Analyser le lien entre des personnages de théâtre Exercice fondamental

Dans l'extrait suivant, tiré de Antigone de Jean Anouilh, quel est le lien entre les personnages ?

ISMÈNE, (est entrée, appelant.) :
Antigone !… Ah ! tu es là !

ANTIGONE, (sans bouger.) :
Oui, je suis là.

ISMÈNE :
Je ne peux pas dormir. J'avais peur que tu sortes, et que tu tentes de l'enterrer malgré le jour. Antigone, ma petite sœur, nous sommes tous là, autour de toi, Hémon, nounou et moi, et Douce, ta chienne. Nous t'aimons et nous sommes vivants, nous, nous avons besoin de toi. Polynice est mort et il ne t'aimait pas. Il a toujours été un étranger pour nous, un mauvais frère. Oublie-le, Antigone, comme il nous avait oubliées. Laisse son ombre dure errer éternellement sans sépulture, puisque c'est la loi de Créon. Ne tente pas ce qui est au-dessus de tes forces. Tu braves tout toujours, mais tu es toute petite, Antigone. Reste avec nous, ne va pas là-bas cette nuit, je t'en supplie.

Dans l'extrait suivant, tiré de Dom Juan de Molière, quel est le lien entre les personnages ?

SGANARELLE :
Cinq ou six paysans et paysannes, en me voyant passer, me sont venus demander mon avis sur différentes maladies.

DOM JUAN :
Tu leur as répondu que tu n'y entendais rien ?

SGANARELLE :
Moi ? Point du tout. J'ai voulu soutenir l'honneur de mon habit : j'ai raisonné sur le mal, et leur ai fait des ordonnances à chacun.

DOM JUAN :
Et quels remèdes encore leur as-tu ordonnés ?

SGANARELLE :
Ma foi ! Monsieur, j'en ai pris par où j'en ai pu attraper ; j'ai fait mes ordonnances à l'aventure, et ce serait une chose plaisante si les malades guérissaient, et qu'on m'en vînt remercier.

DOM JUAN :
Et pourquoi non ? Par quelle raison n'aurais-tu pas les mêmes privilèges qu'ont tous les autres médecins ? Ils n'ont pas plus de part que toi aux guérisons des malades, et tout leur art est pure grimace.

Dans l'extrait suivant, tiré des Fourberies de Scapin de Molière, quel est le lien entre les personnages ?

SCAPIN, (feignant de ne pas voir Géronte) :
Ô Ciel ! Ô disgrâce imprévue ! Ô misérable père ! Pauvre Géronte, que feras-tu ?

GÉRONTE, (à part) :
Que dit-il là de moi, avec ce visage affligé ?

SCAPIN, (même jeu) :
N'y a-t-il personne qui puisse me dire où est le seigneur Géronte ?

GÉRONTE :
Qu'y a-t-il, Scapin ?

SCAPIN, (courant sur le théâtre, sans vouloir entendre ni voir Géronte) :
Où pourrai-je le rencontrer, pour lui dire cette infortune ?

GÉRONTE, (courant après Scapin) :
Qu'est-ce que c'est donc ?

Dans l'extrait suivant, tiré de Hernani de Victor Hugo, quel est le lien entre les personnages ?

HERNANI :
[...] Vous frissonnez ! réfléchissez encor.
Me suivre dans les bois, dans les monts, sur les grèves,
Chez des hommes pareils aux démons de vos rêves.
Soupçonner tout, les yeux, les voix, les pas, le bruit.
Dormir sur l'herbe, boire au torrent, et la nuit
Entendre, en allaitant quelque enfant qui s'éveille ;
Les balles des mousquets siffler à votre oreille.
Être errante avec moi, proscrite, et, s'il le faut
Me suivre où je suivrai mon père, − à l'échafaud.

DONA SOL :
Je vous suivrai.

Dans l'extrait suivant, tiré de Les Bonnes de Jean Genet, quel est le lien entre les personnages ?

CLAIRE :
Tu crois que je ne t'ai pas découverte ? Tu as essayé de la tuer.

