L'affirmation de l'État dans le royaume de FranceCours

L'affirmation de l'État en France se fait tout au long de l'époque moderne. Le pouvoir royal se renforce, ce qui permet d'étendre et d'unifier le territoire. La monarchie française s'affirme et devient même absolue avec Louis XIV. Plusieurs éléments permettent de l'expliquer.

\textcolor{dodgerblue}{\Rightarrow}  Comment la monarchie parvient-elle à s'affirmer dans le royaume de France au cours de l'époque moderne ?

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I

Pouvoir royal, extension et unification du territoire

A

L'extension du territoire

1

Les rattachements

Charles VIII et son successeur Louis XII épousent tous les deux Anne de Bretagne, ce qui permet d'associer le duché de Bretagne à la France. Il faut attendre 1532 pour que la Bretagne soit rattachée officiellement au royaume par le traité de Nantes. 

Sous François Ier, la Marche et l'Auvergne sont rattachées en 1527, tandis que le Bourbonnais est rattaché en 1531.

François Ier
François Ier

L'accession d'Henri de Navarre au trône en 1589 permet de rattacher la Navarre à la France. Le roi de France est officiellement « roi de France et de Navarre ».

2

De nouvelles frontières aux XVIIe et XVIIIe siècles

Sous Louis XIV, la monarchie cherche à élargir son territoire et à consolider ses frontières. Les guerres successives du Roi-Soleil permettent au royaume d'obtenir : 

  • le Roussillon ;
  • la Franche-Comté ;
  • l'Alsace ;
  • les Flandres.

 

Les frontières sont redessinées et protégées par la « ceinture de fer » mise en place par Vauban : il s'agit de forteresses protégeant le royaume de France.

Fortifications de Vauban
Fortifications de Vauban

Domaine public, © Wikimedia Commons

Au XVIIIe siècle, deux autres territoires sont rattachés à la France. En 1766, le duc de Lorraine meurt. Le roi Louis XV a épousé sa fille, ce qui lui permet de rattacher officiellement et définitivement la Lorraine au royaume. En 1768−1769, la république de Gênes cède la Corse à la France.

3

Le développement d'un empire colonial français

L'empire colonial français se développe aux XVIe et XVIIe siècles :

  • La Nouvelle-France, en Amérique du Nord, permet au royaume de se lancer dans le commerce des peaux. 
  • Les Antilles sont les « îles à sucre » qui apportent des revenus importants au royaume. 
  • Des comptoirs en Inde permettent à la France d'avoir un pied en Asie.
B

L'unification du territoire

1

Monarchie et contrôle du territoire : de nouvelles infrastructures

Le territoire s'agrandit et la monarchie doit le contrôler. Une politique ambitieuse de travaux d'infrastructures se déploie sur plusieurs décennies :

  • Les routes royales relient la capitale aux différentes villes de province.
  • Les services de poste sont organisés. Le courrier circule mieux, l'information aussi. 

 

C'est au XVIIIe siècle que les progrès les plus sensibles sont enregistrés :

  • En 1716, la monarchie crée le corps des Ponts et Chaussées afin de coordonner le réseau de communication. 
  • À la fin des années 1730, pour faciliter et accélérer la construction et l'agrandissement des routes, le pouvoir met en place un impôt : la corvée royale. Il contraint les paysans à participer aux travaux d'entretien et de construction des routes plusieurs jours par an.

 

Tous ces efforts réduisent considérablement les distances entre les territoires.

Au milieu du XVIIIe siècle, il faut 4,5 jours pour aller de Paris à Angers. En 1789, il en faut seulement 2.

En 1750, il faut 15 jours pour effectuer le trajet Paris-Toulouse. Dix ans plus tard, il en faut seulement 8. 

2

L'unification linguistique et culturelle : l'ordonnance de Villers-Cotterêts

À l'époque moderne, les Français ne parlent pas tous la même langue et n'ont pas tous la même culture. L'unification du royaume passe donc par une unification linguistique et culturelle. L'ordonnance de Villers-Cotterêts, composée de 192 articles, est publiée en 1539 sous le règne de François Ier. Le roi souhaite imposer l'usage du français dans les actes officiels. La langue du roi devient la langue du royaume et de son administration. Cette ordonnance marque donc un tournant important.

