Des ressources et des environnements sous pression en ChineCours

La Chine bénéficie de ressources importantes : des ressources minières et énergétiques, des ressources en eau et des ressources agricoles. Toutefois, ces ressources ne sont pas toujours suffisantes, à cause d'une population très nombreuse. Leur exploitation pose des problèmes environnementaux sans précédent.

Quelles sont les ressources dont dispose la Chine et à quels défis leur gestion est-elle confrontée ?

I

Des ressources importantes mais insuffisantes

A

Les ressources minières et énergétiques

1

Des réserves importantes en charbon

La Chine est de très loin le premier producteur de charbon dans le monde. En 2017, elle a réalisé plus de 46 % de la production mondiale de charbon. Mais elle est également le premier consommateur de charbon : sa consommation représente plus de la moitié de la consommation mondiale en 2017. La Chine consomme plus de charbon qu'elle n'en produit.

La Chine est le premier producteur de charbon dans le monde, suivie de loin par les États-Unis (9,9 %), l'Australie (7,9 %), l'Inde (7,8 %) et l'Indonésie (7,2 %). Les gisements sont principalement concentrés dans le Nord du pays, surtout dans la province du Shanxi située à l'ouest de Pékin (la ville de Datong est surnommée « capitale du charbon ») et dans la province de Mongolie-Intérieure.

Centrale thermique au charbon dans la ville de Shuozhou (Shanxi)
Centrale thermique au charbon dans la ville de Shuozhou (Shanxi)

© Wikimedia Commons

La Chine est aussi le premier consommateur mondial de charbon.

Un Chinois consomme environ 2 fois plus de charbon qu'un Russe et environ 10 fois plus qu'un Français.

La consommation chinoise par habitant est supérieure d'un tiers à celle des États-Unis. Le charbon représente 70 % de la consommation d'énergie en Chine. L'électricité produite en Chine l'est principalement à partir de centrales thermiques au charbon. Les réserves chinoises sont cependant plus faibles que celles des États-Unis, de la Russie et de l'Australie. En 2017, les réserves chinoises sont évaluées à 138,8 milliards de tonnes de charbon, soit 13,4 % des réserves mondiales. Elles se classent derrière celles des États-Unis, de la Russie et de l'Australie. Au rythme actuel de consommation domestique, la Chine disposerait d'environ 39 ans de réserves de charbon sur son territoire contre plus de 350 ans pour les États-Unis.

La Chine consomme plus de charbon qu'elle n'en produit. Autrefois pays exportateur (jusqu'en 2007), elle est le plus grand importateur de charbon du monde. Pour s'assurer un approvisionnement en charbon à long terme, la Chine développe une nouvelle stratégie qui consiste à investir dans des grands gisements à l'étranger, notamment au Bangladesh, au Vietnam, au Pakistan et en Indonésie et dans de nombreux pays d'Afrique.

Un quart des centrales au charbon dans le monde sont aujourd'hui construites ou financées par des entreprises chinoises et la Chine est le premier électricien d'Afrique.

2

Des ressources en pétrole insuffisantes

La Chine détient seulement 1 % de la réserve totale mondiale en pétrole mais en est le premier exportateur. Ses ressources sont insuffisantes et elle doit donc importer du pétrole.

Consommation, production et importation de pétrole en Chine depuis 1980
Consommation, production et importation de pétrole en Chine depuis 1980

© International Energy Statistics, 2019

La production de pétrole chinoise est de 4,8 millions de barils par jour en 2018, ce qui représente 5 % de la production mondiale. La Chine est actuellement le 5e producteur mondial, derrière les États-Unis, l'Arabie saoudite, la Russie et le Canada. La Chine est le deuxième pays du monde pour la quantité de pétrole consommée (derrière les États-Unis). Cette consommation (12,8 millions de barils par jour) représente environ 10 % de la consommation mondiale.