SOLANGE :
Tu m'accuses ?

CLAIRE :
Ne nie pas. Je t'ai vue. (un long silence.) Et j'ai eu peur. Peur, Solange. Quand nous accomplissons la cérémonie, je protège mon cou. C'est moi que tu vises à travers Madame, c'est moi qui suis en danger.

(Un long silence. Solange hausse les épaules.)

SOLANGE, (décidée) :
Oui, j'ai essayé. J'ai voulu te délivrer. Je n'en pouvais plus. J'étouffais de te voir étouffer, rougir, verdir, pourrir dans l'aigre et le doux de cette femme.

Dans l'extrait suivant, tiré de L'École des femmes de Molière, quel est le lien entre les personnages ?

ARNOLPHE :
Oui, c'est un grand plaisir que toutes ces tendresses,
Ces propos si gentils et ces douces caresses ;
Mais il faut le goûter en toute honnêteté
Et qu'en se mariant le crime en soit ôté.

AGNÈS :
N'est-ce plus un péché lorsque l'on se marie ?

ARNOLPHE :
Non.

AGNÈS :
Mariez-moi donc promptement, je vous prie.

Dans l'extrait suivant, tiré de On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset, quel est le lien entre les personnages ?

CAMILLE :
Oui, nous nous aimons, Perdican ; laisse-moi le sentir sur ton cœur. Ce Dieu qui nous regarde ne s'en offensera pas ; il veut bien que je t'aime ; il y a quinze ans qu'il le sait.

PERDICAN :
Chère créature, tu es à moi !
(Il l'embrasse ; on entend un grand cri derrière l'autel.)

CAMILLE :
C'est la voix de ma sœur de lait.

PERDICAN :
Comment est-elle ici ? Je l'avais laissée dans l'escalier, lorsque tu m'as fait rappeler. Il faut donc qu'elle m'ait suivi sans que je m'en sois aperçu.

Dans l'extrait suivant, tiré de Médée de Corneille, quel est le lien entre les personnages ?

POLLUX :
Que je sens à la fois de surprise et de joie !
Se peut-il qu'en ces lieux enfin je vous revoie,
Que Pollux dans Corinthe ait rencontré Jason ?

JASON :
Vous n'y pouviez venir en meilleure saison ;
Et pour vous rendre encore l'âme plus étonnée,
Préparez-vous à voir mon second hyménée.

Dans l'extrait suivant, tiré de Ondine de Jean Giraudoux, quel est le lien entre les personnages ?

ONDINE (de la porte, où elle est restée immobile) :
Comme vous êtes beau !

AUGUSTE :
Que dis-tu petite effrontée ?

ONDINE :
Je dis : comme il est beau !

AUGUSTE :
C'est notre fille, seigneur. Elle n'a pas d'usage.

ONDINE :
Je dis que je suis bien heureuse de savoir que les hommes sont aussi beaux... Mon cœur n'en bat plus...

AUGUSTE :
Vas-tu te taire ?

ONDINE :
J'en frissonne.

Dans l'extrait suivant, tiré de Cendrillon de Joël Pommerat, quel est le lien entre les personnages ?

SŒUR LA PETITE (entrant) :
Maman.

LA BELLE-MÈRE :
Quoi, espèce de triste nouille ?

SŒUR LA PETITE :
Maman, y a quelqu'un qui est là, à la porte...

LA BELLE-MÈRE :
Qu'est-ce qu'on s'en fout de qui est là, à la porte ?!

SŒUR LA PETITE :
Ben c'est quelqu'un qui...

LA BELLE-MÈRE :
T'as que ça à foutre toi, de traîner près de la porte ? En attendant que quelqu'un vienne nous emmerder ?

SŒUR LA PETITE :
Maman, il prétend que...

LA BELLE-MÈRE :
Et tu vois pas qu'on s'en fout, de ce qu'il prétend ?

SŒUR LA PETITE :
Il dit qu'il est le roi et qu'il voudrait te parler... En plus il lui ressemble comme sur les photos...