La connaissance, enjeu politique et géopolitiqueCours

La connaissance est un enjeu important des relations entre les États. Au cours de la guerre froide, les États-Unis et l'URSS ont développé des services de renseignement très puissants pour obtenir des informations sur les avancées de chacun. Aujourd'hui, en Inde, une attention particulière est portée à l'amélioration de la formation des étudiants et aux transferts des technologies afin d'augmenter la puissance économique du pays.

Ces deux exemples permettent de découvrir en quoi la connaissance est un enjeu géopolitique majeur.

I

Le renseignement au service des États : les services secrets soviétiques et américains durant la guerre froide

Obtenir des informations sur un autre pays est une force en géopolitique, surtout lorsque les deux pays sont des concurrents. C'est le cas de l'URSS et des États-Unis lors de la guerre froide. Le rôle des services secrets des deux pays est crucial durant cette période.

A

Le rôle des services secrets en géopolitique

En géopolitique, le savoir est une clé de compréhension. Détenir un secret ou une information permet de connaître les intentions d'un autre pays et donc d'anticiper et d'agir. Le rôle des services secrets est ainsi essentiel en politique.

Le secret, c'est ce qui est tenu caché, mystérieux ou réservé à des initiés. Il est le révélateur d'enjeux politiques, culturels et psychologiques.

Le développement des services secrets ou de renseignement est lié à la construction des États et des administrations spécialisées.

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Un service de renseignement est fondé sur le triptyque « savoir-comprendre-agir » qui passe par l'analyse de plusieurs temporalités (événement, conjoncture, structure) :

  • court terme : événement ;
  • moyen terme : conjoncture (situation qui est le résultat d'un ensemble de faits) ;
  • long terme : structure (organisation des parties d'un ensemble, de manière permanente), d'où l'utilité de la géopolitique et de l'histoire.

 

En temps de paix, les services de renseignement ont pour mission d'anticiper les crises et de préparer la guerre future.

B

Le contexte du début de la guerre froide

Pendant la guerre froide, les services secrets soviétiques et américains deviennent puissants et tentent d'obtenir des informations d'ordres politique, militaire, idéologique et scientifique sur l'adversaire. Les services secrets soviétiques ont une certaine avance par rapport aux États-Unis et infiltrent le programme nucléaire américain Manhattan dès 1942.

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Les services secrets soviétiques et américains

Il existe différentes branches de services secrets soviétiques et américains.

Les services secrets soviétiques sont constitués des entités suivantes :

  • Le NKVD : il prend la suite de la GPU en 1934 et devient un ministère. Il est remplacé successivement par le MVD, par le MGB et enfin par le KGB.
  • Le KGB (Comité soviétique de la sûreté d'État) : il est créé en 1954 et remplace le NKVD. Il centralise à la fois les pouvoirs d'espionnage extérieur, de contre-espionnage intérieur, de lutte contre le banditisme et de police politique.
  • Le GRU : c'est le service de renseignement de l'armée soviétique.

 

Les services secrets américains sont constitués des entités suivantes :

  • Le BI (Bureau of Investigation) : il est créé en 1908 puis remplacé par le FBI (Federal Bureau of Investigation) en 1935. C'est la police fédérale qui lutte contre le banditisme et assure le contre-espionnage.
  • L'OSS (Office of Strategic Service) : cette agence est créée en 1942. Elle a pour objectif de centraliser les renseignements partagés entre les services de renseignement des différentes armées et le FBI.
  • La CIA (Central Intelligence Agency) : cette agence est créée en 1947. Elle collecte et analyse les renseignements à l'extérieur des États-Unis. Elle mène des opérations clandestines à l'étranger. Le directeur dépend directement du président des États-Unis.
  • La NSA (National Security Agency) : elle est créée en 1952. Elle dépend du ministère de la Défense et s'occupe du renseignement électronique.
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L'infiltration du programme Manhattan

L'URSS, avec ses services secrets performants, a des agents infiltrés au cœur du programme nucléaire américain Manhattan. Cela lui permet d'obtenir des renseignements et de faire avancer son propre programme nucléaire. 