Depuis 2017, la Chine est le premier pays importateur de pétrole. Longtemps, l'exploitation de gisements découverts dans les années 1950 a permis une politique d'autosuffisance. Mais l'accélération de la demande depuis la fin des années 1970 impose à la Chine d'importer du pétrole. Depuis, l'importation joue un rôle de plus en plus important (les importations ont doublé en 10 ans) pour répondre à la demande chinoise.

Les importations permettent aujourd'hui de couvrir 60 % de la consommation de la Chine.

La Russie et l'Arabie saoudite ont été les principaux fournisseurs de pétrole brut de la Chine en 2017. Le pétrole russe représente 10,6 % des importations chinoises. La Chine consomme également beaucoup de pétrole en provenance d'Amérique latine et d'Afrique grâce à des Investissements directs à l'étranger. En effet, depuis 2000, la Chine a élaboré une stratégie qui lui permet de mieux contrôler son approvisionnement en pétrole. Des grandes compagnies pétrolières chinoises se sont installées en Amérique latine et en Afrique pour y exploiter des gisements, y construire des pipelines et des gazoducs, créer des unités de raffinage. Les productions réalisées par ces sociétés représentent près de 3 millions de barils/jour ( \dfrac{1}{4} de la consommation chinoise de pétrole).

3

Des réserves considérables en minerais métalliques

Les réserves chinoises en minerais métalliques (aluminium, cuivre, zinc, plomb, étain) sont considérables mais insuffisantes, à cause des besoins croissants liés à la forte croissance de l'économie chinoise. Pour cette raison, les importations chinoises d'alumine, de cuivre, de zinc, de nickel et de minerai de fer augmentent fortement.

La Chine se distingue à l'échelle mondiale par l'importance de ses « terres rares ». Ce sont 17 éléments métalliques qui ont des propriétés électroniques, catalytiques, magnétiques et optiques telles qu'ils sont indispensables dans de nombreux secteurs industriels :

  • l'automobile ; 
  • l'aéronautique ;
  • toutes les nouvelles technologies (fabrication des écrans plats, des Smartphones, des batteries des voitures électriques, des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, des radars, etc.). 

 

La Chine est le premier producteur mondial de ces minerais et elle détient le quasi-monopole de l'exploitation des réserves mondiales de ces terres rares.

Plus de 70 % de la production mondiale est chinoise.

La Chine est loin devant l'Australie et les États-Unis.

B

Les ressources en eau

1

Des ressources en apparence abondantes

Avec une superficie de 9,6 millions de km2, la Chine dispose de volumes de ressources en eau abondantes. Toutefois, ces ressources ne sont pas suffisantes pour alimenter toute la population.

En Chine, les cours d'eau et les lacs sont très nombreux. Le Yangzi est le premier fleuve de l'Asie et le troisième fleuve du monde.

La quantité totale des ressources hydriques (eaux de surface et eaux souterraines) représente 6,5 % des ressources hydriques du monde.

Les précipitations constituent l'origine principale des ressources en eau en Chine. Ces précipitations ont lieu lors des moussons, épisodes climatiques caractérisés par de très fortes précipitations en Asie du Sud-Est.

Les ressources en eau douce dans le monde (en km3 par an)
Les ressources en eau douce dans le monde (en km3 par an)

© Banque mondiale, 2019

Toutefois, compte tenu de l'importance de la population chinoise, les disponibilités en eau douce par habitant sont très limitées. L'eau disponible par habitant est ainsi nettement inférieure à la moyenne mondiale.

Les ressources en eau douce étaient de 2 050 m3/hab./an en Chine dans les années 2000−2013 alors que la moyenne mondiale est d'environ 6 225 m3/hab./an.

La croissance de la population devrait aggraver le déficit : 619 milliards de mètres cubes par an sont prévus en 2030.

Les ressources en eau douce disponibles par habitant dans le monde
Les ressources en eau douce disponibles par habitant dans le monde

© Banque mondiale

2

Des situations de stress hydrique

La Chine connaît des situations de stress hydrique, c'est-à-dire des situations où le manque d'eau est durable.

