Seconde 2016-2017
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Seconde 2016-2017

Libertés et nations en Europe (1800 - 1850)

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Louis Blanc

29 octobre 1811 − 6 décembre 1882

Français

Louis Blanc est un journaliste et historien qui devient socialiste et qui publie en 1839 L'organisation du travail. Il crée la même année la Revue du progrès politique, social et littéraire, puis le Journal du peuple. Son livre, Histoire de dix ans (1841 − 1844) accentue l'opposition contre la Monarchie de Juillet. Il a également rédigé une Histoire de la Révolution française (1847 − 1862).
La pensée de Louis Blanc s'articule autour de la notion de droit au travail, de son refus de la concurrence et de sa critique de la bourgeoisie. Pour lui, l'État doit intervenir pour faire progresser la réforme sociale. Enfin, il préconise la création d'associations ouvrières de production, dans tous les domaines économiques.

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George Gordon Byron − Lord Byron

22 janvier 1788 − 19 avril 1824

Anglais

Lord et pair d'Angleterre, Byron est un des plus illustres poètes britanniques, connu pour ses excentricités et sa vie mouvementée, il laisse une œuvre poétique qui fait de lui une des grandes figures de la poésie romantique britannique. Il fait de longs voyages en Europe du Sud et en Turquie, ce qui le conduit à soutenir moralement et financièrement la Grèce dans sa lutte pour son indépendance. Il meurt en Grèce de la fièvre en 1824.

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Alexandre Auguste Ledru-Rollin

2 février 1807 − 31 décembre 1874

Français

Alexandre Auguste Ledru-Rollin est avocat, avant de devenir l'un des chefs de l'opposition républicaine pendant la Monarchie de juillet. Député en 1841, il fonde le journal La Réforme en 1843 et participe activement à la Révolution de 1848. Il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement provisoire et organise les élections au Suffrage Universel. Il est élu député à l'Assemblée législative. Il organise des manifestations pour lutter contre l'expédition française en Italie et doit s'enfuir en Belgique puis en Angleterre. Il fonde un comité démocratique européen. L'échec de la Seconde République l'oblige à prolonger son exil en Angleterre, jusqu'à la chute du Second Empire en 1870.

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Napoléon Bonaparte − Napoléon Ier

15 août 1769 − 5 mai 1821

Français

Avec le coup d'État du 18 brumaire (9 novembre 1799), Napoléon met fin à dix ans de Révolution. Il met en place un nouveau Régime, le Consulat (1799 − 1804) et se fait nommer Consul à vie par plébiscite en 1802. Il entreprend une remise en état du pays. Le 2 décembre 1804, il est sacré empereur.
À partir de 1803, la guerre reprend, opposant de nouveau la France à toute l'Europe. La flotte française est anéantie à Trafalgar, mais sur terre, Napoléon remporte la victoire d'Austerlitz (1805) et de nombreuses autres victoires qui lui permettent de faire de nombreuses conquêtes et de dominer l'Europe. En 1811, au plus fort de cette domination, la France compte 130 départements. Elle est entourée d'États vassaux à la tête desquels Napoléon installe des membres de sa famille, des proches ou des princes soumis. La France transforme les pays qu'elle domine en y apportant les acquis de la Révolution et de l'Empire : suppression des privilèges, réorganisation de l'administration, diffusion du code civil. Napoléon a aussi tenté de satisfaire les revendications des Nations, comme les Polonais qui obtiennent le Grand Duché de Varsovie. Il a tenté d'unifier en partie, des nations jusque-là divisées en plusieurs États.
L'occupation des territoires par l'armée napoléonienne a aussi pour effet de développer un sentiment national, dans de nombreux pays. Ainsi, en Espagne le peuple se soulève à partir de 1808.
Après sa défaite en Russie en 1812, Napoléon doit faire face à une nouvelle coalition européenne. Battu, il doit abdiquer au profit de Louis XVIII en 1814. Il revient pendant cent jours, mais il est définitivement vaincu par les armées européennes coalisées, à Waterloo, en Belgique, en juin 1815.

