Répondre aux questions suivantes qui permettront d'expliquer la mise en place d'un stress aigu par l'intermédiaire du cortisol.
Qu'est-ce qu'un stress aigu (en biologie) ?
En biologie, le stress aigu désigne les réactions physiologiques déclenchées par des perturbations brutales et potentiellement dangereuses de l'environnement de vie. Ces réponses sont des adaptations qui permettent à l'organisme de survivre face aux agents stresseurs. Si cet état se prolonge et conduit à un dérèglement des fonctions physiologiques, on parle de stress chronique.
Quelle zone du cerveau est impliquée en premier dans le déclenchement d'un stress aigu ?
Lorsqu'un ou plusieurs agents stresseurs sont détectés par un ou plusieurs récepteurs sensoriels, l'information est intégrée au niveau de l'encéphale par le système limbique, notamment grâce à l'activité de l'amygdale et de l'hippocampe. Si les stimulations sont suffisamment importantes, les systèmes sympathique et hypothalamo-hypophysaire sont activés et déclenchent une situation de stress aigu.
Associer chaque hormone à l'organe qui la sécrète.
Hypothalamus
Glande corticosurrénale
Hypophyse
Cortisol
ACTH
CRH
Lorsqu'un danger est détecté, le système limbique stimule les neurones de l'hypothalamus, qui libèrent la CRH. Cette hormone stimule la sécrétion d'ACTH par les cellules de l'hypophyse, qui stimulent à leur tour la sécrétion de cortisol par les cellules des glandes corticosurrénales.
Associer chaque hormone à son activité physiologique.
ACTH
CRH
Cortisol
Stimulation de la sécrétion de cortisol
Stimulation de la sécrétion d'ACTH
Production et libération de glucose dans le sang, rétrocontrôle négatif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, inhibition du système immunitaire, etc.
Les neurones de l'hypothalamus libèrent la CRH. Cette hormone stimule la sécrétion d'ACTH par les cellules de l'hypophyse, qui stimulent à leur tour la sécrétion de cortisol par les cellules des glandes corticosurrénales. Cette dernière hormone exerce un rétrocontrôle négatif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire en inhibant la sécrétion de la CRH et de l'ACTH, empêchant ainsi une sécrétion de cortisol trop importante et favorisant un retour à l'état physiologique normal. Elle augmente également la production et la libération de glucose par le foie. Elle inhibe aussi l'activité du système immunitaire, ce qui empêche une réponse inflammatoire trop importante et dangereuse pour l'organisme.
Qu'est-ce que le cortisol ?
Le cortisol est une petite molécule (dérivée du cholestérol) qui joue le rôle d'une hormone : elle est sécrétée dans le sang par les cellules des glandes corticosurrénales et agit sur divers organes cibles pour en modifier le fonctionnement (inhibition du système immunitaire, libération de glucose par le foie, inhibition de l'axe hypothalamo-hypophysaire, etc.).
Chez les mammifères, la perception d'une situation potentiellement dangereuse déclenche un stress aigu qui prépare l'organisme à répondre à l'effort anticipé (fuite ou combat). Ce stress aigu est bref, involontaire, et désigne l'ensemble de réactions physiologiques provoquées par la détection d'agents stresseurs.
La modification brutale de l'environnement (arrivée d'un prédateur ou d'un rival, d'un accident, etc.) est détectée par les organes des sens. De nombreux messages nerveux sensoriels sont alors transmis au système limbique, localisé dans le cerveau. L'intégration de ces informations par l'amygdale et l'hippocampe déclenche alors la stimulation du système hypothalamo-hypophysaire.
Tout d'abord, l'hypothalamus libère une hormone, la CRH. Cette hormone stimule la sécrétion d'ACTH par les cellules de l'hypophyse, qui à son tour stimule la sécrétion de cortisol par les cellules des glandes corticosurrénales.
Le cortisol, petite molécule dérivée du cholestérol, exerce un rétrocontrôle négatif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire en inhibant la sécrétion de la CRH et de l'ACTH. Il empêche ainsi l'emballement du système et un stress trop important, et favorise le retour aux conditions physiologiques normales. Il augmente la production et la libération de glucose par le foie, glucose qui est utilisé par les cellules pour la production d'énergie. Il inhibe également le système immunitaire, ce qui empêche une réponse inflammatoire trop importante et dangereuse pour l'organisme.
Le stress aigu médié par le cortisol a donc pour conséquence de maintenir des conditions favorables à l'activité de l'organisme en cas de danger, et d'éviter une surréaction dangereuse de celui-ci. Cette réponse est rapide (de l'ordre de quelques minutes) et transitoire, et les différents paramètres physiologiques reviennent à la normale au bout de quelques heures si les agents stresseurs ne durent ou ne s'intensifient pas. L'organisme est donc un système intégré (réponse coordonnée de plusieurs organes) et résilient (retour à l'état physiologique normal).