En 1938, trois scientifiques allemands découvrent le principe de la fission nucléaire. Cette découverte conduit à une prise de conscience par le monde scientifique puis par le monde politique de l'enjeu de la dimension militaire du nucléaire. Le Royaume-Uni et les États-Unis sont les premiers à investir ce domaine.

L'URSS est en retard dans ce domaine de la recherche. Des scientifiques qui travaillent pour le Royaume-Uni et les États-Unis travaillent en réalité secrètement pour les autorités soviétiques.

C'est le cas de l'allemand Klaus Fuchs réfugié au Royaume-Uni, et du britannique Alan Nunn May.

En décembre 1941, Robert Oppenheimer, futur directeur du programme Manhattan, est approché par un scientifique. En réalité, c'est un agent des services secrets soviétiques qui rapportent à l'URSS des informations-clés sur le programme nucléaire américain. Staline se méfie des scientifiques et empêche les scientifiques soviétiques d'avancer. La décision de lancer le programme nucléaire soviétique en infiltrant le programme américain est finalement prise en 1942. Klaus Fuchs joue un rôle capital, il est affecté à l'usine ultra-sécurisée de Los Alamos en 1944.

L'URSS a bénéficié de 6 sources d'information dont 2 qui n'ont jamais été identifiées.

Le programme nucléaire soviétique est encadré par les services secrets et aboutit à l'explosion de la 1re bombe atomique soviétique en août 1949. Grâce à l'espionnage, l'URSS a rattrapé 2 ans de retard dans la recherche scientifique. En effet, les États-Unis estimaient que l'URSS mettrait 10 à 15 ans pour concevoir sa bombe atomique.

C

La guerre froide : une guerre de services secrets

La guerre froide devient rapidement une guerre de services secrets. La coopération des services secrets anglais et américains est un atout pour l'Ouest, mais les services secrets soviétiques ont de l'avance. Au début de la guerre froide, les États-Unis sont en retard.

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La coopération anglo-américaine

La coopération entre le Royaume-Uni et les États-Unis est très efficace et débute dès la Seconde Guerre mondiale. Elle se poursuit durant la guerre froide. 

La coopération anglo-américaine permet des succès pendant la Seconde Guerre mondiale. L'opération Overlord (débarquement des Anglo-américains en Normandie en juin 1944) est d'abord une véritable opération de désinformation. En effet, les Américains et les Anglais font croire aux Allemands que le véritable débarquement aura lieu dans le Pas-de-Calais et non en Normandie. Cette réussite s'explique par les capacités de décryptage de la machine à coder allemande « Enigma » par les Anglais. Cela permet aux Américains et aux Anglais d'avoir connaissance des messages des armées allemandes.

L'équipe qui parvient à décoder « Enigma » est dirigée par Alan Turing, un brillant mathématicien et cryptologue britannique. Il utilise notamment les premiers ordinateurs. Cette coopération entre le Royaume-Uni et les États-Unis a perduré pendant la guerre froide.

Le lancement de programmes de renseignement technique lie le Royaume-Uni et les États-Unis pendant la guerre froide. C'est le cas avec le programme Echelon, une surveillance électronique des communications à l'échelle mondiale élaborée par les États-Unis et le Royaume-Uni, en collaboration avec le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

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L'avance des services secrets soviétiques

Au début de la guerre froide, l'URSS a une nette avance en matière de renseignement sur le Royaume-Uni et les États-Unis. On constate une véritable asymétrie. Cette supériorité des services secrets soviétiques s'explique de plusieurs façons. 

Dès les années 1930, l'URSS a procédé à un recrutement de brillants étudiants britanniques qui deviennent des agents doubles.

Agent double

Un agent double est agent secret qui travaille pour un autre service de renseignements que le sien. Il trahit son pays pour des raisons variées (argent, idéologie, ego ou contraintes). Il est communément appelé une « taupe » en référence à l'animal qui vit sous terre.