Ordonnance de Villers-Cotterêts
Ordonnance de Villers-Cotterêts

Domaine public, © Wikimedia Commons

Dans le prolongement de cette politique d'unification linguistique, le cardinal de Richelieu lance la création de l'Académie française en 1634−1635.

Cardinal de Richelieu
Cardinal de Richelieu

Domaine public, © Wikimedia Commons

Les académiciens sont placés sous la protection du cardinal-ministre puis des rois de France. Ils ont pour mission :

  • de purifier la langue, la policer et l'uniformiser ;
  • de composer un dictionnaire de la langue française (c'est ce dictionnaire qui fixe l'usage des mots) ;
  • de réguler la vie littéraire française en donnant leur avis sur les œuvres qui paraissent.

La « querelle du Cid » de Pierre Corneille est le premier exemple de l'intervention de l'Académie dans ce genre d'affaires. 

D'autres académies sont ensuite créées : 

  • l'académie de peinture et sculpture ; 
  • l'académie des inscriptions et médailles ;
  • l'académie des sciences ;
  • l'académie d'architecture, etc.

 

En province, les sociétés savantes et autres « académies » tentent de se mettre au service du roi et de la monarchie.

À Toulouse, le « Consistori del Gay Saber » est placé sous la protection du roi en 1694 et devient l'Académie des Jeux floraux. Chaque année, elle organise un concours de poésie en langue française. 

Le roi de France devient donc le principal mécène. Les artistes bénéficient de pensions royales. Leur production sert la propagande royale.

II

Le pouvoir monarchique face aux conflits

A

Un pouvoir royal affaibli par les guerres de religion

1

Les rois face à la réforme protestante : une période de troubles

La réforme protestante naît à Augsbourg en 1517. Martin Luther, un moine allemand, conteste les orientations de l'Église catholique. Il publie sur les portes de son monastère ses 95 thèses : il condamne le commerce des indulgences (possibilité de payer son entrée au Paradis) ; il réaffirme la place centrale de la Bible. Il pose ainsi les bases de la Réforme qui se propage progressivement dans l'ensemble de l'Europe et suscite rapidement de vives tensions. 

François Ier se montre d'abord conciliant avec le mouvement de la Réforme. Mais en 1534, l'« affaire des placards » marque un tournant. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, des luthériens placardent des affiches titrées « Actes véritables sur les horribles, grands et importables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte-Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ ». Il s'agit d'une attaque directe et violente contre l'Eucharistie. 

L'attitude royale change, les protestants français sont sévèrement réprimés. François Ier et son successeur Henri II réaffirment l'identité catholique du royaume de France. Une législation anti-protestante est mise en place :

  • La « Chambre ardente » créée au sein du Parlement de Paris en 1547 est habilitée à condamner au bûcher les réformés considérés comme des hérétiques. 
  • L'édit d'Écouen de 1559 permet d'exécuter sans jugement tout protestant en cavale.

 

La mort accidentelle d'Henri II en 1559 affaiblit le pouvoir royal. Son successeur Charles IX doit faire face à la montée des revendications protestantes et à la rigidification du parti catholique, la Ligue. 

Le 1er mars 1562, une cinquantaine de protestants sont massacrés par les partisans du duc de Guise, l'un des plus fervents défenseurs de la foi catholique. C'est le massacre de Wassy, qui ouvre la période des guerres de religion en France.

Le massacre de Wassy
Le massacre de Wassy

Domaine public, © Wikimedia Commons

Le massacre de la Saint-Barthélemy a lieu en août 1572. À l'occasion du mariage d'Henri de Navarre (chef du parti protestant) et de la sœur du roi de France, Marguerite, les protestants sont massacrés par centaines dans Paris.