Les conditions d'accès à l'eau potable sont très inégales selon les provinces, avec des situations de pénurie d'eau. Les provinces du Nord et de l'Est de la Chine accueillent la moitié de la population, possèdent 53 % des terres cultivées et ne reçoivent que 30 % des ressources renouvelables d'eau. Nombreuses sont donc les provinces qui subissent une situation de stress hydrique avec des disponibilités en eau par habitant nettement inférieures au seuil de pauvreté en eau. La Chine doit donc puiser dans les ressources d'eau souterraine, à un rythme supérieur à celui de leur renouvellement. Les régions de l'Ouest et du Sud-Est s'en sortent mieux car elles bénéficient d'un climat plus humide.

Les ressources en eau potable par habitant selon les provinces
Les ressources en eau potable par habitant selon les provinces

La pénurie d'eau dans les villes chinoises est de plus en plus marquée, notamment en Chine du Nord. La moitié des villes chinoises se trouvent en situation de manque d'eau,  \dfrac{1}{3} sont dans une situation critique. L'eau souterraine représente  \dfrac{1}{3} de l'ensemble des eaux consommées par les villes chinoises. Dans la moitié des villes, l'eau souterraine représente la source principale d'approvisionnement. Or, la surexploitation des nappes phréatiques a provoqué dans de nombreuses villes des problèmes d'effondrement du sol.

La ville de Pékin est confrontée à ce phénomène avec un rythme d'affaissement de 10 à 20 mm/an.

C

Les ressources liées à l'agriculture

1

Des ressources halieutiques importantes

La Chine bénéficie de ressources halieutiques (ressources aquatiques) importantes. Elle est le grand producteur mondial de poissons, et le premier exportateur.

La Chine est le plus grand producteur de poissons dans les secteurs de la pêche et de l'aquaculture :

  • La Chine se distingue par sa pratique de la pêche dans toutes les régions du monde. Les navires chinois pêchent des millions de tonnes dans les eaux territoriales d'autres pays, au large de l'Asie et surtout de l'Afrique (plus de 3 millions de tonnes par an pêchées par des bateaux usine-frigo), au détriment des gouvernements concernés.
  • Les fermes aquacoles chinoises produisent les  \dfrac{2}{3} de la production mondiale en 2017 et près de la moitié de la production d'algues cultivées en 2016.

 

La Chine est également le premier exportateur de poissons.

Les exportations de poissons chinoises représentent 14 % des exportations mondiales en 2016.

2

Une production agricole ne permettant pas l'autosuffisance

La Chine est l'un des premiers pays producteurs agricoles au monde mais cette production ne lui permet pas d'être autosuffisante et de nourrir sa population. 

La production agricole représente environ 10 % du PIB chinois. Les productions végétales sont essentielles : blé, maïs, riz, pomme de terre et autres tubercules, soja, canne et betterave à sucre, fruits et légumes. La Chine produit également du coton.

La Chine est le 1er producteur mondial de blé, de riz, de pommes de terre et le 2e producteur mondial de maïs.

La production liée aux animaux est également importante.

La Chine est le 1er producteur mondial de porcs et de volailles.

La Chine n'est cependant pas autosuffisante. La demande alimentaire augmente et se diversifie avec l'augmentation de la population et l'évolution des modes de vie. La Chine doit donc importer des denrées alimentaires.

La Chine ne couvre que 40 % de sa consommation d'huiles alimentaires, 50 % de sa consommation de sucre et 20 % de sa consommation de soja.

Les principaux fournisseurs de la Chine sont les États-Unis et le Brésil (près de la moitié en valeur de ses importations).

II

Des environnements fragilisés

La forte industrialisation de la Chine et l'exploitation de ses ressources ont conduit à une situation écologique particulièrement catastrophique.

A

Des environnements pollués

1

Un niveau de pollution atmosphérique catastrophique

La Chine est le premier pays émetteur de gaz à effet de serre dans le monde. Cette pollution atmosphérique est responsable de la dégradation de l'environnement et de la mort d'un million de personnes par an.

