Sommaire
IConstantin et l'accession au pouvoirALes origines et l'ascension de ConstantinBLa victoire sur ses rivaux et l'unification de l'empireIILa christianisation de l'empireALa conversion au christianisme et l'édit de MilanBL'organisation de l'Église et le concile de NicéeIIILa réorganisation administrative et militaire de l'empireALa réforme de l'administration et des financesBConstantinople, nouvelle capitale Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.
Dernière modification : 19/01/2026 - Conforme au programme 2025-2026
Constantin, né en 272, devient empereur unique après une série de victoires militaires et unifie l'Empire romain. Il favorise le christianisme avec l'édit de Milan et le concile de Nicée, transformant la religion en un pilier de l'État. Il réorganise l'administration et l'armée pour mieux contrôler l'Empire et sécuriser ses frontières. La fondation de Constantinople en 330 marque la naissance d'une nouvelle capitale et d'un Empire réorienté vers l'Orient.
Constantin et l'accession au pouvoir
Les origines et l'ascension de Constantin
Constantin naît en 272 à Naissus (aujourd'hui Niš, en Serbie). Fils de Constance Chlore, il bénéficie d'une formation militaire et politique dès son jeune âge. L'Empire romain traverse alors une période de crises politiques et militaires, marquée par la multiplication des empereurs rivaux. Après la mort de son père en 306, Constantin est proclamé empereur par ses troupes. Il se retrouve rapidement en concurrence avec d'autres prétendants au trône et doit consolider son pouvoir au cours de plusieurs campagnes militaires.

L'arc de Constantin, inauguré en 315 à Rome, célèbre sa victoire sur Maxence au pont Milvius et affirme sa légitimité impériale en réutilisant des sculptures d'empereurs précédents.
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La victoire sur ses rivaux et l'unification de l'empire
Pour unifier l'Empire romain, Constantin mène une série de combats décisifs contre ses rivaux. En 312, il remporte la victoire au Pont Milvius, près de Rome, où, selon la tradition, il a en songe une vision du Chrisme (le Chi et le Rô, premières lettres grecques de Christ) et entend "In hoc signo vinces", qui veut dire "sous ce signe tu vaincras". Il fait tracer le Chrisme sur les boucliers de ses soldats, remporte la bataille et promet de protéger le christianisme. En 324, il défait Licinius et devient l'empereur unique, maîtrisant l'ensemble de l'Empire romain. Cette accession marque le début d'une ère nouvelle, tant sur le plan politique que sur le plan religieux. Elle lui permet de mettre en œuvre des réformes durables.

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La christianisation de l'empire
La conversion au christianisme et l'édit de Milan
Après sa victoire à Milvius, Constantin se rapproche du christianisme. En 313, il promulgue l'édit de Milan, qui met fin aux persécutions contre les chrétiens et leur garantit la liberté de culte ainsi qu'à tous les habitants de l'Empire. Bien qu'il ne se fasse baptiser qu'en 337, il soutient activement l'Église en finançant la construction d'églises et en protégeant les communautés chrétiennes. Le christianisme gagne progressivement en influence et devient une religion privilégiée à la cour impériale, mais pas encore une religion d'Etat (il faut attendre l'édit de Thessalonique par Théodose en 380, qui en pose les premiers jalons).
L'organisation de l'Église et le concile de Nicée
Constantin joue un rôle dans l'organisation interne de l'Église chrétienne. En 325, il convoque le concile de Nicée, qui a pour objectif de régler les disputes doctrinales (en particulier sur la difficile question de la nature humaine ou divine du Christ) et de fixer les bases de la foi chrétienne. Il favorise ainsi l'unification religieuse de l'empire et renforce le rôle central de Constantinople, ville qu'il fait devenir une capitale impériale chrétienne. Ces initiatives montrent l'importance de Constantin dans l'intégration du christianisme au pouvoir impérial.
La réorganisation administrative et militaire de l'empire
La réforme de l'administration et des finances
Constantin réforme profondément l'administration romaine pour mieux contrôler un empire vaste et complexe. Il divise l'empire en préfectures et diocèses, confiés à des gouverneurs responsables de la collecte des impôts et de la justice. Il centralise la fiscalité et crée de nouvelles unités militaires pour défendre les frontières, tout en veillant à ce que les ressources financières soutiennent à la fois l'armée et les grands projets urbains.
Constantinople, nouvelle capitale
En 330, Constantin inaugure Constantinople (l'actuelle Istanbul), sur le site de l'ancienne Byzance, carrefour entre Europe et Asie, comme nouvelle capitale orientale. La ville devient un centre politique, économique et religieux, renforçant le contrôle de l'empire sur ses provinces orientales. Cette initiative illustre la volonté de Constantin de moderniser l'empire et de créer un point stratégique face aux menaces extérieures, tout en affirmant la place du christianisme dans la cité impériale.

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