Troisième 2016-2017
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Troisième 2016-2017

Femmes et hommes des années 1950 aux années 1980

La période d'après-guerre est marquée par de profondes mutations économiques et sociales en France. Le baby-boom (explosion de la natalité) dans l'immédiat après-guerre pose aujourd'hui des problèmes de vieillissement de la population. L'immigration, nécessaire à l'heure de la reconstruction, est de plus en plus remise en cause aujourd'hui. La place des femmes a été modifiée passant d'une discrimination officielle à une accélération de la conquête de leurs droits.

La période est aussi marquée par une évolution des formes de la citoyenneté causée par la révolution des médias et un désintérêt grandissant de la chose politique illustré par un abstentionnisme inquiétant.

I

Les transformations de la société française et leurs enjeux

A

La baby-boom et le vieillissement de la population

L'après-guerre est marqué par une période de forte natalité qui concerne la France jusqu'en 1973 et tous les pays industrialisés. On appelle cette période le "baby-boom". Elle s'explique par :

  • Des perspectives d'avenir retrouvées après la guerre et un optimisme général
  • Le redémarrage de l'économie
  • L'amélioration générale du niveau de vie (santé, logement, équipements ménagers)
  • Des dispositions législatives favorables (Code de la famille, allocations familiales)

On assiste aujourd'hui à un "papy-boom", c'est-à-dire un vieillissement de la population, qui s'explique par :

  • L'allongement de l'espérance de vie
  • La baisse de la natalité

Cela provoque alors un départ massif en retraite des générations du "baby boom" ce qui n'est pas sans poser des problèmes économiques concernant le financement des retraites et le dynamisme d'une société qui vieillit.

B

L'immigration en France et ses enjeux

La politique d'immigration suit différentes phases :

  • De 1945 à 1974, la croissance économique et le besoin de reconstruction de la France favorisent l'appel à une main-d'œuvre étrangère (Portugais, Espagnols, Maghrébins, Africains, etc.). Ils sont employés sur les chantiers ou dans les usines et ont des conditions de vie très difficiles.
  • De 1974 à 2014, la croissance économique faible du pays pousse à la suspension de l'immigration de masse.
  • En 1974, afin d'éviter de séparer des familles avec cette suspension, le regroupement familial est mis en place.

Il y a aujourd'hui environ 5 millions d'immigrés en France. Cependant, dans un contexte de difficulté économique, on constate un essor de la xénophobie (haine des étrangers).

C

Du plein-emploi au chômage de masse

À partir de 1945 s'ouvre une période appelée "Trente Glorieuses" jusqu'en 1973. C'est pour la France, une période de prospérité exceptionnelle marquée notamment par le plein-emploi. Le taux de chômage s'établit à 1,8% en moyenne. Cependant, le premier choc pétrolier de 1973 met fin à cette prospérité et au plein-emploi. La France découvre alors le chômage de masse :

  • La croissance est stoppée par l'explosion des prix de l'énergie.
  • Les faillites d'entreprises commencent ainsi que les délocalisations.
  • Le chômage explose.
D

La place des femmes

Depuis la fin de la guerre, en France, des combats féministes sont menés afin obtenir plus d'égalité entre les hommes et les femmes. Le 23 mars 1944, l'Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes. De Gaulle confirme par une ordonnance le fait que les femmes peuvent voter et être élues. Elles votent pour la première fois en 1945.

L'école et l'accès à l'enseignement supérieur continuent d'être un vecteur d'émancipation. En 1964, pour la première fois, les femmes bachelières sont plus nombreuses que les hommes.

Le combat des femmes ne s'est pas éteint avec l'attribution du droit de vote. De nombreux combats pour obtenir l'égalité sont menés dans les années 1960 et 1970 :

  • En 1967, la loi Neuwirth accorde l'accès aux moyens contraceptifs, dont la pilule.
  • La loi Veil de 1975 dépénalise le droit à l'avortement (loi sur l'IVG) et le gouvernement socialiste le rembourse en 1982.
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Simone Veil

Jan Arkesteijn via Wikimedia Commons

Pourtant la situation reste inégalitaire et les femmes sont encore victimes de la misogynie :

  • Le salaire des femmes est en moyenne de 20% inférieur à celui des hommes.
  • Elles occupent 80% des emplois précaires et à temps partiel.
  • Les femmes sont plus touchées par la précarité que les hommes, notamment les femmes célibataires qui ont en charge leurs enfants.
  • Un femme meurt tous les trois jours en France sous les coups de son compagnon.
  • La publicité, les médias et l'éducation continuent de véhiculer des stéréotypes qui confèrent à la femme un rôle secondaire.
II

Vers de nouvelles formes de débat et d'exercice de la citoyenneté

A

Une place accrue des médias dans le débat politique

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les médias sont censurés et il faut attendre la Libération pour que la liberté de la presse soit réinstaurée. La télévision est de plus en plus répandue.

Les médias jouent un rôle essentiel dans l'information et la connaissance d'événements comme la guerre d'Algérie ou mai 1968. Cependant, jusqu'au début des années 1970, le pouvoir politique surveille et contrôle l'essentiel des médias.

En 1974 et 1982, on observe une libéralisation des médias et à partir des années 1980 :

  • En 1974, le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing met fin à l'organisme qui contrôlait les médias, l'ORTF.
  • À la fin des années 1970, les "radios pirates" ou "radios libres" se multiplient.
  • En 1982, Mitterrand met fin au monopole d'État sur les médias audiovisuels.

On observe aussi un développement d'Internet : en 2013, 82% des ménages disposent d'une connexion Internet.

Les médias jouent ainsi un rôle de plus en plus important dans la vie politique française. Les sondages prennent une place grandissante et influencent l'action des hommes politiques. Internet permet à tous de participer au débat politique avec les blogs ou les forums, même si cette nouvelle forme de participation comporte aussi des limites comme celui de la fiabilité des informations livrées.

B

Les enjeux de l'évolution de la participation électorale

En France, le vote n'est pas obligatoire, mais il est considéré comme un devoir. Cependant, depuis 1945, on assiste à une augmentation croissante de l'abstention pour toutes les élections, qu'elles soient nationales (présidentielles, législatives) ou locales (départementales ou locales).

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette absence de participation :

  • Voter semble assez inutile lorsque cela ne semble pas résoudre des problèmes majeurs comme le chômage.
  • Une défiance croissante de la population française par rapport aux politiques en raison du nombre de scandales et d'affaires judiciaires.
  • Le sentiment que les partis politiques sont éloignés des problèmes réels de la société et n'ont aucune influence sur certains dossiers dans le cadre de la mondialisation et de la construction européenne.

Cet essor de l'abstention est le symbole d'une crise de la démocratie en France et met à mal la légitimité de représentants élus alors par une minorité de citoyens, ce qui ne peut que renforcer la défiance envers le personnel politique.

Abstention

L'abstention est, pour un électeur, le fait de ne pas participer à une élection.

III

Schéma bilan

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