Jules Ferry et l’école primaireCours

Avant la République, des lois sont passées pour que plus d'enfants puissent aller à l'école. Toutefois, sous la IIIe République, Jules Ferry joue un rôle très important dans l'éducation. Il est à l'origine d'une série de lois qui rendent l'école gratuite et obligatoire. Le métier d'instituteur se développe.

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I

Les premières lois pour favoriser l'éducation

Au début du XIXe siècle, la plupart des enfants issus des milieux pauvres travaillent dans les champs ou dans les mines de charbon et permettent à leur famille de gagner un peu plus d'argent. Ils ne vont pas à l'école.

Des lois passent pour que plus d'enfants puissent aller à l'école :

  • En 1833, la loi Guizot oblige les communes de plus de 500 habitants à ouvrir des écoles de garçons.
  • En 1841, une loi interdit le travail des enfants.
  • En 1850, la loi Falloux rend obligatoire l'ouverture d'une école pour filles dans les communes de 800 habitants.

Petit à petit, la fréquentation des écoles devient plus régulière, même si elle reste rare dans les campagnes : l'enseignement coûte cher.

II

Le rôle de Jules Ferry sous la IIIe République

Sous la IIIe République, Jules Ferry est ministre de l'Instruction publique.

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C'est en 1881 puis en 1882 que l'école devient gratuite, laïque et obligatoire pour tous les enfants, garçons et filles, de 6 ans jusqu'à 13 ans. Des instituteurs laïques sont recrutés et formés par l'État. Ce ne sont plus les curés qui assurent l'éducation.

Laïque

Le mot laïque signifie « indépendant de la religion ».

Les instituteurs enseignent surtout la lecture, l'écriture, le calcul. L'éducation morale est essentielle : respect envers les autres, devoirs envers la patrie, etc. Les enfants portent tous les mêmes blouses et écrivent à la plume. Les écoles ne sont pas mixtes : les filles et les garçons sont dans des écoles différentes.

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