Les connecteursCours

Connecteurs

Les connecteurs sont des liens logiques qui permettent de relier les idées entre elles dans un texte.

I

Les connecteurs d'organisation

Les connecteurs d'organisation permettent de hiérarchiser, classer les idées selon leur importance.

Connecteurs reliant deux phrases
  • d'une part… d'autre part
  • tout d'abord… ensuite… enfin
  • en premier lieu… en deuxième lieu
Connecteurs reliant deux propositions
  • non seulement… mais encore

II

Les connecteurs d'addition

Les connecteurs d'addition permettent d'ajouter une nouvelle idée.

Connecteurs reliant deux phrases
  • en outre
  • par ailleurs
  • de plus
  • de surcroît
  • de même
Connecteurs au sein de la phrase
  • outre que
  • en plus de
III

Les connecteurs d'illustration

Les connecteurs d'illustration permettent d'apporter un exemple illustrant une idée.

Connecteurs reliant deux phrases
  • en effet
  • ainsi (+ inversion sujet-verbe)
  • notamment
IV

Les connecteurs d'opposition

Les connecteurs d'opposition permettent d'opposer une idée à la précédente, de confronter, de réfuter.

Connecteurs reliant deux phrases
  • cependant
  • toutefois
 
  • en revanche
  • néanmoins
  • au contraire
  • au rebours
Connecteurs au sein de la phrase
  • en dépit de

  • malgré (+ nom)
  • nonobstant (+ nom)
  • tandis que
  • alors que
  • bien que (+ subj.)
  • quoique (+ subj.)
V

Les connecteurs de cause

Les connecteurs de cause permettent de présenter la cause logique.

Connecteurs reliant deux phrases
  • en effet

Connecteurs au sein de la phrase
  • car
  • parce que
  • puisque
  • étant donné que
  • dans la mesure où
VI

Les connecteurs de conséquence

Ils permettent de présenter la conséquence logique, le résultat, la conclusion.

Connecteurs reliant deux phrases
  • par conséquent
  • en conséquence
  • c'est pourquoi
  • aussi (+ inversion sujet-verbe)
  • de là vient que
Connecteurs au sein de la phrase
  • donc
  • si bien que
  • de sorte que
  • si… que
  • tellement… que

Je m'examinai moi-même, et je vis qu'en effet je n'aurais pas voulu être heureux à condition d'être imbécile.

Je proposai la chose à des philosophes, et ils furent de mon avis. « Il y a pourtant, disais-je, une furieuse contradiction dans cette manière de penser ; car, enfin, de quoi s'agit-il ? d'être heureux. Qu'importe d'avoir de l'esprit ou d'être sot ? Il y a bien plus : ceux qui sont contents de leur être sont bien sûrs d'être contents ; ceux qui raisonnent ne sont pas si sûrs de bien raisonner. Il est donc clair, disais-je, qu'il faudrait choisir de n'avoir pas le sens commun, pour peu que ce sens commun contribue à notre mal-être. » Tout le monde fut de mon avis ; et cependant je ne trouvai personne qui voulût accepter le marché de devenir imbécile pour devenir content. De là je conclus que, si nous faisons cas du bonheur, nous faisons encore plus cas de la raison.

Voltaire, Histoire d'un bon bramin, 1761