit des impôts sur la production et sur les sociétés. Les investissements publics (comme l'entretien des réseaux routiers) participent à la production (dans cet exemple, en permettant le transport routier des marchandises).

Le partage de la valeur ajoutée fait l'objet de tensions, notamment dans la répartition entre la part attribuée à la rémunération des salariés et le profit, mesuré par l'Excédent brut d'exploitation (EBE). L'EBE est ce qui reste de la valeur ajoutée une fois les salariés rémunérés et les impôts sur la production payés. Il se décompose en rémunération des actionnaires et des créanciers, en paiement de l'impôt sur les sociétés et en épargne brute.

-

Profit

Le profit, au sens comptable du terme, correspond à la différence entre les recettes et les coûts. Pour la comptabilité nationale, il correspond à l'Excédent brut d'exploitation (EBE).

Salaire

Le salaire est la rémunération que perçoivent les salariés. Le salaire brut correspond au salaire net versé au salarié, augmenté des cotisations sociales prélevées par l'État. Le salaire net est donc le salaire réellement perçu par les salariés.

Ne pas confondre salaire et coût salarial :

  • Le salaire brut correspond au salaire net augmenté des cotisations sociales à la charge du salarié.
  • Le coût salarial correspond au salaire brut augmenté des cotisations sociales patronales (à la charge de l'employeur).
B

Répartition primaire des revenus et redistribution

1

La répartition primaire des revenus

La répartition primaire des revenus résulte du partage de la valeur ajoutée. Les revenus primaires rémunèrent la participation des agents à la production :

  • Les revenus du travail : il s'agit des salaires.
  • Les revenus de la propriété (appelés aussi revenus du patrimoine ou du capital) : ils rémunèrent les agents ayant apporté du capital financier (loyers, dividendes, intérêts).
  • Les revenus mixtes : ils rémunèrent l'apport du travail et du capital par une même personne pour une même activité productive (notamment les entrepreneurs individuels).
2

La répartition secondaire des revenus : la redistribution

La répartition secondaire des revenus correspond aux revenus issus de la redistribution : ce sont les revenus de transfert. La redistribution modifie la répartition primaire en prélevant des impôts et des cotisations sociales sur les revenus primaires. Ces prélèvements obligatoires donnent lieu à des prestations sociales destinées à couvrir les individus contre un certain nombre de risques sociaux (vieillesse, maladie, maternité, chômage etc.).

Les prestations sociales répondent à deux logiques :

  • Une logique d'assurance : elle permet aux travailleurs de se prémunir contre le risque de perte de revenus. Les travailleurs cotisent une partie de leur salaire en échange de la garantie d'obtenir des revenus s'ils cessent de travailler. On parle de redistribution horizontale : elle bénéficie à tous les ménages, quel que soit leur niveau de revenus.
  • Une logique d'assistance : elle permet de réduire les inégalités de richesses. Elle consiste en un transfert des ménages les plus riches vers les plus pauvres, et couvre les risque sociaux même pour les ménages qui n'ont aucun revenu (il s'agit par exemple du Revenu minimum d'insertion, remplacé par le Revenu de solidarité active, versé sans condition). On parle de redistribution verticale.
Revenus de transfert

Les revenus de transfert désignent les prestations sociales versées par les administrations publiques aux ménages et financées par les impôts et les cotisations sociales.

Les allocations familiales et les allocations chômage sont des revenus de transfert.

Revenu disponible

Le revenu disponible correspond au revenu dont dispose un individu pour consommer ou épargner.

Revenu disponible=Revenus primairesPrélèvements obligatoires+Revenus de transfert

IV

Les grands équilibres macroéconomiques

A

Le circuit économique

Le circuit économique est une représentation simplifiée de l'économie permettant de mettre en évidence les relations entre les acteurs, regroupés en secteurs institutionnels.
On distingue :

  • Les ménages, qui représentent l'ensemble des personnes partageant un même domicile. Leur fonction principale est de consommer et ils perçoivent le revenu disponible brut.
  • Les sociétés non financières (les entreprises), dont le but principal est de produire des biens et des services pour satisfaire les besoins des individus et dont les ressources proviennent des recettes liées à la vente de ces biens et services.
  • Les sociétés financières, dont le but est de mettre en relation les agents ayant des besoins de financements (généralement les entreprises) et les agents ayant des capacités de financement (généralement les ménages).
  • Les administrations publiques, dont le but est de produire des biens et des services non marchands et dont les ressources proviennent des prélèvements obligatoires (impôts et taxes).
  • Les Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM), dont le but est également de produire des services non marchands et dont les ressources proviennent des dons. Il s'agit essentiellement d'associations : sportives, culturelles, religieuses, politiques, etc.
  • Le reste du monde, qui regroupe tous les agents économiques étrangers en relation économique avec la nation.

