Sixième 2016-2017
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Sixième 2016-2017

Premiers États, premières écritures

Au IIIe millénaire avant J.-C., les premiers États font leur apparition dans le Proche-Orient. En Mésopotamie, ce sont des cités-États dirigées par des rois alors qu'en Égypte, il s'agit d'un grand royaume unifié dirigé par les pharaons. Dans ces régions apparaissent les premières écritures à partir du IIIe millénaire avant J.-C. Les populations de Mésopotamie et d'Égypte sont polythéistes : elles croient en plusieurs dieux.

I

Les premiers États

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L'apparition des premiers États dans le croissant fertile

Le croissant fertile est une zone qui s'étend de l'Égypte à la Mésopotamie en passant par la Syrie. La révolution néolithique débute dans le croissant fertile. En effet, la culture des céréales a pu se développer grâce à la présence de plusieurs fleuves permettant l'irrigation des terres cultivées (en grec, "Mésopotamie" signifie "entre les fleuves", car la Mésopotamie est située entre le Tigre et l'Euphrate). La sédentarisation et l'accroissement de la population ont donné naissance aux premiers villages, aux premières villes puis aux premiers États (en Mésopotamie et en Égypte).

B

Les cités-États de Mésopotamie

Au IIIe millénaire avant J.-C., les cités-États sont gouvernées par des rois. Leur pouvoir est héréditaire, c'est-à-dire qu'il se transmet de père en fils. Pour gouverner, ils s'entourent de fonctionnaires sachant lire et écrire : des scribes. Ces rois permettent d'assurer l'ordre mais aussi de réaliser les constructions nécessaires au bon fonctionnement de la cité (palais, temples, murailles, ports, etc.) Certains de ces rois se lancent dans des campagnes militaires afin d'accroître leurs territoires.

Sargon d'Akkad crée un empire vers 2300 avant J.-C.

Ur-Nammu, roi de la cité d'Ur, conquiert une multitude de cités-États vers 2100 avant J.-C.

Cité-État

Une cité-État est un État indépendant composé d'une ville et de sa campagne environnante.

La cité-État d'Ur se situe sur les bords de l'Euphrate. Elle comprend une ville et la campagne environnante, elle est dirigée par des rois héréditaires dont le plus célèbre est le roi Ur-Nammu.

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La cité d'Ur
C

L'Égypte des pharaons

En Égypte, il ne s'agit pas de cités-États, mais d'un État unique. En effet, depuis 3100 avant J.-C., le pharaon Narmer unifie l'Égypte et en fait un grand royaume.

Le pharaon est considéré comme un dieu par les Égyptiens. Il dispose d'un pouvoir absolu et il s'entoure de nombreux fonctionnaires qui sont sous ses ordres et l'aident pour contrôler le pays :

  • Le vizir est le premier personnage en dessous du roi, il dirige les fonctionnaires.
  • Dans chaque province, les gouverneurs représentent le pharaon.
  • Les scribes jouent un rôle essentiel. Ils accomplissent les différentes tâches administratives, tiennent les comptes et enregistrent les décisions.
II

La naissance des premières écritures

A

L'écriture en Mésopotamie

L'écriture est née vers 3300 avant J.-C., dans le sud de la Mésopotamie. Elle est d'abord utilisée par des marchands souhaitant identifier des marchandises stockées dans des amphores ou tenir des listes de comptes. À l'aide d'un roseau taillé en pointe, appelé calame, les scribes appuient sur des tablettes d'argile humide afin d'y laisser des traces : c'est la naissance des premières écritures.

Ces premiers symboles sont des dessins appelés des pictogrammes. La pratique de l'écriture se complexifie et permet par la suite d'exprimer aussi des idées abstraites. Les écritures évoluent ensuite vers les signes cunéiformes (en forme de coins), qui sont plus complexes et nécessitent une plus grande pratique.