Les agents doubles les plus connus sont les Cinq de Cambridge.

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Les Soviétiques partent ainsi avec un atout majeur. Ces agents doubles ont transmis environ 20 000 pages de documents secrets à l'URSS.

Les informations données par les agents doubles Kim Philby et George Blake dans les années 1950 permettent aux services secrets soviétiques d'éliminer plusieurs centaines d'agents occidentaux opérant dans les pays du bloc soviétique.

Selon le FBI, les trahisons des agents doubles sont motivées par quatre éléments : l'argent, l'idéologie, la compromission (sexuelle ou financière) et l'ego. En anglais, ces quatre éléments sont désignés par l'acronyme MICE (money, ideology, compromission, ego).

Il y a également la nécessité : dans les années 1930, la seule puissance en mesure de pouvoir s'opposer à l'Allemagne nazie était l'URSS.

« Pour moi, le communisme consistait à essayer de créer le Royaume de Dieu sur terre. Les communistes essayaient concrètement de faire ce que l'Église avait essayé d'obtenir par la prière. […] J'en ai conclu que je ne me battais pas du bon côté ». Mais une fois passé en URSS, George Blake, espion britannique et agent double, déchante vite devant la réalité de « l'idéal communiste » et admet dans un entretien au Times : « L'une des choses m'ayant le plus déçu, c'est que je pensais qu'un nouvel homme était né ici. (...) J'ai vite compris que ce n'était pas le cas. Ce sont juste des gens normaux. Comme tout le monde, leur vie est dirigée par les mêmes passions humaines, la même avarice et les mêmes ambitions. »

Témoignage de George Blake (1922−2020)

Le Monde

26 décembre 2020

Les Soviétiques ont deux atouts majeurs : 

  • une connaissance de l'adversaire de l'intérieur par l'efficacité de leur service de renseignement (NKVD puis KGB) ;
  • le caractère totalitaire de l'URSS : il est plus facile pour un État d'espionner un régime politique ouvert comme une démocratie qu'inversement. 
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Un certain retard des États-Unis

Les services secrets américains sont en retard par rapport aux services secrets soviétiques et ne rattrapent ce retard qu'à la fin des années 1940.

Jusqu'en 1942, les services secrets ne sont pas unifiés aux États-Unis. L'OSS (Office of Strategic Services) est créé dans l'urgence en 1942 à la suite de l'attaque surprise japonaise sur Pearl Harbor en décembre 1941. Les États-Unis font preuve d'une certaine naïveté en septembre 1945 en suspendant, par décision présidentielle, les activités de l'OSS. Ils craignent qu'en temps de paix, l'OSS concurrence le FBI. 

Les États-Unis se rendent compte de leur erreur et, face à la menace de l'URSS, les autorités opèrent un rattrapage :

  • Création en juillet 1947 d'un instrument de renseignement, d'analyse, de décision et d'action avec la CIA et le NSC (National Security Council) qui est une instance directe auprès du président, ainsi que de la notion de « sécurité nationale » et d'une politique coordonnée d'anticipation des menaces et des actions.
  • Création en 1952 de la NSA qui s'occupe du renseignement électronique. Longtemps éclipsée par la CIA, la NSA était moins connue, mais son budget est estimé à 10 fois celui de la CIA.

 

Ce sont des instruments au service de la politique étrangère des États-Unis. À partir de 1947, la doctrine Truman promeut l'endiguement (ou containment) de la politique expansionniste soviétique par l'extension du libéralisme politique et économique et le soutien aux régimes autoritaires anticommunistes.

Par ailleurs, le rôle des personnalités politiques n'est pas négligeable :

  • Allen Dulles est le directeur de la CIA entre 1953 et 1961. 
  • Son frère John Foster Dulles est le secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères) entre 1953 et 1959 et le soutient activement.

 

La CIA a exercé une influence non négligeable sur la politique étrangère des États-Unis.

