Analyser la relation entre deux personnages Exercice fondamental

Dans le texte suivant, extrait de Sans famille de Hector Malot, quel lien unit Vitalis à Rémi ?

Tu as le cœur gros, continua Vitalis, je comprends cela et ne t'en veux pas. Tu peux pleurer librement si tu en as envie. Seulement tâche de sentir que ce n'est pas pour ton malheur que je t'emmène. Que serais-tu devenu ? Tu aurais été très probablement à l'hospice. Les gens qui t'ont élevé ne sont pas tes père et mère.

Dans le texte suivant, extrait d'Antigone de Jean Anouilh, quel lien unit Antigone à Ismène ?

ANTIGONE :
Je ne me moque pas. Cela me rassure ce matin, que tu sois belle. Quand j'étais petite, j'étais si malheureuse, tu te souviens ? Je te barbouillais de terre, je te mettais des vers dans le cou. Une fois, je t'ai attachée à un arbre et je t'ai coupé tes cheveux, tes beaux cheveux… (Elle caresse les cheveux d'Ismène) Comme cela doit être facile de ne pas penser de bêtises avec toutes ces belles mèches lisses et bien ordonnées autour de la tête !

ISMÈNE, (soudain) :
Pourquoi parles-tu d'autre chose.

ANTIGONE, (doucement, sans cesser de lui caresser les cheveux) :
Je ne parle pas d'autre chose…

ISMÈNE :
Tu sais, j'ai bien pensé, Antigone.

ANTIGONE :
Oui.

ISMÈNE :
J'ai bien pensé toute la nuit. Tu es folle.

Dans le texte suivant, extrait de Roméo et Juliette de William Shakespeare, quel lien unit Juliette à Roméo ?

JULIETTE :
Oh Roméo, Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo !
Renie ton père et abdique ton nom ;
Ou si tu ne le veux pas, jure de m'aimer,
Et je ne serai plus une Capulet.

Dans le texte suivant, extrait de Zazie dans le métro de Raymond Queneau, quel lien unit Gabriel à Zazie ?

- Moi, déclara Zazie, je veux aller à l'école jusqu'à soixante-cinq ans. [...] Je veux être institutrice.
- Pourquoi que tu veux l'être, institutrice ?
- Pour faire chier les mômes [...]. Je serai vache comme tout avec eux. Je leur ferai lécher le parquet. Je leur ferai manger l'éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses.
- Tu sais, dit Gabriel avec calme, d'après ce que disent les journaux, c'est pas du tout dans ce sens là que s'oriente l'éducation moderne. C'est même tout le contraire. On va vers la douceur, la compréhension et la gentillesse.

Dans le texte suivant, extrait du Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, quel lien unit le narrateur à Meaulnes ?

À quatre heures,dans la grande cour glacée, ravinée par la pluie, je me trouvai seul avec Meaulnes. Tous deux, sans rien dire, nous regardions le bourg luisant que séchait la bourrasque. Bientôt, le petit Coffin, en capuchon, un morceau de pain à la main sortit de chez lui et, rasant les murs, se présenta en sifflant à la porte du charron. Meaulnes ouvrit le portail, le héla et, tous les trois, un instant après, nous étions installés au fond de la boutique rouge et chaude, brusquement traversée par de glacials coup de vent.

Dans le texte suivant, extrait des Misérables de Victor Hugo, quel lien unit Fantine à Madame Victurnien ?

La commère qui fit cela était une gorgone appelée madame Victurnien, gardienne et portière de la vertu de tout le monde. Madame Victurnien avait cinquante-six ans, et doublait le masque de la laideur du masque de la vieillesse. Voix chevrotante, esprit capricant. [...] Cette madame Victurnien donc alla à Montfermeil, et revint en disant : "J'ai vu l'enfant".
Tout cela prit du temps. Fantine était depuis plus d'un an à la fabrique, lorsqu'un matin la surveillante de l'atelier lui remit, de la part de M. le maire, cinquante francs, en lui disant qu'elle ne faisait plus partie de l'atelier et en l'engageant, de la part de M. le maire, à quitter le pays.
C'était précisément dans ce même mois que les Thénardier, après avoir demandé douze francs au lieu de six, venaient d'exiger quinze francs au lieu de douze.

Dans le texte suivant, extrait du Médecin malgré lui de Molière, quel lien unit Martine à Sganarelle ?

MARTINE :
Ivrogne que tu es !

SGANARELLE :
Je vous battrai.

MARTINE :
Sac à vin !

SGANARELLE :
Je vous rosserai.

MARTINE :
Infâme !

SGANARELLE :
Je vous étrillerai

MARTINE :
Traître, insolent, trompeur, lâche, coquin, pendard, gueux, belître, fripon, maraud, voleur... !

SGANARELLE (il prend un bâton et lui en donne.) :
Ah ! vous en voulez donc ?

MARTINE :
Ah ! ah, ah, ah !

SGANARELLE :
Voilà le vrai moyen de vous apaiser

Dans le texte suivant, extrait de Vipère au poing d'Hervé Bazin, quel lien unit Frédie au narrateur ?

Frédie, lecteur passionné, était devenu enragé.
"La folle ! La cochonne !" répétait-il en se déshabillant, si haut que ses injures traversaient la cloison.
Et, tout à coup, contractant ces termes énergiques, il rebaptisa notre mère:
"Folcoche ! Saleté de Folcoche !"
Nous ne la connaîtrons plus que sous ce nom.

Dans le texte suivant, extrait des Enfants terribles de Jean Cocteau, quel lien unit Elisabeth à Paul ?

Elisabeth passa un manteau sur sa nuisette et pieds nus et orteils à l'air s'asseyait, rêveuse, accoudée, une main contre la joue. Paul se balançait sur sa chaise, à peine vêtu. L'un et l'autre mangeaient en silence, comme les saltimbanques d'une roulotte, entre deux représentations. La journée leur pesait. Un courant les entraînait vers la nuit, vers la chambre où ils recommenceraient à vivre.

Dans le texte suivant, extrait du Rouge et le noir de Stendhal, quel lien unit Mathilde à Julien ?

Julien se rapprochait de la place où elle était, toujours causant avec Altamira ; elle le regardait fixement, étudiant ses traits pour y chercher ces hautes qualités qui peuvent valoir à un homme l'honneur d'être condamné à mort.
Comme il passait près d'elle :
- Oui, disait-il au comte Altamira, Danton était un homme !
Ô ciel ! serait-il un Danton, se dit Mathilde ; mais il a une figure si noble, et ce Danton était si horriblement laid, un boucher, je crois. Julien était encore assez près d'elle, elle n'hésita pas à l'appeler ; elle avait la conscience et l'orgueil de faire une question extraordinaire pour une jeune fille.
- Danton n'était-il pas un boucher ? lui dit-elle.