01 76 38 08 47
Logo Kartable
AccueilParcourirRechercheSe connecter

Pour profiter de 10 contenus offerts.

Logo Kartable
AccueilParcourirRechercheSe connecter

Pour profiter de 10 contenus offerts.

  1. Accueil
  2. Première
  3. Histoire
  4. Point de passage : L'Offensive des Dardanelles

L'Offensive des Dardanelles Point de passage

Sommaire

IUne bataille aux enjeux importants pour les AlliésALe contexte géopolitique et militaire de 1915BLes objectifs politiques et militaires des AlliésIIUn double échec : de la bataille navale à la catastrophe terrestreAL'offensive navale (février-mars 1915)BLe débarquement de Gallipoli (avril 1915 - janvier 1916)IIILes conséquences d'un désastre militaire et politiqueAUn revers lourd pour les AlliésBUn événement fondateur pour plusieurs nations

Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.

Dernière modification : 22/04/2026 - Conforme au programme 2025-2026

L'offensive des Dardanelles (février 1915 – janvier 1916) visait à forcer le détroit et à s'emparer de Constantinople pour ouvrir la route vers la Russie. Après l'échec naval de mars, un débarquement sur la péninsule de Gallipoli tourne à la catastrophe. L'opération, mal conçue et coûteuse en vies humaines, se solde par un retrait humiliant. Elle marque un tournant : Churchill est discrédité, Mustafa Kemal devient un héros, et l'Empire ottoman affirme son rôle dans la guerre. Gallipoli reste le symbole des illusions et des sacrifices inutiles de la Première Guerre mondiale.

I

Une bataille aux enjeux importants pour les Alliés

A

Le contexte géopolitique et militaire de 1915

Au début de 1915, la situation est bloquée sur le front occidental : la guerre de tranchées s'installe. Les Alliés cherchent donc un moyen de rompre l'impasse et de frapper les empires centraux sur d'autres espaces.

L'entrée en guerre de l'Empire ottoman aux côtés de l'Allemagne, en novembre 1914, change la donne. Cet empire dernier contrôle le détroit des Dardanelles, un passage stratégique entre la mer Égée et la mer Noire, qui permettrait de ravitailler la Russie en munitions et en céréales.

En battant la Turquie, les Alliés espèrent ouvrir un nouveau front au sud-est de l'Europe et entraîner la Grèce, la Bulgarie et la Roumanie dans leur camp.

Carte actuelle de la Turquie (pour localiser le détroit des Dardanelles et son importance stratégique)

Carte actuelle de la Turquie (pour localiser le détroit des Dardanelles et son importance stratégique)

Wikimedia Commons

B

Les objectifs politiques et militaires des Alliés

Le principal promoteur de l'opération est Winston Churchill, alors Premier Lord de l'Amirauté britannique. Il mise sur la puissance maritime pour obtenir une victoire décisive sans engager trop de troupes terrestres. Le plan est audacieux : franchir les Dardanelles, bombarder Constantinople (aujourd'hui Istanbul) et forcer la capitulation de l'Empire ottoman.
La France accepte de participer, espérant renforcer sa présence au Proche-Orient. La Russie, de son côté, encourage l'attaque pour recevoir une aide logistique. Mais l'opération est mal préparée et sous-estime la défense turque des Détroits, jugée obsolète.

Les forces en présence au début de l'année 1915

Les forces en présence au début de l'année 1915

Wikimedia Commons

II

Un double échec : de la bataille navale à la catastrophe terrestre

A

L'offensive navale (février-mars 1915)

L'attaque commence par une puissante campagne de bombardements navals visant à détruire les forts turcs qui gardent l'entrée du détroit des Dardanelles, au sud. Les Alliés comptent sur la supériorité de leur flotte de cuirassés pour ouvrir rapidement le passage. Pendant plusieurs semaines, les navires alliés tirent sur les batteries ottomanes, espérant affaiblir leurs défenses.

Mais les Turcs, alertés par les bombardements initiaux de février, qui ont détruit l'effet de surprise, et bien préparés grâce à l'aide d'officiers allemands, ont placé un dense champ de mines sous-marines et renforcé leurs fortifications côtières. Le 18 mars 1915, alors que la flotte alliée tente de forcer le passage, plusieurs cuirassés, dont le Bouvet français, l'Irresistible et l'Ocean britanniques, sautent sur des mines et coulent rapidement. Ces pertes, conjuguées aux tirs précis des batteries turques, obligent la flotte alliée à se replier.

Cette défaite navale est un choc stratégique et psychologique majeur. Elle démontre que la simple puissance navale ne suffit pas à franchir un passage étroit fortement défendu. Les Alliés doivent revoir leur stratégie et envisager une opération terrestre pour venir à bout des défenses ottomanes.

B

Le débarquement de Gallipoli (avril 1915 - janvier 1916)

Face à l'échec naval, les Alliés organisent un débarquement massif sur la péninsule de Gallipoli, le 25 avril 1915. Cette opération regroupe des troupes britanniques, françaises, australiennes et néo-zélandaises (ANZAC), avec pour objectif de prendre les positions turques et d'ouvrir le passage aux navires alliés.

Les soldats débarquent sur un terrain très accidenté, escarpé et difficile à défendre, tandis que les Ottomans ont creusé des tranchées solides et installé des positions stratégiques sur les hauteurs. Le commandement turc est assuré par Mustafa Kemal, qui mobilise ses troupes avec énergie et discipline. Très vite, les combats se transforment en une guerre d'usure, avec des assauts répétés, des pertes lourdes, mais peu de gains territoriaux pour les Alliés.