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Les actions menées par les services secrets pendant la guerre froide

Les services secrets américains (la CIA ou la NSA) et soviétiques (le KGB) ont mené un certain nombre d'actions pendant la guerre froide.

  Services secrets américains  Services secrets soviétiques
Financement et action de propagande
  • Partis et syndicats anticommunistes en France et en Italie
  • Publication et distribution de revues 
  • Stations de radio (Radio Free Europe) 
  • Partis communistes en Europe et dans le reste du monde 
Anticipation et détection des menaces
 
 
  • Lancement de programmes de renseignement technique : avion espion U−2 et satellite
  • Observation de rampes de missiles à Cuba par des avions U−2 en 1962
  • Réseau Echelon : surveillance électronique des communications à l'échelle mondiale élaborée par les E-U, le R-U, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande (rôle de la NSA)
  • Présence d'espions et d'agents doubles dans les démocraties européennes et aux E-U
  • Présence dans les zones maritimes de navires de pêche qui servent en réalité à l'écoute électronique
Renversement de régimes politiques ou écrasement de rébellion
  • Iran (1953)
  • Guatemala (1954)
  • Chili (1973)
 
II

La circulation et la formation des étudiants, transferts de technologie et puissance économique : l'exemple de l'Inde

En moins d'un demi-siècle, l'Inde est devenue une puissance émergente majeure sur le plan économique. Avec une population de 1,37 milliard d'habitants dont une part de moins de 25 ans s'élevant à 600 millions d'individus, l'Inde a axé sa stratégie sur l'économie de la connaissance et donc sur l'éducation.

A

L'Inde, puissance émergente avec des fragilités

L'Inde est une puissance émergente. La compétitivité et la croissance économique sont très fortes. Toutefois, l'Inde a de multiples fragilités.

En l'espace de 40 ans, l'Inde a vu multiplier son PIB par 32 en connaissant des taux de croissance supérieurs à 7 % durant les années 2000 et 2010.

 

PIB PPA en milliards de $

Rang à l'échelle mondiale

1980

383

9e

1990

991                              x 2,5

9e

2000

2 090                           x 2

5e

2010

5 310                           x 2,5

3e

2020

12 360                         x 2,5

3e

 

L'Inde est une puissance émergente devenue majeure sur le terrain économique. Toutefois, elle est marquée par de nombreuses fragilités :

  • Des fragilités structurelles : faiblesse des infrastructures industrielles et de l'investissement privé, importance du secteur informel (90 % de l'économie).
  • Des fragilités économiques et sociales : une part importante de la population est pauvre.
  • Des fragilités conjoncturelles (situation qui est le résultat d'un ensemble de faits) : démonétisation de 86 % des billets en circulation en 2016 afin de lutter contre la corruption, crise de la Covid−19.

 

La situation de l'Inde est intéressante. C'est une puissance émergente, forte d'une population de moins de 25 ans s'élevant à 600 millions d'habitants, mais encore fragile.

B

Du brain drain au brain gain

L'Inde incite ses étudiants à partir à l'étranger, notamment dans les pays anglo-saxons, afin d'acquérir des compétences de qualité. C'est le brain drain. En même temps, elle investit dans l'enseignement supérieur, le secteur de la recherche et de l'innovation afin de limiter le brain drain, la « fuite des cerveaux ».

L'État indien a encouragé ses étudiants à partir étudier à l'étranger, notamment dans certains secteurs-clés : NTIC, médecine, biotechnologies, finance.

Le nombre d'étudiants indiens faisant leurs études à l'étranger est passé 67 000 en 2000 à 332 000 en 2019, soit une multiplication par 5.

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© Ministère des Affaires étrangères indien, 2017

Ces étudiants créent des diasporas indiennes dans de nombreux pays. La réussite de certains Indiens dans le monde contribue au rayonnement de l'Inde.

Satya Nadella est devenu le P-DG de Microsoft en 2014 et Sundar Pichai est le P-DG de Google depuis 2015.

