Identifier la fonction du langage dans un texte Exercice fondamental

Clique sur la fonction du langage dominante dans le dialogue suivant. 
 

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.
Que voulez-vous donc que je vous apprenne ?

MONSIEUR JOURDAIN
Apprenez-moi l'orthographe.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.
Très volontiers.

MONSIEUR JOURDAIN
Après, vous m'apprendrez l'almanach, pour savoir quand il y a de la lune et quand il n'y en a point.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE
Soit. Pour bien suivre votre pensée et traiter cette matière en philosophe, il faut commencer selon l'ordre des choses, par une exacte connaissance de la nature des lettres, et de la différente manière de les prononcer toutes. Et là-dessus j'ai à vous dire que les lettres sont divisées en voyelles, ainsi dites voyelles parce qu'elles expriment les voix ; et en consonnes, ainsi appelées consonnes parce qu'elles sonnent avec les voyelles, et ne font que marquer les différentes articulations des voix. Il y a cinq voyelles ou voix : A, E, I, O, U.
 

Molière, Le Bourgeois gentilhomme, 1670

Complète la proposition en indiquant quelle est la fonction du langage dominante dans ce discours. 
 

Figurez-vous ces caves dont rien de ce que je vous ai dit ne peut donner l'idée ; figurez-vous ces cours qu'ils appellent des courettes, resserrées entre de hautes masures, sombres, humides, glaciales, méphitique, pleines de miasmes stagnants, encombrées d'immondices, les fosses d'aisance à côté des puits ! Hé mon Dieu ! ce n'est pas le moment de chercher des délicatesses de langage ! […]
Figurez-vous tout cela et si vous vous récriez, et si vous doutez, et si vous niez... Ah ! Vous niez ! Eh bien, dérangez-vous quelques heures, venez avec nous, incrédules, et nous vous ferons voir de vos yeux, toucher de vos mains, les plaies, les plaies saignantes de ce Chris qu'on appelle le peuple !
 

Victor Hugo, « Discours à l'Assemblée nationale », 1850

Sélectionne les deux fonctions du langage qui dominent dans le poème suivant.
 

Il pleure dans mon cœur 
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !
 

Paul Verlaine, Romances sans paroles, 1874