Première S 2015-2016
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Première S 2015-2016

La République et la question ouvrière : le Front populaire

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Léon Blum

9 avril 1872 − 30 mars 1950

Français

Léon Blum, ancien élève de l'École Normale Supérieure, devient journaliste et critique littéraire. C'est l'affaire Dreyfus qui conduit Léon Blum, un ardent dreyfusard, à faire de la politique de façon plus active. Il rejoint les socialistes et devient membre de la SFIO. Il entre dans la vie politique après la guerre et devient député en 1919. En 1920, il fait partie de la minorité socialiste qui refuse de rallier la IIIe Internationale et qui rompt avec les communistes. La victoire du Front Populaire, en juin 1936, lui permet d'être nommé président du Conseil. Il forme son gouvernement, mais doit rapidement faire face aux mouvements de grève de 1936 et signe les Accords Matignon, qui vont beaucoup plus loin que ce que prévoyait le programme du Front Populaire.

Cependant, Léon Blum est affaibli par le mécontentement des ouvriers qui jugent la mise en place des réformes trop lente, par l'opposition des milieux conservateurs et par les attaques et les calomnies de la presse nationaliste. Il est mis en minorité par les députés et doit démissionner en juin 1937. En 1940, Léon Blum fait partie des députés qui refusent de voter pleins pouvoirs à Pétain. Il est alors arrêté et interné. En 1942, accusé de trahison par le régime de Vichy, Blum comparait devant le Tribunal de Riom. Mais sa brillante défense oblige le gouvernement à suspendre les débats et il reste emprisonné. Quand les Allemands occupent la zone sud de la France, Blum est déporté à Dachau puis Buchenwald. Il est libéré en 1945 par l'armée américaine. Après la guerre, il dirige un bref gouvernement pendant un mois (décembre 1946-janvier 1947), chargé de mettre en place les institutions de la IVe République. Il a le temps de lancer le Plan Monnet de reconstruction industrielle, d'arrêter l'inflation et de stabiliser la monnaie avant que son gouvernement ne tombe. Il meurt en 1950.

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Jean Jaurès

3 septembre 1859 − 31 juillet 1914

Français

Jean Jaurès est professeur de philosophie quand il entre en politique en 1885 et rejoint les républicains modérés. Mais peu à peu il évolue vers le socialisme. Il est élu député socialiste de Carmaux en 1893 et soutient les luttes des mineurs de sa circonscription. Il travaille beaucoup à l'unification des socialistes français et crée en 1905 la SFIO. Dans son journal L'Humanité (créé en 1904), il invite les socialistes à abandonner leurs pratiques révolutionnaires et à s'intégrer dans la démocratie parlementaire. Il défend le pacifisme contre la droite nationaliste. Fermement opposé à la guerre, il multiplie les discours de paix et les appels aux peuples. Il est assassiné le 31 juillet 1914 par un ultra-nationaliste.

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Léo Lagrange

28 novembre 1900 − 9 juin 1940

Français

Après des études de droit et de sciences politiques, Léo Lagrange devient avocat et s'inscrit au barreau de Paris. Il adhère à la SFIO après le congrès de Tours (fin 1920). Il devient rédacteur et chroniqueur judiciaire dans le journal, Le Populaire, attaché à la SFIO. Élu député à Avesnes-sur-Helpe (1932 − 1940), il participe au gouvernement du Front Populaire. Il est nommé sous-secrétaire d'État aux Sports et à l'Organisation des loisirs (1936 − 1938). Avec la création des congés payés, il est nécessaire de répondre aux nouveaux besoins des ouvriers qui disposent de temps libre. Léo Lagrange favorise le développement des loisirs sportifs, touristiques et culturels qu'il veut rendre plus accessibles aux masses salariales. Il crée les billets populaires de congés annuels (billets de train à tarif réduit). Il est à l'origine du mouvement des auberges de jeunesse. Il est tué en juin 1940, atteint par un éclat d'obus. Il reçoit la croix de guerre à titre posthume. De nombreux lieux sportifs en France portent son nom, salles de sport, piscines, clubs, salles de fêtes, etc.

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Roger Salengro

30 mai 1890 − 18 novembre 1936

Français

Originaire du Nord de la France, Roger Salengro suit des études supérieures à la faculté des lettres de Lille et adhère à la SFIO. Au début de la guerre, Salengro participe aux combats d'Artois et de Champagne. Il est fait prisonnier le 7 octobre 1915, par les Allemands, mais son chef de bataillon le croit mort, puis le soupçonne d'avoir déserté. (Il est jugé par contumace et acquitté en 1916). En fait, Salengro passe trois années en captivité en Allemagne et finit par arriver dans un camp disciplinaire en Prusse (après une condamnation pour refus d'obéissance). À son retour en France il est très faible et amaigri. Après la guerre, une fois rétabli, il se lance dans le journalisme et devient un militant actif de la SFIO.

Conseiller municipal à Lille, puis conseiller général, il devient maire de Lille en 1925 et député en 1928. En 1936, il participe au gouvernement du Front Populaire. Il est nommé ministre de l'Intérieur. Il présente la loi sur la dissolution des ligues, le 18 juin 1936, ce qui provoque des réactions violentes de la part des mouvements d'extrême droite et des nationalistes. Commence alors contre Salengro une campagne diffamatoire d'articles et de caricatures dans la presse d'extrême droite (surtout Gringoire et L'Action française) qui vise à le déshonorer et à le faire passer pour un lâche, l'accusant d'avoir été déserteur pendant la guerre. Les articles sont repris bientôt dans tous les journaux qui relatent l'affaire et l'opinion publique s'interroge. Salengro doit se justifier et démentir. Les députés de l'Assemblée nationale lui accordent leur soutien (427 voix sur 530). Déprimé et fragile, sensible au mépris d'une partie de l'opinion qui croit ces calomnies, Roger salengro finit par se suicider en s'asphyxiant avec le gaz, à son domicile où il vivait seul depuis le décès de son épouse (1935). Il laisse une lettre à Léon Blum et une lettre à son frère et étale sur la table où il se laisse mourir, des exemplaires du journal Gringoire.

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