Le massacre de la Saint-Barthélemy
Le massacre de la Saint-Barthélemy

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2

L'édit de Nantes et sa révocation

La mort d'Henri III en 1589 et l'accession au trône d'Henri IV ouvrent la voie au règlement du conflit. L'édit de Nantes est promulgué en avril 1598 à l'initiative d'Henri IV. Le roi octroie aux protestants le droit de pratiquer leur culte sous certaines conditions. Il leur offre également des places fortes afin d'assurer leur sécurité.

Henri IV
Henri IV

Toutefois, dès le règne de Louis XIII, l'édit ne cesse d'être remis en question. Louis XIII et Louis XIV limitent l'étendue des privilèges octroyés aux protestants. Le règne de Louis XIV est même marqué par une politique ouvertement anti-protestante : des dragonnades, c'est-à-dire des persécutions, sont organisées contre les protestants qui refusent de se convertir. 

En octobre 1685, l'édit de Nantes est révoqué au prétexte qu'il n'y aurait plus de protestants en France et que, conformément à la paix d'Augsbourg de 1555, la religion du roi doit être celle de tous ses sujets.

B

Le rôle de la guerre dans le développement de l'administration royale

À l'époque moderne, le roi de France reste encore très marqué par l'idéal chevaleresque du Moyen Âge. La guerre continue d'être l'une de ses préoccupations majeures et l'un des marqueurs les plus importants de son autorité. Progressivement, le roi de France acquiert le monopole de la guerre aux dépens des grands seigneurs. La présence du roi sur le champ de bataille et son implication dans les combats montrent à quel point la guerre est un outil de légitimation pour les rois.

Dans son livre publié en 1993 et intitulé Le Roi de guerre. Essai sur la souveraineté dans la France du Grand Siècle, l'historien Joël Cornette montre que le roi de France à l'époque moderne assied une partie de son pouvoir par et pour la guerre. En effet, celle-ci justifie l'apparition de nouveaux moyens de contrainte et de répression. Elle autorise la « dictature fiscale » et accentue la centralisation administrative.

François Ier a créé un mythe autour de lui-même, celui de son adoubement par Bayard. Pierre Terrail, « Chevalier Bayard », incarne l'idéal chevaleresque. François Ier souligne ainsi son ambition d'être un roi chevalier. Les monarques suivants, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, sont aussi très présents sur les champs de bataille jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

Le nombre d'hommes en armes augmente à l'époque moderne : il passe de 120 000 ou 125 000 lors de la guerre de Trente Ans entre 1618 et 1648 à 400 000 lors de la guerre de la Succession d'Espagne au début du XVIIIe siècle.

La professionnalisation des armées s'accompagne de la mise en place de toute une intendance organisée par l'État central. Au temps de Louis XIV, Michel Le Tellier, le ministre de la Guerre, assure l'intendance et l'organisation de l'armée. 

Pour financer la guerre, les rois et leurs ministres doivent trouver des moyens de remplir les coffres toujours vides de la monarchie. Le budget consacré à la guerre peut représenter plus de 70 % du budget de la monarchie en temps de conflit. Les impôts s'accroissent sous Richelieu. Cette pression fiscale est appelée « tour de vis fiscal » et est exercée essentiellement sur le tiers état, puisque la noblesse et le clergé en sont exemptés.

Il ne faut pas confondre : 

Impôt direct : La taille est le principal impôt direct du royaume ; les membres du tiers état doivent s'acquitter d'une somme qui n'est pas liée à un service particulier. Impôt indirect : La gabelle est un impôt indirect puisqu'elle s'ajoute au prix payé pour obtenir du sel. Les péages sont aussi des impôts indirects : on s'en acquitte  seulement si l'on circule.

