Sommaire
ICas généralIILe sujet collectifIIILe sujet éloigné du verbeIVLe sujet inverséVLe sujet réel et le faux sujet Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.
Dernière modification : 02/09/2026 - Conforme au programme 2026-2027
Cas général
Accord du verbe avec le sujet
Le verbe s'accorde toujours en personne (1re, 2e, 3e) et en nombre (singulier, pluriel) avec son sujet.
- Le sujet est le donneur d'accord.
- Le verbe est le receveur d'accord.
Les nuages se dispersent.
Dans la phrase précédente, « les nuages » est sujet du verbe « se disperser ». Il s'agit d'une 3e personne du pluriel.
Lorsqu'il y a plusieurs sujets au singulier, pour un seul verbe, le verbe se met au pluriel.
Ulysse et son compagnon entrent dans la grotte.
Dans la phrase précédente, il y a deux sujets au singulier (« Ulysse » et « son compagnon »). Le verbe est donc au pluriel.
Un même sujet peut être sujet de plusieurs verbes.
Les grenouilles se reposent et s'endorment dans l'eau.
Dans la phrase précédente, « les grenouilles » est sujet des verbes « se reposer » et « s'endormir ». Il s'agit d'une 3e personne du féminin pluriel.
Pour trouver le sujet de la phrase, on peut poser la question :
- « qui est-ce qui ? » si c'est une personne ;
- « qu'est-ce qui ? » dans les autres cas.
Carole aime la mer.
Qui est-ce qui aime la mer ? C'est Carole. Le sujet de la phrase est donc « Carole ».
La pierre roule.
Qu'est-ce qui roule ? C'est la pierre. Le sujet de la phrase est donc « La pierre ».
Le sujet collectif
Sujet collectif
Lorsqu'un groupe nominal est formé d'un nom collectif singulier et d'un complément du nom au pluriel, l'accord se fait au singulier ou au pluriel selon le sens ou le mot sur lequel l'attention est portée.
Une foule de fourmis grouillait sur le sol.
Dans l'exemple précédent, c'est la foule qui grouille. L'accent est mis sur le groupe dans son ensemble, l'accord est donc au singulier.
Une poignée de cailloux ont suffi pour abîmer cet édifice.
Dans l'exemple précédent, l'auteur veut insister sur le fait que ce sont les cailloux qui ont abîmé l'édifice. L'accent est mis sur la pluralité des éléments, l'accord est donc au pluriel.
Les noms collectifs les plus courants sont :
- une foule ;
- une multitude ;
- un tas ;
- une dizaine, une centaine, etc. ;
- une majorité ;
- la plupart ;
- une partie.
Lorsqu'il s'agit d'un regroupement, l'accord se fait souvent au singulier. C'est le cas avec :
- foule ;
- groupe ;
- troupe.
La troupe des comédiens a répété la pièce toute la soirée.
Cas particulier de « la plupart »
Avec « la plupart », l'accord se fait obligatoirement au pluriel.
La plupart des candidats sont déçus du résultat.
Le sujet éloigné du verbe
Dans une phrase, le sujet n'est pas toujours collé juste devant son verbe. Des mots peuvent s'intercaler entre eux :
- un complément de phrase (lieu, temps) ;
- un pronom complément (« le », « la », « les », « lui », « leur ») ;
- une expansion du nom (complément du nom, proposition subordonnée).
Au loin, des voitures, cachées par un brouillard épais, roulaient jusqu'au port.
Dans l'exemple précédent, le sujet « voitures » est séparé de son verbe « roulaient » par le complément de phrase « cachées par un brouillard épais ».
Le chevalier les observe depuis le château.
Dans l'exemple précédent, le sujet « le chevalier » est séparé de son verbe « observe » par le pronom complément « les ».
Le garçon qui habite à côté joue au football.
Dans l'exemple précédent, le sujet « le garçon » est séparé de son verbe « joue » par l'expansion du nom « qui habite à côté ».
Le sujet inversé
Sujet inversé
Le sujet se place parfois après le verbe. On parle alors d'inversion du sujet. On retrouve très souvent cette construction dans :
- les phrases interrogatives (questions) ;
- les textes littéraires ou récits ;
- dans les incises de dialogue.
Où vas-tu ?
Dans la phrase précédente, « tu » est le sujet du verbe « aller ». Il est placé après lui.
Au fond de la vallée coule une rivière limpide.
Qui est-ce qui coule ? C'est une rivière limpide (3e personne du singulier). Le verbe s'écrit « coule » (et non « coulent »).
— Attention au piège ! crient les gardes.
Qui est-ce qui crie ? Ce sont les gardes (3e personne du pluriel).
Le sujet peut être à la fois inversé et éloigné.
Dans la cour jouent, après la récréation, les élèves.
Le sujet réel et le faux sujet
Sujet réel et sujet apparent
Dans les tournures impersonnelles, le pronom « il » n'est que sujet apparent : il ne correspond ni à quelqu'un ni à quelque chose. Le vrai sujet est placé ensuite. On dit que c'est le sujet réel ou sujet sémantique. Dans ce cas, le verbe s'accorde avec le sujet apparent, le pronom impersonnel « il ».
Il est arrivé trois personnes.
Dans la phrase précédente, le sujet est en apparence le pronom « il ». Ce pronom ne correspond ni à quelqu'un ni à quelque chose. Le sujet réel, celui qui fait l'action est « trois personnes ».
Le verbe « est arrivé » s'accorde avec « il », et pas avec « trois personnes ».