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Distinguer les textes mélioratifs et péjoratifs mettant en scène la science Exercice fondamental

Difficulté
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Le texte suivant extrait de Les Robots d'Asimov, mettant en scène la science, est-il mélioratif ou péjoratif ?

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
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Le texte suivant extrait du Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, mettant en scène la science, est-il mélioratif ou péjoratif ?

Toujours appuyé contre les couveuses, il leur servit, tandis que les crayons couraient illisiblement d'un bord à l'autre des pages, une brève description du procédé moderne de la fécondation ; il parla d'abord, bien entendu, de son introduction chirurgicale, "cette opération subie volontairement pour le bien de la société, sans compter qu'elle comporte une prime se montant à six mois d'appointements" ; il continua par un exposé sommaire de la technique de la conservation de l'ovaire excisé à l'état vivant et en plein développement ; passa à des considérations sur la température, la salinité, la viscosité optima ; fit allusion à la liqueur dans laquelle on conserve les ovules détachés et venus à maturité ; et, menant ses élèves aux tables de travail, leur montra effectivement comment on retirait cette liqueur des tubes à essais ; comment on la faisait tomber goutte à goutte sur les lames de verre pour préparations microscopiques spécialement tiédies ; comment les ovules qu'elle contenait étaient examinés au point de vue des caractères anormaux, comptés, et transférés dans un récipient poreux ; comment (et il les emmena alors voir cette opération) ce récipient était immergé dans un bouillon tiède contenant des spermatozoïdes qui y nageaient librement, − "à la concentration minima de cent mille par centimètre cube", insista-t-il ; et comment, au bout de dix minutes, le vase était retiré du liquide et son contenu examiné de nouveau ; comment, s'il y restait des ovules non fécondés, on l'immergeait une deuxième fois, et, si c'était nécessaire, une troisième ; comment les ovules fécondés retournaient aux couveuses ; où les Alphas et les Bêtas demeuraient jusqu'à leur mise en flacon définitive, tandis que les Gammas, les Deltas et les Epsilons en étaient extraits, au bout de trente-six heures seulement, pour être soumis au Procédé Bokanovsky.

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Le texte suivant extrait du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, mettant en scène la science, est-il mélioratif ou péjoratif ?

Quoi qu'il en soit, mon oncle, je ne saurais trop le dire, était un véritable savant. Bien qu'il cassât parfois ses échantillons à les essayer trop brusquement, il joignait au génie du géologue l'œil du minéralogiste. Avec son marteau, sa pointe d'acier, son aiguille aimantée, son chalumeau et son flacon d'acide nitrique, c'était un homme très fort. À la cassure, à l'aspect, à la dureté, à la fusibilité, au son, à l'odeur, au goût d'un minéral quelconque, il le classait sans hésiter parmi les six cents espèces que la science compte aujourd'hui. Aussi le nom de Lidenbrock retentissait avec honneur dans les gymnases et les associations nationales. MM. Humphry Davy, de Humboldt, les capitaines Franklin et Sabine, ne manquèrent pas de lui rendre visite à leur passage à Hambourg. MM. Becquerel, Ebelmen, Brewster, Dumas, MilneEdwards, Sainte-Claire-Deville, aimaient à le consulter sur des questions les plus palpitantes de la chimie. Cette science lui devait d'assez belles découvertes, et, en 1853, il avait paru à Leipzig un Traité de Cristallographie transcendante, par le professeur Otto Lidenbrock, grand in-folio avec planches, qui cependant ne fit pas ses frais.

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Le texte suivant, extrait du Grand secret de Barjavel, mettant en scène la science, est-il mélioratif ou péjoratif ?

Dans le règne vivant, la mort est une absurdité illogique. Elle semble avoir été surajoutée à l'œuvre de vie, par un accident ou une intervention étrangère. Tout est prévu par la nature pour qu'un organisme vivant, parvenu à son point parfait de développement, s'y maintiennent d'une façon définitive. Or il ne s'y maintient pas. Arrivé au sommet de lui-même, il commence, lentement, puis de plus en plus vite à glisser sur la pente qui le conduit à sa destruction. Chez l'être humain, le vieillissement commence dès l'âge de dix-huit ans. Alors qu'ils sortent à peine de l'adolescence et qu'ils s'imaginent n'avoir encore rien commencé, l'homme et la femme sont déjà au bout de leur vie intacte. Déjà, sans le savoir, ils engagent le combat perdu contre la maladie dont nul ne guérit.

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Le texte suivant extrait de 1984 d'Orwell, mettant en scène la science, est-il mélioratif ou péjoratif ?

Le ministère de la Vérité − Miniver, en nov-langue − frappait par sa différence avec les objets environnants. C'était une gigantesque construction pyramidale de béton d'un blanc éclatant. Elle étageait ses terrasses jusqu'à trois cents mètres de hauteur. De son poste d'observation, Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l'inscription artistique des trois slogans du Parti:
La guerre c'est la paix
La liberté c'est l'esclavage.
L'ignorance c'est la force.
Le ministère de la Vérité comprenait, disait-on, trois mille pièces au-dessus du niveau du sol, et des ramifications souterraines correspondantes. Disséminées dans tout Londres, il n'y avait que trois autres constructions d'apparence et de dimensions analogues. Elles écrasaient si complètement l'architecture environnante que, du toit du bloc de la Victoire, on pouvait les voir toutes les quatre simultanément. C'étaient les locaux des quatre ministères entre lesquels se partageait la totalité de l'appareil gouvernemental.

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