À la fin du règne de Louis XIV, le royaume est enlisé dans des guerres à répétition. En 1707, Vauban propose de créer une « dîme royale » qui remplacerait tous les impôts directs. Deux nouveaux impôts sont créés : 

  • la capitation, en 1694 : tous les Français y sont soumis ;
  • le dixième, en 1710 : il concerne ceux qui ont des propriétés.
Vauban

Vauban

III

L'affirmation du pouvoir absolu

A

La soumission de la noblesse

La soumission de la noblesse

La soumission de la noblesse

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Les rois de France veulent affirmer leur autorité sur la noblesse qui considère que le roi de France se doit de la consulter, de gouverner avec elle. L'affirmation du « pouvoir absolu » et le recours à des ministres puissants comme Richelieu, sous Louis XIII, ou Mazarin, au début du règne de Louis XIV, suscite un grand mécontentement. La haute noblesse, écartée du pouvoir et des avantages, entend renverser l'ordre des choses et revenir à un mode de gouvernement conforme à l'idéal aristocratique. De nombreuses conspirations ont lieu, comme celle de Chalais en 1626 ou celle de Cinq-Mars en 1642. Toutes deux sont réprimées et leurs instigateurs sont condamnés à mort.

La conspiration de Cinq-Mars

La conspiration de Cinq-Mars

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La Fronde déstabilise fortement le pouvoir entre 1648 et 1653. La « Fronde des princes » a lieu entre 1650 et 1653. Les Condé, princes du sang et cousins du roi, s'opposent à Mazarin qui entend renforcer le pouvoir du roi aux dépens de la haute noblesse. La victoire finale de Mazarin se traduit par l'exil du Grand Condé qui se met au service du roi d'Espagne. Il finit cependant par demander et obtenir le pardon royal en 1659.

Réception du Grand Condé à Versailles

Réception du Grand Condé à Versailles

Domaine public, © Wikimedia Commons

C'est dans ce contexte d'affaiblissement de l'influence de la noblesse que Louis XIV prend le pouvoir au printemps de 1661, à la mort de Mazarin. C'est le début de son règne dit « personnel ». Il refuse de déléguer son autorité à un ministre, il s'entoure d'administrateurs compétents issus de la noblesse de robe (personnes ayant acquis récemment leur titre de noblesse). C'est le cas de Colbert qui descend de la bourgeoisie marchande de Reims et accapare jusqu'à sa mort de nombreuses fonctions ministérielles.

Colbert

Colbert

La noblesse n'a d'autre choix que de se soumettre ou de s'exiler sur ses terres, loin de Versailles où le roi s'installe pour contrôler la noblesse. Il le fait notamment grâce aux divertissements. Les nobles jouent et s'endettent à Versailles. Louis XIV les occupe et les nobles ne se rebellent plus. On parle de « domestication » de la noblesse, qui passe aussi par les « grâces » et les faveurs que le roi dispense seul depuis Versailles.

Louis XIV

Louis XIV

B

Versailles, symbole du pouvoir absolu

Longtemps itinérante, la monarchie commence à se fixer à la Renaissance avant de se sédentariser définitivement à la fin du XVIIe siècle. Louis XIV décide assez vite de prendre ses distances avec le Louvre : il engage d'importants travaux dès 1661 à Versailles qui n'est alors qu'un modeste relai de chasse. Louis XIV aime le château de Nicolas Fouquet, Vaux-le-Vicomte. Il s'entoure de peintres, d'architectes et de jardiniers qui ont contribué à ériger ce château afin de construire Versailles. En 1682, la cour s'y installe : elle ne la quittera plus jusqu'en 1789. Le château est à lui seul le symbole de la monarchie devenue « absolue ».

Le château de Versailles

Le château de Versailles

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Le château est construit par rapport à l'axe du soleil. Au début du XVIIIe siècle, la chambre du roi est orientée plein est, face au soleil. Ce thème est d'ailleurs décliné dans tout le palais. Le soleil étant au centre du système solaire, c'est une manière de rappeler que, à l'instar de cette étoile, le roi est au centre du système politique. 

Louis XIV mobilise les artistes au service d'une propagande royale. La galerie des Glaces est, de ce point de vue, emblématique. En son centre, on trouve une toile de Charles Lebrun (1619−1690), intitulée Le roi gouverne par lui-même. De part et d'autre sont accrochées des toiles représentant les victoires du roi lors des guerres qui ont émaillé le début de son règne. Chaque fois, le roi est représenté en Alexandre ou en Auguste tout-puissant. 

