Repérer les marques de modalisation dans un discoursExercice fondamental

Dans les extraits suivants, étudie la modalisation en complétant les phrases d'analyse proposées.

Lis le texte suivant.
 

Je m'assoupis en rêvant ainsi au vent frais du soir.

Or, ayant dormi environ quarante minutes, je rouvris les yeux sans faire un mouvement, réveillé par je ne sais quelle émotion confuse et bizarre. Je ne vis rien d'abord, puis tout à coup, il me sembla qu'une page du livre resté ouvert sur ma table venait de tourner toute seule. Aucun souffle d'air n'était entré par ma fenêtre. Je fus surpris et j'attendis. Au bout de quarante minutes environ, je vis, je vis, oui, je vis de mes yeux une autre page se soulever et se rabattre sur la précédente, comme si un doigt l'eût feuilletée. Mon fauteuil était vide, semblait vide ; mais je compris qu'il était là, lui, assis à ma place, et qu'il lisait. D'un bond furieux, d'un bond de bête révoltée, qui va éventrer son dompteur, je traversai ma chambre pour le saisir, pour l'étreindre, pour le tuer !... Mais mon siège, avant que je l'eusse atteint, se renversa comme si on eût fui devant moi… ma table oscilla, ma lampe tomba et s'éteignit, et ma fenêtre se ferma comme si un malfaiteur surpris se fût élancé dans la nuit, en prenant à pleines mains les battants.
 

Guy de Maupassant, Le Horla, 1887

Lise le texte suivant.
 

Mais lui, il peut en déduire, il pourrait en déduire, il en déduit certainement, il peut en déduire que sa vie ne vous intéresse pas ou si vous préférez – je ne voudrais pas avoir l'air de vous faire un mauvais procès – il croit probablement, je pense qu'il en est ainsi et il ne devait pas être différent plus jeune, vous devez vous en souvenir,

il croit probablement que ce qu'il fait n'est pas intéressant ou digne, le mot exact, ou digne de vous intéresser.
 

Jean-Luc Lagarce, Le Pays lointain, 1995