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Écriture cunéiforme sur un poids en diorite

Marie-Lan Nguyen, via Wikimedia Commons

B

Les hiéroglyphes en Égypte

En Égypte, les hiéroglyphes sont utilisés vers la fin du IVe millénaire avant J.-C. L'écriture est considérée par les Égyptiens comme un don des dieux ; le mot "hiéroglyphe" veut d'ailleurs dire "écriture sacrée".

Ces signes sont peints sur des murs ou sur des papyrus.

Une forme simplifiée de hiéroglyphes se développe : le hiératique.

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Hiéroglyphes gravés sur la Stèle d'Intef au Musée du Louvre

Guillaume Blanchard via Wikimedia Commons

C

Le rôle de l'écriture

L'écriture remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Elle a un rôle économique, car elle permet aux marchands de tenir des comptes, de faire des inventaires ou encore de rédiger des contrats.
  • Elle est un instrument du pouvoir car elle permet aux États de publier les lois et de les faire connaître à tous les habitants. Ur-Nammu publie un code de lois (le plus ancien retrouvé) qui indique les sanctions encourues en cas de non-respect de la loi.
  • Elle a un rôle religieux puisqu'elle permet de transmettre les mythes et de décorer les tombeaux.
  • Enfin, elle permet aux personnes de communiquer à distance et offre à l'humanité une multitude de possibilités.

L'épopée de Gilgamesh a été rédigée en Mésopotamie au début du IIe millénaire avant J.-C. Il s'agit des aventures d'un roi mythique de la ville d'Uruk, dénommé Gilgamesh. Pour faire cesser les actes tyranniques de ce roi, les dieux créent Enkidu. L'affrontement entre les deux ne donne aucun vainqueur et ils deviennent finalement amis. Ensemble, ils accomplissent de hauts faits, dont celui d'aller chercher un cèdre du Liban après avoir affronté des créatures fantastiques. Pour leur faire payer leur arrogance, les dieux tuent Enkidu. À partir de ce moment, Gilgamesh accablé par la mort de son ami et amant part à la recherche de l'immortalité. Après avoir échoué dans sa quête, il se rend finalement à Uruk où il mène une vie paisible.

III

Le polythéisme

A

Les croyances en Mésopotamie

Les habitants de Mésopotamie sont polythéistes, c'est-à-dire qu'ils croient en plusieurs dieux d'apparence humaine. Ils considèrent que la vie dans son ensemble est déterminée par les dieux. Cela explique pourquoi ils font preuve d'une grande ferveur religieuse.

Le principal bâtiment religieux des cités-États de Mésopotamie est une ziggourat. Il s'agit d'une tour destinée au culte du dieu de la cité, dans laquelle on pratique des cérémonies dont les sacrifices.

  • Nanna est le dieu de la Lune.
  • Enlil est le dieu du vent.
  • An est le dieu du ciel.
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Reconstitution de la ziggourat d'Ur

B

La religion en Égypte

Les Égyptiens accordent une grande place à la religion :

  • De nombreux temples sont construits.
  • Régulièrement, des offrandes sont faites aux dieux.
  • À l'intérieur des temples, des musiciens doivent jouer pour les dieux.
  • Après la mort, les Égyptiens pensent que leur âme est pesée. Si les personnes n'ont pas commis trop de méfaits, leurs âmes seront légères et ils pourront rejoindre le royaume d'Osiris. Dans le cas contraire, c'est la damnation qui attendra les âmes lourdes.

Les pyramides témoignent de la ferveur religieuse des Égyptiens mais aussi de la puissance du pouvoir du pharaon. En effet, elles sont construites pour servir de tombeau au pharaon et représentent un travail colossal.

  • Osiris, dieu des morts et de la renaissance de la végétation
  • Horus, dieu de la guerre et du ciel
  • Anubis, dieu de la protection des morts et de la momification

Le peuple égyptien accorde une grande place au culte afin que les dieux l'aident au quotidien et dans l'au-delà.

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La pesée des âmes et la vie éternelle

Extrait du Livre des morts (vers 1400 avant J.-C.). Photographie John Bodsworth, via Wikimedia Commons

IV

Schéma bilan

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