Représentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de leurs déplacements Cours

I

Les courbes d'offre et de demande

A

Représentation graphique

Pour tracer les courbes d'offre et de demande sur un graphique, il faut que l'offre soit croissante (plus le prix augmente, plus la quantité augmente puisque produire devient profitable) et que la demande soit décroissante (plus le prix baisse, plus la quantité augmente puisqu'il devient moins cher d'acheter).

Sur le graphique, on remarque que l'offre et la demande se rencontrent (se coupent) pour une quantité Q* et un prix de P*. La vente a toutes les chances de s'effectuer à ce prix et à cette quantité car l'offre et la demande sont d'accord uniquement sur ce prix et cette quantité-là.

Ce point (Q*; P*) est appelé l'équilibre du marché : le prix à l'intersection des courbes est appelé prix d'équilibre (P*) et la quantité à l'intersection est appelée quantité d'équilibre (Q*).

-

La rencontre de l'offre et de la demande sur un marché

B

Les déplacements des courbes de demande et d'offre

1

Les déplacements de la courbe de demande

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Les variations de la demande

La situation de départ est représentée par la droite de demande D1.

  • Lorsque la demande augmente, la courbe de demande se déplace vers la droite (droite D2 sur le graphique). Il y a un nouvel équilibre qui se traduit par des quantités échangées plus importantes et un prix plus élevé (les acheteurs sont prêts à dépenser plus pour avoir un produit).
  • Lorsque la demande baisse, la courbe de demande se déplace vers la gauche (droite D3) et cela fait baisser le prix ainsi que les quantités.
2

Les déplacements de la courbe d'offre

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Les variations de l'offre

La situation de départ est représentée par la courbe d'offre O1.

  • Lorsque l'offre augmente, la courbe d'offre se déplace vers la droite (droite O3 sur le graphique). Il y a un nouvel équilibre qui se traduit par une baisse des prix et une augmentation des quantités échangées. Quand l'offre augmente, le produit devient moins rare, donc son prix baisse.
  • Lorsque l'offre baisse, cela déplace la courbe d'offre vers la gauche (courbe O2 sur le graphique) et cela fait augmenter le prix. Le produit devient plus rare et son prix augmente.
II

Les courbes de coût moyen et de coût marginal

A

Représentation graphique

En général, il existe trois catégories de coûts de production :

  • Le coût total (CT) qui représente l'ensemble des dépenses qu'une entreprise utilise pour produire.
  • Le coût moyen (CM) qui se trouve en divisant le coût total par la quantité produite. Il représente ce que coûte, en moyenne, la production d'une unité.
  • Le coût marginal (Cm) qui représente l'augmentation du coût total causé par la production d'une unité supplémentaire.

Généralement, on représente le coût moyen et le coût marginal sur le même graphique. En abscisse se trouve les quantités de l'objet produit et en ordonnée se trouve le coût (moyen et marginal) exprimé dans l'unité monétaire concernée.

-

Nombre de chaussures produites en fonction du prix

B

Interprétation

En étudiant les courbes de coût moyen et de coût marginal, nous pouvons en conclure que :

  • La courbe de Cm est au début décroissante (ce qui signifie que le coût total augmente de moins en moins au fur et à mesure que l'on produit plus) puis devient rapidement croissante (le coût total augmente de plus en plus).
  • La courbe de CM est décroissante (produire une unité devient en moyenne moins coûteux) mais devient croissante (produire une unité devient en moyenne plus coûteux) et cette croissance est plus tardive que celle de Cm.
  • Pour maximiser son profit, l'entreprise augmente ses quantités produites tant que le prix de vente donné par le marché est supérieur au Cm (qui représente le coût d'une unité supplémentaire produite), c'est-à-dire tant que la variation du coût total est compensée par le prix de vente.
  • La courbe de Cm coupe la courbe de CM en son minimum. En Concurrence Pure et Parfaite (CPP), le prix est égal à ce point (lorsque le Cm est égal au CM). Ce qui revient aussi à dire qu'en situation de CPP, les entreprises vendent des quantités permettant au coût moyen d'être le plus faible possible.

Dans l'exemple ci-dessus, le Cm est égal au CM pour un prix de 30 euros. Donc le prix du marché (en concurrence pure et parfaite) est de 30 euros dans cette situation.