Les conditions sanitaires sont catastrophiques : chaleur intense, manque d'eau potable, maladies, et ravitaillement difficile. Les Alliés, épuisés et mal coordonnés, ne parviennent pas à percer le front turc. Après plusieurs mois de combats meurtriers, l'opération est abandonnée en janvier 1916, marquant un échec cinglant. Ce revers a des conséquences importantes sur le moral des Alliés et sur la suite de la guerre.

Ottomans fortifiant une position terrestre au sud du détroit des Dardanelles

Ottomans fortifiant une position terrestre au sud du détroit des Dardanelles

Wikimedia Commons

III

Les conséquences d'un désastre militaire et politique

A

Un revers lourd pour les Alliés

Les puissances en présence ont payé un lourd tribut humain lors de l'opération des Dardanelles : plus de 250 000 pertes dans chaque camp.
L'échec affaiblit le moral des Alliés et ruine la réputation de Churchill, qui doit démissionner de l'Amirauté.

Sur le plan stratégique, la route maritime vers la Russie reste fermée, ce qui isole encore davantage le front de l'est. L'idée d'un « second front » par les Balkans est abandonnée : les Alliés se concentrent désormais sur le front occidental et sur l'offensive en Mésopotamie.

B

Un événement fondateur pour plusieurs nations

Du côté ottoman, la victoire de Gallipoli devient un mythe national. Elle renforce la cohésion de l'empire et fait émerger la figure du colonel Mustafa Kemal, futur fondateur de la République turque. Pour les troupes venues de l'Empire britannique, notamment les ANZAC, cette campagne sanglante forge une identité nationale nouvelle : l'ANZAC Day, célébré chaque 25 avril, commémore encore aujourd'hui le courage des soldats australiens et néo-zélandais.

Enfin, pour l'ensemble des belligérants, Gallipoli symbolise les erreurs du commandement, le sous-équipement, et la tragédie de la guerre moderne, où la technologie et la bravoure ne suffisent plus face à une défense bien préparée.

Le commandant Mustafa Kemal Bey (costume clair), et ses compagnons d'armes, bataille de Gallipoli en 1915.

Le commandant Mustafa Kemal Bey (costume clair), et ses compagnons d'armes, bataille de Gallipoli en 1915.

Wikimedia Commons

La charte éditoriale garantit la conformité des contenus aux programmes officiels de l'Éducation nationale. en savoir plus

Les cours et exercices sont rédigés par l'équipe éditoriale de Kartable, composéee de professeurs certififés et agrégés. en savoir plus

Voir aussi
  • Cours : Les grandes étapes de la Première Guerre mondiale
  • Quiz : Les grandes étapes de la Première Guerre mondiale
  • Définitions : Les grandes étapes de la Première Guerre mondiale
  • Chronologie : Les grandes étapes de la Première Guerre mondiale
  • Personnages : Les grandes étapes de la Première Guerre mondiale
  • Point de passage : Août-septembre 1914 : Tannenberg et la Marne
  • Point de passage : Mars 1918 : la dernière offensive allemande
  • Exercice fondamental : Comprendre les rivalités en Europe en 1914
  • Exercice fondamental : Comprendre les rivalités coloniales en 1914
  • Exercice fondamental : Connaître la division en alliances politiques de l'Europe en 1914
  • Exercice fondamental : Connaître le déroulé de l'été 1914
  • Exercice fondamental : Connaître les premières offensives de la Première Guerre mondiale en Europe
  • Exercice fondamental : Comprendre l'entrée dans la Première Guerre mondiale
  • Exercice fondamental : Connaître l'organisation dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale
  • Exercice fondamental : Comprendre la souffrance des soldats pendant la Première Guerre mondiale
  • Exercice fondamental : Connaître la bataille de la Somme
  • Exercice fondamental : Comprendre le déroulé de la Première Guerre mondiale dans l'Empire Ottoman
  • Exercice fondamental : Comprendre l'implication des colonies dans la Première Guerre mondiale
  • Exercice fondamental : Connaître les caractéristiques de la Première Guerre mondiale entre 1915 et 1917
  • Exercice fondamental : Comprendre le soutien des États-Unis aux Alliés lors de la Première Guerre mondiale
  • Exercice fondamental : Comprendre l'entrée dans la Première Guerre mondiale des États-Unis
  • Exercice fondamental : Comprendre le retrait de l'Empire russe de la Première Guerre mondiale
  • Exercice fondamental : Connaître les caractéristiques de la dernière offensive allemande de mars 1918
  • Exercice fondamental : Connaître les caractéristiques de la dernière année de la Première Guerre mondiale
  • Composition type bac : Répondre à une question sur les grandes étapes de la Première Guerre mondiale

Nos conseillers pédagogiques sont à votre écoute 7j/7

Nos experts chevronnés sont joignables par téléphone et par e-mail pour répondre à toutes vos questions.
Pour comprendre nos services, trouver le bon accompagnement ou simplement souscrire à une offre, n'hésitez pas à les solliciter.

support@kartable.fr
01 76 38 08 47

Téléchargez l'application

Logo application Kartable
KartableWeb, iOS, AndroidÉducation

4,5 / 5  sur  20269  avis

0.00
app androidapp ios
  • Contact
  • Aide
  • Livres
  • Mentions légales
  • Recrutement

© Kartable 2026