Identifier le lexique mélioratif et le lexique dépréciatif Exercice fondamental

Dans chacun des extraits suivants, le terme noté en gras est-il mélioratif ou dépréciatif ?

Ô mon beau chat frileux, quand l'automne morose
Faisait glapir plus fort les mômes dans les cours

(Jules Laforgue, "À la mémoire d'une chatte naine que j'avais")

C'était la Cité rêvée, la Cité du travail réorganisé, rendu à sa noblesse, la Cité future du bonheur enfin conquis, qui sortait naturellement de terre.

(Émile Zola, Travail)

Elle était souple comme le cuir, solide comme l'acier, froide comme la nuit.

(Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer)

Ils utilisent ce noble penchant, par lequel ils aspiraient librement à la vertu, pour se défaire du joug de la servitude.

(François Rabelais, Gargantua)

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux.

(Charles Baudelaire, "Parfum exotique")

T'aimera le vieux pâtre,
Seul, tandis qu'à ton front
D'albâtre
Ses dogues aboieront.

(Alfred de Musset, "Ballade à la lune")

Quoique habillé d'un complet de soixante francs, il gardait une certaine élégance tapageuse, un peu commune, réelle cependant.

(Guy de Maupassant, Bel-Ami)

C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens.

(Arthur Rimbaud, "Le Buffet")

À la place des yeux, je dispose de deux boutonnières flasques qui sont toujours en train de suppurer. Le blanc de mes globes oculaires est injecté de sang, comme ceux des méchants dans les littératures maoïstes. Des pupilles grisâtres y flottent, tels des poissons morts.

(Amélie Nothomb, Attentat)

J'ai la beauté facile et c'est heureux.
Je glisse sur les toits des vents
Je glisse sur le toit des mers

(Paul Éluard, "La Parole")