En 1912, Max Von Laue soumet un cristal à des ondes électromagnétiques de courte longueur d'onde, les rayons X. Il découvre ainsi sa structure.
Les solides cristallins présentent au niveau atomique un arrangement parfaitement ordonné et régulier dans trois directions de l'espace. Cet arrangement est caractérisé par la distance a entre deux entités (atomes, ions, molécules). Cette distance est de l'ordre de 0,1 nm. Les solides cristallins ont la propriété de diffracter une onde de longueur d'onde dont la valeur est voisine de la distance a.

Une application technologique du phénomène : le microscope électronique
S'appuyant sur les résultats de Davisson-Germer, deux chercheurs allemands (E. Ruska et M. Knoll) ont conçu en 1931 un prototype de microscope électronique utilisant un faisceau d'électrons accélérés par une tension U de l'ordre de 100 kV.

Sachant que la résolution (plus petite distance séparant deux objets que l'on peut distinguer) d'un microscope optique ou électronique est proportionnelle à la longueur d'onde du rayonnement utilisé, quel élément a pu motiver les chercheurs à se lancer dans l'élaboration d'un microscope électronique ?
La résolution d'un microscope est proportionnelle à la longueur d'onde utilisée.
Pour un microscope optique, l'ordre de grandeur de la longueur d'onde moyenne du visible est de 103 nm.
Pour le microscope électronique, la longueur d'onde des électrons est bien plus faible, de l'ordre de 0,1 nm dans cet exercice.
Les chercheurs ont compris qu'avec un microscope électronique, on pourrait atteindre une résolution 104 fois plus petite qu'avec un microscope optique.