Sommaire
ILa phrase complexeIILa juxtapositionIIILa coordinationIVLa subordinationALa proposition subordonnée reliée par une conjonction de subordinationBLe pronom relatifCLe mot interrogatif Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.
Dernière modification : 28/08/2025 - Conforme au programme 2025-2026
La phrase complexe
La phrase complexe est une phrase qui comporte au minimum deux verbes conjugués, c'est-à-dire au moins deux propositions.
Il découvre la capitale : les salons mondains, les théâtres, tout ce qu'il y a de plus beau à ses yeux.
Cette phrase comporte deux verbes conjugués, « découvre » et « a », donc deux propositions.
Pour connaître le nombre de propositions dans une phrase complexe, on compte les verbes conjugués.
J'ai écrit à mon correspondant de Londres et je lui ai appris que je viendrai le mois prochain lui rendre visite.
Cette phrase comporte trois verbes conjugués, donc trois propositions.
Les propositions d'une phrase complexe peuvent être reliées entre elles de trois façons :
- la juxtaposition ;
- la coordination ;
- la subordination.
La juxtaposition
Juxtaposition
La juxtaposition est une des façons de relier les propositions d'une phrase complexe par un signe de ponctuation faible (point-virgule, virgule ou deux-points). On dit alors que les deux propositions sont juxtaposées.
Catherine assiste à un concert, son fils Tristan va jouer au piano.
Dans la phrase précédente :
- la première proposition est « Catherine assiste à un concert » ;
- la seconde proposition est « son fils Tristan va jouer au piano ».
Le signe de ponctuation qui relie les deux propositions est une virgule « , ». Les deux propositions sont donc juxtaposées.
La coordination
Coordination
La coordination est une des façons de relier les propositions d'une phrase complexe par une conjonction de coordination (« mais », « ou », « et », « donc », « or », « ni », « car ») ou un adverbe de liaison (« puis », « ensuite », « ainsi », « cependant », etc.). On dit que les deux propositions sont coordonnées.
Nous ne pouvons pas rouler tout droit car la rue est barrée.
Dans la phrase précédente :
- la première proposition est « Nous ne pouvons pas rouler tout droit » ;
- la seconde proposition est « la rue est barrée ».
La conjonction de coordination qui relie les deux propositions est « car ». Les deux propositions sont donc coordonnées.
Lorsque deux propositions sont à la fois reliées par un signe de ponctuation faible et une conjonction de coordination, ces propositions sont dites « coordonnées ».
L'homme avança lentement, et il fit demi-tour.
Dans la phrase précédente :
- la première proposition est « L'homme avança lentement, » ;
- la seconde proposition est « et il fit demi-tour ».
Les deux propositions sont reliées par un signe de ponctuation faible : une virgule « , ». Elles sont aussi reliées par une conjonction de coordination « et ». On considère que les deux propositions sont coordonnées.
La subordination
La proposition subordonnée est le plus souvent reliée à la proposition principale par une conjonction de subordination, un pronom relatif ou un mot interrogatif.
- Je pense que tu as raison.
- Elle a acheté un livre qui lui a beaucoup plu.
- Le petit garçon a demandé au vendeur combien coûtait son manga préféré.
Dans ces trois phrases complexes, les propositions sont reliées grâce à la subordination.
La proposition subordonnée dépend de la proposition principale : elle ne peut pas exister seule car elle n'aurait pas de sens.
La proposition subordonnée reliée par une conjonction de subordination
La proposition subordonnée peut être reliée à la principale par une conjonction de subordination.
Nous irons à la mer samedi puisque les conditions météorologiques seront favorables.
La proposition principale est « Nous irons à la mer samedi » et la proposition subordonnée est « puisque les conditions météorologiques seront favorables ». Les deux propositions sont reliées par la conjonction de subordination « puisque ».
Les principales conjonctions de subordination sont : « que », « alors que », « quand », « depuis que », « tandis que », « pendant que », « pour que », « afin que », « si bien que », « parce que », « puisque ».
Il existe également la conjonction de subordination « comme ».
Le pronom relatif
La proposition subordonnée peut être reliée à la principale par un pronom relatif.
Le chat que j'ai adopté s'appelle Onyx.
La proposition principale « le chat s'appelle Onyx » est liée à la proposition subordonnée « que j'ai adopté » grâce au pronom relatif « que ». Le pronom relatif « que » renvoie à l'antécédent « chat ».
Le mur duquel j'ai sauté tombe en ruines.
La proposition principale « le mur tombe en ruines » est liée à la proposition subordonnée « duquel j'ai sauté » grâce au pronom relatif « duquel ». Ce pronom renvoie à l'antécédent « mur ».
Les pronoms relatifs sont :
- « qui », « que », « dont », « où » ;
- « lequel », « laquelle », « lesquels », « lesquelles » ;
- « duquel », « de laquelle », « desquels », « desquelles » ;
- « auquel », « à laquelle », « auxquels », « auxquelles ».
Le mot interrogatif
La proposition subordonnée peut être reliée à la principale par un mot interrogatif.
Ma mère m'a demandé où je partais en vacances cet été.
Les deux propositions sont reliées entre elles grâce au mot interrogatif « où ». La proposition subordonnée interrogative indirecte est introduite par le verbe « a demandé » qui implique une question.
Le mot interrogatif permet de créer une proposition subordonnée interrogative indirecte, c'est-à-dire que la question n'est pas posée directement, la ponctuation de l'interrogation disparaît.
La proposition subordonnée interrogative indirecte est introduite par un verbe impliquant une question.
Voici quelques mots interrogatifs : « comment », « où », « pourquoi », « si », « combien », « quel », « quelle », « quels », « quelles », « qui », « quoi ».