La situation ne fait qu'empirer. De 2000 à 2013, les émissions de \ce{CO2}  ont augmenté de 9,3 %/an dans le pays.

Émissions de gaz à effet de serre dans le monde
Émissions de gaz à effet de serre dans le monde

© Banque mondiale

La pollution dans les villes est particulièrement alarmante. La mauvaise qualité de l'air des villes chinoises se traduit par des taux élevés d'oxydes d'azote et d'ozone qui menacent la santé des habitants. Plus 90 millions de personnes vivent dans une trentaine de métropoles qui ont subi plus d'un mois d'alerte à la pollution. Pourtant, les normes chinoises sont beaucoup moins strictes que les normes européennes : en Chine, le niveau d'alerte à la pollution est déclenché à partir de 150 μg/m3 d'air de particules fines, soit un seuil six fois supérieur aux normes de l'Organisation mondiale de la santé. Les régions les plus touchées sont le Sud de Pékin et le Nord-Ouest de Shanghai, un autre centre industriel majeur.

Xingtai, une ville de 7 millions d'habitants, est la plus polluée du pays. Elle connaît chaque année plus de 100 jours d'alerte.

Les facteurs de pollution atmosphérique sont multiples :

  • la croissance économique avec la multiplication des usines appartenant d'abord à des multinationales étrangères et des industries lourdes fonctionnant au charbon ;
  • les entreprises d'extraction minière ;
  • l'essor de la société de consommation ;
  • la forte croissance de la circulation automobile. 

 

Les dommages causés sont très graves. Aujourd'hui, le défi écologique est aussi important que le défi démographique.

2

La pollution de l'eau et des sols

La forte industrialisation de la Chine provoque une importante pollution des eaux et des sols. La situation devient très préoccupante.

  • On trouve près de 20 000 usines chimiques implantées le long des fleuves ou des rivières. Elles déversent leurs déchets toxiques directement dans l'eau. 
  • L'agriculture intensive consomme des engrais et des pesticides qui sont des facteurs de la pollution des sols et des eaux.

 

La pollution de l'eau est très préoccupante :

  • 80 % de l'eau des puits souterrains utilisée par les fermes, les usines et les ménages des petites villes de campagne est impropre à la consommation ou à la baignade.
  • 40 % des rivières chinoises sont gravement polluées, dont 20 % à un niveau de grande toxicité. 
  • 60 % des nappes phréatiques sont polluées et ne peuvent servir à la consommation humaine.

 

Les sols pollués de Chine représentent une superficie égale à trois fois la France. Selon une étude menée par le gouvernement chinois, 16 % des terres sont polluées, dont 20 % de terres agricoles.

Près de 10 % de la production de riz commercialisé en Chine serait contaminée au cadmium, un élément chimique classé cancérogène par l'OMS. Ce taux atteindrait 60 % dans certaines provinces.

B

Une volonté nouvelle de protéger les environnements

1

Une population désireuse de protéger l'environnement

La population chinoise est de plus en plus consciente de la situation écologique et souhaite protéger l'environnement.

À mesure que la population chinoise peut profiter de meilleures conditions de vie, elle développe de nouvelles aspirations, dont celle de bénéficier d'une meilleure qualité de vie. La classe moyenne urbaine est en particulier de plus en plus soucieuse de sa santé et de celle de ses enfants, donc de son environnement de vie quotidienne.

Pour faire entendre leur mécontentement, les Chinois multiplient les manifestations. Celles-ci sont souvent circonscrites à un lieu limité, mais elles sont de plus en plus relayées par les réseaux sociaux, malgré la censure de l'État. Ces manifestations concernent les habitants des grandes villes, dans lesquelles les problèmes de santé se multiplient, mais aussi les paysans, dont les terres sont polluées. Les contestations exprimées dénoncent les dangers de la pollution mais elles ont aussi une dimension politique. La population dénonce la corruption des élites politiques et des patrons d'industries, jugés responsables de la dégradation écologique.

