Sommaire
ILa laïcité protège la liberté et l'égalitéALa laïcité permet la liberté de conscienceBLa laïcité renforce l'égalitéIILes devoirs liés à la laïcitéALa laïcité impose la discrétion et la toléranceBL'État a un devoir de neutralité Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.
Dernière modification : 24/08/2026 - Conforme au programme 2026-2027
La laïcité protège la liberté et l'égalité
La laïcité permet la liberté de conscience
Liberté de conscience
La liberté de conscience est la liberté de penser comme on veut, de croire ou de ne pas croire, et de changer d'opinion sans être jugé ni puni.
"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public."
Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen (DDHC), article 10
1789
"Chaque enfant a le droit d'exprimer ses opinions et de choisir sa religion, mais aussi le devoir de respecter celles des autres."
Convention internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), articles 12 à 14
1989
Cette liberté de conscience est garantie pour tous les élèves de collège.
- Si un élève croit dans le cadre d'une religion, il a le droit de prier chez lui ou dans son lieu de culte.
- Si un élève ne croit en aucune religion, c'est son droit.
- Personne ne peut être obligé de prier, ni empêché de croire.
- Si un camarade veut changer de religion, il en a le droit.

Extrait de la charte de la laïcité
La laïcité renforce l'égalité
La laïcité garantit que tous les citoyens, croyants ou non, sont égaux devant la loi.
La laïcité garantit l'égalité d'accès aux services publics : école, hôpital, mairie, bibliothèque, transports, etc. Personne ne peut être exclu ou favorisé pour ses convictions.
Au collège, aucun élève ne peut être privilégié ou discriminé à cause de sa religion ou de ses croyances. Par exemple, un élève musulman, catholique, juif, athée ou bouddhiste a exactement les mêmes droits : participer aux cours, aller à la cantine, passer les évaluations, etc. Les programmes scolaires ne privilégient aucune religion.
Les jours fériés religieux chrétiens (comme Noël ou Pâques) existent pour des raisons historiques, mais la loi permet aussi à des élèves ou à des salariés d'autres religions de demander un aménagement pour leurs fêtes (comme Yom Kippour ou l'Aïd).

Extrait de la Charte de la laïcité
Les devoirs liés à la laïcité
La laïcité impose la discrétion et la tolérance
La liberté de conscience s'accompagne de devoirs : respecter les convictions des autres et ne pas imposer les siennes. Dans notre société, tout le monde a le droit de penser différemment, mais la liberté de l'un s'arrête là où commence celle des autres : on ne doit ni moquer, ni critiquer, ni forcer quelqu'un à penser comme soi.
Si un élève cherche à convaincre les autres de pratiquer sa religion au collège, il ne respecte pas la liberté de conscience : il fait du prosélytisme (c'est-à-dire vouloir imposer sa croyance).
15 mars 2004
Loi sur la laïcité à l'école
La loi du 15 mars 2004 interdit le port de signes ou tenues qui manifestent ostensiblement une appartenance religieuse (comme un voile, une kippa, une grande croix, etc.). Cette loi ne vise pas à interdire la religion, mais à protéger les élèves et à préserver un espace d'apprentissage neutre. Un élève a le droit de croire en Dieu, mais il ne peut pas manifester sa foi à l'école par des signes visibles qui pourraient influencer les autres. Une camarade qui ne croit pas en Dieu est tout autant respectée : personne ne peut la forcer à pratiquer une religion. Si un élève refuse d'assister à un cours parce qu'il contredit sa croyance, le professeur rappelle que l'école enseigne des savoirs communs à tous, sans juger les croyances.

Extrait de la Charte de la laïcité
L'État a un devoir de neutralité
Les institutions publiques (comme l'école ou la police) doivent être neutres : elles ne favorisent aucune religion. C'est ce qu'on appelle la neutralité de l'État.
Un professeur, un agent de la mairie ou un policier n'a pas le droit de montrer une préférence religieuse dans son travail : ils doivent rester neutres.
Le maire d'une commune ne peut pas faire installer un symbole religieux dans la mairie, car c'est un lieu public neutre.
Les citoyens peuvent pratiquer leur religion dans leur lieu de culte, mais pas dans les lieux publics où la neutralité est exigée.
9 décembre 1905
Loi qui instaure la séparation des Églises et de l'État
"La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes."
Loi de 1905, article 1
Les lieux de culte (églises, mosquées, temples, synagogues) appartiennent aux collectivités publiques, mais les pratiques religieuses sont libres tant qu'elles respectent les lois.
"La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte."
Loi de 1905, article 2
L'État ne finance ni ne favorise aucune religion.