À Versailles, Louis XIV impose une étiquette et un rituel contraignants auxquels il se soumet lui-même. La vie du roi est mise en scène : de son lever à son coucher, il vit en public, entouré de sa cour. Après avoir été réveillé par son valet de chambre qui dort à ses pieds, on procède au « petit lever » au cours duquel les intimes du roi font leur entrée. Puis c'est le « grand lever » qui offre le roi en spectacle à toute sa cour ; il est vêtu, poudré, « perruqué » devant eux. Des privilèges sont accordés à certains nobles afin de les récompenser de leur fidélité.

Chaque soir, un courtisan est désigné pour porter le bougeoir qui accompagnera le roi jusqu'à son lit. C'est « l'honneur du bougeoir ».

La guerre nécessite des moyens financiers croissants : le roi doit payer ses hommes, ses « gens d'armes », mais également ses alliés. Il faut penser et organiser le recrutement de soldats, qui sont rémunérés par leur capitaine.

C

Interventionnisme de l'État et protectionnisme

Les ministres, comme Sully sous Henri IV ou Colbert sous Louis XIV, jouent un rôle dans le prélèvement des richesses. L'État intervient de plus en plus dans le secteur économique et oriente la production vers des secteurs jugés stratégiques :

  • Des manufactures royales sont créées comme les Gobelins ou la Savonnerie. Elles ont le monopole de la production de tapisseries. Protégées de toute concurrence intérieure, ces manufactures prospèrent.
  • Le protectionnisme se développe : le roi et ses ministres découragent l'importation en relevant les droits de douane et en favorisant l'exportation. C'est ce que l'on appelle le mercantilisme colbertiste. 
  • La Compagnie des Indes orientales est créée en 1664. Elle a le monopole du commerce avec les colonies d'Outre-Mer et permet ainsi à la monarchie de contrôler le commerce des épices et des produits exotiques.

 

Les décisions stratégiques sont prises par le roi au sein de son conseil. Une véritable administration et une bureaucratie se mettent en place.

Les institutions de la monarchie 

Les institutions de la monarchie 

Dans les provinces, les intendants du roi exercent une autorité sur leur circonscription. Ils reçoivent leurs ordres directement du roi et ne rendent de comptes qu'à lui. Le recours à ces « intendants de justice, police et finances » se généralise au XVIIe siècle. Ils ont pour mission d'inspecter les provinces et de s'assurer que l'autorité du roi y est respectée. Avec l'entrée du royaume dans la guerre de Trente Ans, en 1635, ils deviennent permanents. Sous Louis XIV, le royaume est divisé en généralités, chacune administrée par un « intendant de justice, police, finances, commissaire départi dans les généralités du royaume pour l'exécution des ordres du roi ». 

À Paris, la charge de lieutenant général de police est créée en 1667 et confiée à Nicolas de La Reynie qui représente le roi dans la capitale. Il a pour mission de veiller à la sûreté et à la salubrité de Paris. Il informe le roi de l'état de l'opinion. Il est le symbole même de l'autorité royale.

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  • Le territoire s'agrandit, notamment grâce aux guerres. Il est de mieux en mieux contrôlé grâce à la mise en place progressive d'un réseau routier. 
  • À l'époque moderne, la monarchie se renforce malgré une période d'instabilité et d'affaiblissement liée aux guerres de religion de la fin du XVIe siècle. 
  • L'unification du royaume passe par la religion, la culture et la langue.
  • Les rois de France modernisent leur armée et leur administration. Ils centralisent le pouvoir et se font représenter en province par des agents fidèles. 
  • Le pouvoir monarchique s'impose progressivement sur l'ensemble du territoire aux dépens des pouvoirs locaux, qu'il s'agisse des seigneurs ou des magistrats urbains.
  • À Versailles, le roi Louis XIV organise une vie de cour brillante afin de mieux contrôler sa noblesse. On parle de « domestication ». Louis XIV apparaît comme l'archétype du « roi absolu de droit divin » concentrant entre ses mains tous les pouvoirs et organisant la vie du royaume depuis Versailles.