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Giuseppe Mazzini

22 juin 1805 − 10 mars 1872

Génois, puis Italien

D'origine génoise, Mazzini est expulsé d'Italie en 1831, pour ses idées révolutionnaires et patriotes. Il mène une vie d'exilé dans différents pays d'Europe. Il crée pendant son exil une société secrète, La jeune Italie et un journal du même nom. Il développe alors sa doctrine d'une République italienne unitaire. Pendant les Révolutions de 1848−1849, il est de retour à Milan puis à Rome, fait proclamer la République et participe au gouvernement. Mais l'expédition française de juillet 1849 met fin à la République et le Général Oudinot s'empare de Rome. Mazzini doit repartir en exil. Plus tard, ses autres tentatives d'insurrection échouent.

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Klemens Wenzel von Metternich

15 mai 1773 − 11 juin 1859

Autrichien

Né dans une famille aristocratique de la région rhénane, il mène toute sa carrière politique au service des empereurs d'Autriche, comme diplomate, ministre des Affaires étrangères puis chancelier. Partisan d'un équilibre des puissances européennes, fondé sur la légitimité des souverains, il pense qu'il faut rétablir l'Ancien Régime dans toute l'Europe et s'opposer aux idées de liberté et de nation. Au Congrès de Vienne, les puissances victorieuses de la France (Angleterre, Russie, Autriche, Prusse) remanient la carte de l'Europe : la France est ramenée à ses frontières de 1789 et les frontières des pays sont redessinées sans tenir compte des nationalités. Dans toute l'Europe, les réformes révolutionnaires établies pendant la domination française sont supprimées et l'ordre ancien est rétabli.
Dans l'empire autrichien, Metternich prend des mesures très conservatrices dans la crainte d'une révolution sociale. Il mène une lutte déterminée contre les mouvements libéraux et nationaux, utilisant la censure, la police politique et l'armée. Pendant les Révolutions de 1848, qu'il ne peut empêcher, il doit quitter Vienne et fuir, il est alors écarté de la vie politique.

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Victor Schoelcher

22 juillet 1804 − 25 décembre 1893

Français

Victor Schoelcher est né dans une famille bourgeoise alsacienne. Lors d'un voyage à Cuba, il découvre l'esclavage et les conditions de vie des esclaves. De retour en France, il milite pour l'abolition de l'esclavage, rédige des livres et de nombreux articles. Un voyage dans les colonies françaises en Afrique et aux Antilles renforce ses convictions antiesclavagistes.
Après la Révolution de 1848, il est nommé sous-secrétaire d'Etat à la Marine, dans le gouvernement provisoire de la IIe République. Il prépare alors le décret qui libère les esclaves sur les territoires français (17 avril 1848), puis veille à son l'application. Il est élu député de la Martinique et de la Guadeloupe. Il occupe le siège de la Martinique à l'Assemblée.

Il s'engage ensuite dans un nouveau combat, et réclame l'abolition de la peine de mort, à partir de 1851. Le coup d'État de Napoléon III en 1851 l'oblige à partir en exil, en Angleterre. Il rentre en France à la chute du Second Empire en 1870. Dès son retour, il reprend sa carrière politique et retrouve un siège de député en 1871, puis de sénateur en 1875. Il reprend alors sa campagne en faveur de l'abolition de la peine de mort, mais il lutte également pour faire interdire les châtiments corporels dans les bagnes. Il défend le projet de Jules Ferry d'une école publique, laïque, gratuite qui seule peut faire reculer l'analphabétisme. Démocrate et humaniste, Victor Schoelcher a été toute sa vie un défenseur de la dignité humaine.
Ses cendres sont transférées au Panthéon le 20 mai 1949, en même temps que celles de Félix Eboué.

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Camillo Cavour

10 août 1810 − 6 juin 1861

Piémontais, puis Italien

Cavour fonde en 1847 un journal, Il Risorgimento (la renaissance) dans lequel il exprime ses aspirations pour une unité italienne, sous l'autorité du roi de Piémont-Sardaigne. À l'époque l'Italie est divisée en plusieurs Etats, et les régions de Milan (Lombardie) et de Venise (Vénétie) sont sous la domination autrichienne. Cavour devient député au Parlement de Turin. Quand Victor-Emmanuel devient roi de Piemont-Sardaigne, après l'abdication de son père, Cavour entre au gouvernement où il prend une place de plus en plus importante, d'abord ministre de l'agriculture, puis ministre des finances, et finalement président du Conseil en 1852. Il travaille alors à réaliser l'unification italienne et à moderniser le Piémont. Après avoir pris possession de la Lombardie (avec l'aide de Napoléon III, en 1859), du centre de l'Italie et des États du pape (1860), de la Sicile et de l'Italie du Sud (avec l'aide de Garibaldi en 1860), Victor-Emmanuel II est proclamé roi d'Italie en février 1861. Cavour meurt quelques mois plus tard en juin 1861. Il ne peut assister à l'achèvement de son rêve : l'annexion de la Vénétie en 1866, et l'occupation de Rome qui devient la capitale de l'Italie en 1871.