On regroupe les flux monétaires en trois opérations :

  • Les opérations sur biens et services : l'origine des biens et services (production nationale, importation) et leurs utilisations (consommation, investissement, exportation)
  • Les opérations de redistribution : ce sont les opérations de répartition entre les différents secteurs (prestations sociales par exemple)
  • Les opérations financières : relatives aux instruments de placement et de financement (prêts, emprunts)

Le schéma suivant met en évidence les flux entre cinq des six secteurs institutionnels. C'est un circuit économique simplifié.

-

La représentation du circuit économique au niveau national, qui sert de référence pour les politiques publiques, s'appelle la "comptabilité nationale". Elle rend compte de l'ensemble des flux monétaires qui circulent entre les secteurs institutionnels. En France, la comptabilité nationale est réalisée annuellement par des statisticiens de l'État.

B

L'équilibre emplois-ressources

1

Définition

  • L'approche microéconomique permet d'étudier les choix sous contraintes effectués par chaque type d'acteur ou sur un marché spécifique.
  • L'approche macroéconomique va permettre d'étudier les agrégats. Les agrégats sont des grandeurs économiques qui rassemblent et résument l'activité économique nationale, comme le PIB par exemple. La comptabilité nationale va ainsi retracer toutes les opérations de production, de consommation et d'investissement, au niveau du pays tout entier. L'approche macroéconomique permet de prendre en compte l'ensemble des décisions des acteurs aboutissant à la mise à disposition de biens et services (ressources) et l'utilisation de ces mêmes biens et services (emplois).

En comptabilité nationale, "ex post" (c'est-à-dire une fois tous les échanges réciproques pris en compte), les ressources des uns sont les emplois des autres, ce qui explique l'appellation "équilibre emplois-ressources". Les ressources correspondent grossièrement à l'offre au niveau national (l'ensemble des productions disponibles) et les emplois à la demande (les acquisitions et utilisations qui sont faites de cette production).

RessourcesEmplois
  • Production nationale (PIB)
  • Importations (M)
  • Consommation Finale (CF)
  • Investissement (FBCF)
  • Variations de stocks (VS)
  • Exportations (X)

La dépense de consommation finale des agents (CF) désigne la consommation privée (des ménages) ainsi que la consommation de biens et services des administrations publiques. Il est possible de décomposer la DC en consommation privée (C) et consommation des administrations publiques (G).

FBCF (Formation brute de capital fixe)

La FBCF est un agrégat qui désigne la valeur des biens durables acquis et prévus pour être utilisés pendant au moins un an au cours du processus de production. La FBCF permet de mesurer les investissements de tous les agents économiques et comptabilise désormais les investissements immatériels (comme les logiciels).

Équilibre emplois-ressources

L'équilibre emplois-ressources est une égalité comptable ex post qui correspond à l'égalité entre les ressources et les emplois d'une nation.

PIB + M = FBCF + CF + X ± VS

Ou (si on différencie consommation privée et publique)

PIB + M = FBCF + C + G + X ± VS

Un équilibre comptable ex post est une situation constatée après la réalisation des choix, en opposition à un équilibre ex ante qui une situation caractérisée par les choix et projets des agents avant qu'ils ne les réalisent vraiment. Les décisions prises réellement peuvent s'avérer différentes des projets envisagés.

La variation des stocks (VS) est la différence de valeur de la production entre le moment où elle est produite (elle entre en stock) et celle où elle est achetée (elle sort du stock). Concrètement, cette grandeur correspond à la différence entre les emplois et les ressources : elle permet d'équilibrer l'équation. L'équilibre comptable entre emplois et ressources est donc toujours réalisé.

2

Les sources de déséquilibres

L'intérêt de l'équilibre emplois-ressources est qu'il permet de mettre en évidence les parts respectives de chaque composante de la production nationale. Il permet donc d'étudier les sources de la croissance économique.

PIB

PIB = CF + FBCF ± VS + X - M

Ou (si l'on distingue la consommation privée et publique)

PIB = C + G + FBCF ± VS + X - M

Le PIB est l'outil de mesure de la croissance économique d'une économie nationale. Chaque partie constituante du PIB est donc l'objet d'une analyse. Par exemple, on pourra étudier :

  • Le solde extérieur (mesuré par la grandeur X-M), c'est-à-dire la différence entre les exportations et les importations. Si les importations excèdent les exportations, le solde extérieur est négatif, et le PIB diminue.
  • Le rapport entre l'offre et la demande globale (mesuré par la grandeur C + FBCF + X – M) : si l'offre excède la demande, les stocks vont augmenter, ce qui peut provoquer à la période suivante une baisse de la production. Lorsque la production baisse, les entreprises licencient ou baissent les salaires, ce qui a par exemple des conséquences sur le pouvoir d'achat des ménages.
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