Différencier proposition subordonnée relative adjective et substantiveExercice fondamental

Dans la phrase suivante, de quel type sont les subordonnées relatives ?
 

Mais vous qui avez su rompre les chaînes que mon esprit s'était forgées, quand romprez-vous celles qui me lient les mains ?
 

Montesquieu, Lettres persanes, « Lettre CXXII », 1721

Classe les phrases suivantes selon qu'elles sont composées d'une relative adjective ou d'une relative substantive.

Qui veut du bien à une femme ne veut pas de mal à son mari.

Le courtisan par métier, c'est l'homme dont parle Figaro.

Elle y met beaucoup trop de fausseté pour qui n'a rien à se reprocher.

Nous n'avons point de lendemain qui nous excuse, nous !

C'est un marché qu'on pourrait conclure avec lui.

Contez-en à qui vous voulez, mais pas à moi !

Phrases dont la relative est adjective

Phrases dont la relative est substantive

Identifie les pronoms relatifs et le groupe de mots antécédent dans les vers suivants composés de relatives adjectives.

Jefaissouventcerêveétrangeetpénétrantd'unefemmeinconnue,etquej'aimeetquim'aimeetquin'estchaquefois,nitoutàfaitlamêmenitoutàfaituneautre...

Dans l'extrait suivant, analyse l'emploi des subordonnées relatives.
 

Enfin, Jacques ouvrit les paupières. Ses regards troubles se portèrent sur elles, tour à tour, sans qu'il parût les reconnaître. Elles ne lui importaient pas. Mais ses yeux ayant rencontré, à quelques mètres, la machine qui expirait, s'effarèrent d'abord, puis se fixèrent, vacillants d'une émotion croissante. Elle, la Lison, il la reconnaissait bien, et elle lui rappelait tout, les deux pierres en travers de la voie, l'abominable secousse, ce broiement qu'il avait senti à la fois en elle et en lui, dont lui ressuscitait, tandis qu'elle, sûrement, allait en mourir. Elle n'était point coupable de s'être montrée rétive ; car, depuis sa maladie contractée dans la neige, il n'y avait pas de sa faute, si elle était moins alerte ; sans compter que l'âge arrive, qui alourdit les membres et durcit les jointures. Aussi lui pardonnait-il volontiers, débordé d'un gros chagrin, à la voir blessée à mort, en agonie. La pauvre Lison n'en avait plus que pour quelques minutes. Elle se refroidissait, les braises de son foyer tombaient en cendre, le souffle qui s'était échappé si violemment de ses flancs ouverts, s'achevait en une petite plainte d'enfant qui pleure.

Souillée de terre et de bave, elle toujours si luisante, vautrée sur le dos, dans une mare noire de charbon, elle avait la fin tragique d'une bête de luxe qu'un accident foudroie en pleine rue. Un instant, on avait pu voir, par ses entrailles crevées, fonctionner ses organes, les pistons battre comme deux cœurs jumeaux, la vapeur circuler dans les tiroirs comme le sang de ses veines ; mais, pareilles à des bras convulsifs, les bielles n'avaient plus que des tressaillements, les révoltes dernières de la vie ; et son âme s'en allait avec la force qui la faisait vivante, cette haleine immense dont elle ne parvenait pas à se vider toute. La géante éventrée s'apaisa encore, s'endormit peu à peu d'un sommeil très doux, finit par se taire. Elle était morte. Et le tas de fer, d'acier et de cuivre, qu'elle laissait là, ce colosse broyé, avec son tronc fendu, ses membres épars, ses organes meurtris, mis au plein jour, prenait l'affreuse tristesse d'un cadavre humain, énorme, de tout un monde qui avait vécu et d'où la vie venait d'être arrachée, dans la douleur.
 

Émile Zola, La Bête humaine, 1890

a

Vrai ou faux ? 

Toutes les relatives notées en couleur dans le texte sont des relatives adjectives introduites par des relatifs ayant un antécédent.

b

Dans les relatives notées en rouge introduites par qui, le pronom relatif est...

c

Dans les relatives notées en bleu introduites par que ou qu', le pronom relatif est...

d

Dans les relatives notées en rose introduites par dont...

e

Dans la relative notée en orange introduite par le pronom relatif est...