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Louis-Philippe Ier

6 octobre 1773 − 26 août 1850

Français

Louis Philippe, duc de Chartres et fils aîné du duc d'Orléans, accueille la Révolution avec enthousiasme et y participe : devenu membre du club des Jacobins, il est lieutenant général, au début de la guerre contre l'Autriche. Mais au printemps 1793, il déserte et quitte la France. Devenu duc d'Orléans en novembre 1793, il profite de son exil pour voyager en Europe. Il rentre en France en 1814, repart pendant les Cents jours de Napoléon, puis revient en 1817. Il n'arrive pas à avoir un rôle dans le gouvernement de la Restauration, car les Bourbons, méfiants, l'écartent. Il se rapproche alors de la bourgeoisie libérale. Pendant la Révolution de juillet 1830 qui chasse Charles X, la bourgeoisie libérale, qui veut éviter une nouvelle République, propose Louis Philippe qui est proclamé lieutenant général du Royaume le 31 juillet par les députés libéraux. Le 9 août 1830, il prête serment et devient roi des Français.

Pendant son règne (1830 − 1848), le souverain s'occupe surtout de politique extérieure et des affaires européennes et laisse ses ministres s'occuper des affaires intérieures.
Louis-Philippe qui évite de prendre des décisions qui pourraient fâcher les souverains européens, refuse d'intervenir hors des frontières pour aider les Polonais, les Italiens ou les Belges. Sa politique est aussi motivée par un principe économique : la paix est nécessaire aux affaires.
Mais la politique ultra-conservatrice de son ministre Guizot favorise le développement d'une opposition républicaine forte et la montée du socialisme chez les ouvriers. La Révolution éclate en février 1848. Louis-Philippe doit fuir la France. La Seconde République est proclamée. Louis-Philippe meurt deux ans plus tard, en août 1850.

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Lajos Kossuth

19 septembre 1802 − 20 mars 1894

Hongrois

Issu de la petite noblesse hongroise, brillant orateur, Kossuth travaille comme rédacteur pour le journal Pesti Hirlap. Ce journal regroupe les partisans de l'autonomie hongroise et qui souhaitent briser le rattachement de la Hongrie à l'Empire d'Autriche. Élu député à la Diète de Presbourg en 1847, Kossuth rédige et fait voter par la Diète hongroise l'adresse à Ferdinand 1er (3 mars), un discours passionné dans lequel il réclame un gouvernement parlementaire autonome pour la Hongrie et qui est à l'origine du mouvement révolutionnaire hongrois. Il en devient rapidement le chef. Dans la ville de Pest, il a le soutien des intellectuels hongrois, parmi lesquels le poète Sandor Petöfi, auteur du "Chant des patriotes hongrois". À l'automne 1848, il prend la tête de l'insurrection. Au cours de la guerre (octobre 1848 − août 1849), il fait proclamer l'indépendance de la Hongrie et la déchéance de la dynastie des Habsbourg (14 mai). Après la défaite de l'insurrection, il s'exile, fuyant la répression impitoyable des Autrichiens. Il meurt à Turin en 1894.

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Pierre-Joseph Proudhon

15 janvier 1809 − 19 janvier 1865

Français

Proudhon est un écrivain autodidacte. En 1840, dans son ouvrage, Qu'est-ce que la propriété ? il expose des idées qui font de lui l'un des premiers théoriciens du socialisme en France. Hostile au salariat (qui place l'ouvrier sous la dépendance d'un patron), et favorable au travail indépendant, il propose la création d'un crédit gratuit pour faciliter le développement de coopératives ouvrières de production. Il se distingue des marxistes car il refuse le pouvoir étatique dans l'économie et la production. Ses idées font de lui un des grands théoriciens du courant anarchiste du XIXe siècle.

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