Aux États-Unis, \dfrac{1}{3} de la recherche est effectuée par des Indiens.

Parallèlement, depuis les années 1970, on assiste à une volonté du gouvernement indien de construire un enseignement supérieur et un secteur de la recherche et de l'innovation de qualité de manière à contenir le brain drain. Cela passe par la multiplication des établissements d'enseignement supérieur.

En Inde, le nombre d'établissements d'enseignement supérieur est passé de 27 en 1950 à 789 en 2018. En tout, ils accueillent 37 millions d'étudiants.

Des établissements spécialisés ont été créés et bénéficient d'une belle réussite :

  • les Indian Institutes of Technology (IIT) notamment de Mumbai ;
  • les Indian Institutes of Management (IIM) ;
  • les National Law Schools.

 

Les investissements financiers du gouvernement en matière d'éducation sont importants.

Près de 1 000 milliards de roupies (soit environ 14 milliards d'euros) sont consacrées aux secteurs de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

Des quotas ont été établis pour accueillir des membres des castes et des classes défavorisées dans les établissements. L'Inde a également établi des partenariats avec des universités étrangères prestigieuses.

Sciences Po Paris a mis au point 13 partenariats avec des universités indiennes de premier rang.
L'École centrale de Paris a mis en place une collaboration avec le 2e groupe industriel indien, Mahindra, afin de construire une grande école d'ingénieurs d'envergure internationale.

Une stratégie de mise en valeur de la recherche indienne a été élaborée, avec notamment la constitution de pôles scientifiques, technologiques et économiques :

  • Les 50 premières universités indiennes produisent 26 % de la production scientifique totale.
  • La part mondiale de la production scientifique de l'Inde (en nombre de publications) entre 2006 et 2016 est passée de 2,21 % à 4,21 %, ce qui la place au 8e rang mondial mais au 2e rang à l'échelle des BRICS, derrière la Chine (6,5 %).

 

À l'échelle nationale, l'Inde est devenue le 1er exportateur mondial de services informatiques. Elle forme 400 000 informaticiens par an. Ce secteur représente 4 millions d'emplois et 123 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Au niveau régional, ce secteur est aussi un moteur capital comme à Bangalore (Bengaluru), la « Silicon Valley indienne ».

Bangalore est :

  • une ville qui regroupe 40 % de l'industrie informatique indienne ;
  • la ville où se trouve le siège d'Infosys, une des grandes FTN indiennes de services informatiques ;
  • le 1er pôle de recherche mondiale pour les sciences de la vie ;
  • la 5e place mondiale pour le nombre de centres d'innovation.
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Des transferts stratégiques de technologie

À l'échelle mondiale, l'Inde est perçue comme une main-d'œuvre technique hautement qualifiée et peu coûteuse. De nombreuses FTN étrangères s'implantent dans le pays et permettent des transferts de technologie avantageux.

Certaines FTN étrangères se sont implantées en Inde.

La société française de services numériques Capgemini a plus de salariés en Inde (\dfrac{1}{3} du total) qu'en Europe.

En Inde, la politique d'implantation des entreprises étrangères est favorisée :

  • par la création de 200 ZES (Zones économiques spéciales) à la périphérie des grandes métropoles ;
  • par des avantages fiscaux, des exemptions de droits de douane et l'accès à des infrastructures de communication.

 

Il existe également une politique avantageuse de transferts de technologie, notamment dans des secteurs stratégiques (défense et aérospatiale). Ainsi, la vente d'avions militaires Rafale par Dassault a une contrepartie. En échange de la garantie de vendre leurs avions en Inde, Dassault accepte de construire une usine de production où sont effectués des transferts de technologie au profit de l'industrie aéronautique indienne (constructeur Hal). Cela s'inscrit dans la politique nationale « Make in India », initiée par le Premier ministre Narendra Modi en 2014. L'objectif de cette politique est de développer 25 secteurs industriels innovants en encourageant les entreprises étrangères à fabriquer leurs productions en Inde.