L'industrialisation de la France sous le Second EmpireNotions

Industrialisation

L'industrialisation est un processus dont la première phase commence en Grande-Bretagne au milieu du XVIIIe siècle et qui se diffuse en Europe occidentale et aux États-Unis jusque dans les années 1860. Elle est marquée par l'essor du secteur industriel dont les usines concentrent toujours plus de machines à vapeur et de main-d'œuvre. L'augmentation de la production, des ventes et des profits fait du secteur industriel le premier moteur de la croissance économique des États industrialisés. La France s'industrialise à partir des années 1840.

Bourgeoisie industrielle

La bourgeoisie industrielle est une classe sociale dominante composée d'entrepreneurs qui investissent, innovent et emploient de la main-d'œuvre ouvrière dans leurs usines. Les bourgeois se distinguent des classes moyennes et de la classe ouvrière par la propriété, la richesse, le confort de vie et les valeurs morales.

Paternalisme

Le paternalisme est une idéologie encourageant les patrons à se comporter comme des « pères » avec leurs ouvriers. Elle implique une prise en compte de la question sociale et se concrétise par des mesures qui améliorent les conditions de travail et de vie des ouvriers comme par exemple la construction de cités ouvrières. Jean-Baptiste Godin à Guise, Eugène Schneider au Creusot, Jean Dollfus à Mulhouse sont des patrons paternalistes.

Classe ouvrière

La classe ouvrière est une classe sociale qui naît de l'industrialisation. Elle se compose d'ouvriers, aussi qualifiés de « prolétaires » par Karl Marx, qui constituent la main-d'œuvre des usines. Partageant la dureté du travail et la précarité des conditions de vie, les ouvriers forment un groupe soudé par une conscience de classe qui les motive à poser la question sociale aux patrons et à l'État en réclamant des mesures qui améliorent leur condition.

Lutte des classes

La lutte des classes est une situation de conflit entre la classe bourgeoise capitaliste dominante propriétaire des moyens de production et le prolétariat composé des prolétaires ouvriers qui ne disposent que de leur force de travail qui, selon Karl Marx, résume l'histoire de l'humanité. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'idéologie marxiste appelle les ouvriers à entrer en révolution pour renverser le capitalisme et construire une société communiste égalitaire sans classes sociales où l'État socialiste prend en charge la redistribution équitable des richesses.

Question sociale

La question sociale est le sujet majeur qui tend les relations sociales dans la deuxième moitié du XIXe siècle, cette question est portée par la classe ouvrière qui réclament une améliorations significatives de ses conditions de travail et de vie. À l'origine de nombreuses grèves, la question sociale est prise en compte par l'État, sous la IIe République puis le Second Empire, qui y répond par des mesures sociales comme par exemple la reconnaissance du droit de coalition en 1864. 

Exode rural

L'exode rural est le départ définitif des populations rurales qui partent s'installer en ville dans l'espoir d'opportunités telles qu'un emploi, souvent industriel, un meilleur salaire et de meilleures conditions de vie.

Urbanisation

L'urbanisation est le processus d'augmentation du nombre d'habitants dans les villes qui entraîne la croissance de la part de la population urbaine par rapport à la population rurale dans la population totale.

Saint-Simonisme

Le saint-simonisme est une idéologie économique, sociale et morale née au XVIIIe siècle qui réclame une redistribution équitable des fruits de la croissance économique permise par l'industrialisation pour créer une société apaisée composée d'individus heureux. Elle implique que l'État laisse aux entrepreneurs une grande marge de liberté pour dynamiser le secteur industriel mais aussi qu'il prenne des mesures sociales en faveur des populations les plus vulnérables. Sous le Second Empire, Napoléon III est très influencé par cette idéologie.