Le Centre d'études français sur la Chine contemporaine estime que, chaque année, entre 75 000 et 180 000 (selon les études) manifestations de plus de 100 personnes sont organisées contre la pollution dans les villes. Il y a donc jusqu'à 500 manifestations quotidiennes contre la pollution.

2

Les initiatives locales en faveur de l'environnement

Face à la situation écologique, plusieurs initiatives locales sont prises en faveur de l'environnement : les mégapoles chinoises sont de plus en plus soucieuses de leur image et tentent de réduire leur pollution.

Plusieurs mégapoles chinoises souhaitent intégrer l'archipel métropolitain mondial (ensemble des métropoles mondiales les plus dynamiques qui sont reliées par des flux économiques et de populations). Elles doivent attirer les travailleurs les plus qualifiés, sensibles à la qualité environnementale de leur cadre de vie. Elles tentent donc de réduire leur pollution atmosphérique en limitant la circulation automobile.

Depuis 1986, Shanghai impose des restrictions pour délivrer les plaques d'immatriculation aux automobilistes. À Pékin, les plaques d'immatriculation sont attribuées grâce à une loterie.

Les villes ont aussi investi dans le développement des transports collectifs, notamment le métro.

Shanghai a aujourd'hui le plus vaste réseau de métro au monde.

Une centaine de villes ont également multiplié les pistes cyclables et les services publics de location de vélos.

Parc de vélos publics à louer à Pékin
Parc de vélos publics à louer à Pékin

© Wikimedia Commons

3

Les mesures politiques

Des mesures politiques prises par le gouvernement chinois sont favorables à la protection de l'environnement. La Chine est le premier investisseur au monde dans les énergies renouvelables et le gouvernement chinois agit également pour développer une agriculture plus durable. 

En 1979 est promulguée la première loi de protection de l'environnement. Elle est suivie par l'entrée du pays à l'Organisation mondiale pour la protection de l'environnement en 1980, puis par la création de l'Agence nationale pour la protection de l'environnement en 1984, qui se transforme en ministère en 2008.

Depuis 2014, une des priorités du gouvernement chinois est de réduire la consommation de charbon en accélérant la transition énergétique du pays. On assiste donc au développement des énergies renouvelables et de la production d'énergie nucléaire :

  • La Chine est devenue le leader mondial de la production d'énergie solaire. Elle est à l'origine de 23 % de la production mondiale d'électricité à partir de panneaux solaires. 
  • La Chine est également leader en matière d'énergie éolienne qui fournit 4 % de son électricité et représente près de 25 % du parc éolien mondial. 
  • En 2017, l'Agence de protection de l'environnement nationale a également obligé presque 4 millions de foyers à passer du chauffage au charbon à l'électricité et au gaz naturel.
Champ de panneaux solaires à Dunhuang
Champ de panneaux solaires à Dunhuang

© Wikimedia Commons

Dans sa lutte contre la pollution atmosphérique, la Chine obtient des résultats encourageants :

  • La consommation de charbon a été réduite de 50 % entre 2013 et 2018. 
  • Le taux de particules fines a baissé de 32 % entre 2013 et 2017.

Ces résultats restent insuffisants. La dépendance de la Chine vis-à-vis du charbon demeure forte et son pic d'émissions de gaz à effet de serre ne devrait être atteint qu'en 2300.

Le gouvernement chinois agit aussi pour développer une agriculture plus durable. L'agriculture doit rester performante mais aussi soucieuse des conditions de vie des paysans et prendre davantage en compte le défi environnemental. Le plan voté pour la période 2016−2020 fixe comme objectifs :

  • la concentration des exploitations et leur modernisation par l'utilisation de nouvelles technologies permettant de réduire l'utilisation de produits chimiques ;
  • le contrôle de l'étalement des villes pour protéger les terres agricoles ;
  • la réduction des écarts de revenus entre les villes et les campagnes, notamment par l'augmentation des subventions versées aux paysans en difficulté, ou par des aides versées pour développer l'agrotourisme ;
  • le développement de l'agriculture biologique et le renforcement de la lutte pour renforcer la sécurité alimentaire.