Comparer une fable de La Fontaine et sa parodieExercice fondamental

On compare le texte suivant extrait de la fable "Le Corbeau et le Renard" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de "Le Corbeau et le Renard" d'Henri Richer (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

TEXTE B :

Maître Corbeau voyant Maître Renard
Qui portait un morceau de lard,
lui dit : "Que tiens-tu là, compère ?
À mon avis c'est un très mauvais plat.
Je te croyais d'un goût plus délicat.
Quand tu peux faire bonne chère,
T'en tenir à du lard ! Tu n'es qu'un pauvre hère.
Regarde près d'ici ces poules, ces canards.
Voilà le vrai gibier de Messieurs les Renards.
As-tu donc oublié ton antique prouesse ?
Je t'ai vu cependant jadis un maître escroc.
Crois-moi, laisse ton lard : ces poules te font hoc
Si tu veux employer le quart de ton adresse."
Maître Renard ainsi flatté,
Comme un autre animal sensible à la louange,
Met bas sa proie et prend le change :
Mais sa finesse et son agilité
Ne servirent de rien : car la gent volatile
Gagna le poulailler, son ordinaire asile.
Notre Renard retourne à son premier morceau.
Mais il fut bien honteux de voir Maître Corbeau,
Qui le mangeait, perché sur le branchage
D'un arbre sec, et qui lui dit : "Ami,
À trompeur, trompeur et demi.
Te souvient-il de ce fromage
Que tu m'escroquas l'autre jour ?
Je fus un sot alors ; et tu l'es à ton tour."

On compare le texte suivant extrait de la fable "La Cigale et la Fourmi" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de "La Cigale et la Fourmi" de Françoise Sagan (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

TEXTE B :

La Fourmi, ayant stocké
Tout l'hiver
Se trouva fort encombrée
Quand le soleil fut venu :
Qui lui prendrait ces morceaux
De mouches ou de vermisseaux ?
Elle tenta de démarcher
Chez la Cigale sa voisine,
La poussant à s'acheter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison prochaine.
"Vous me paierez, lui dit-elle,
Après l'oût, foi d'animal,
Intérêt et principal."
La Cigale n'est pas gourmande :
C'est là son moindre défaut.
"Que faisiez-vous au temps froid ?
Dit-elle à cette amasseuse.
Nuit et jour à tout venant
Je stockais, ne vous déplaise.
Vous stockiez, j'en suis fort aise :
Eh bien ! Soldez maintenant."

On compare le texte suivant extrait de la fable "La Cigale et la Fourmi" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de "La Cigale et la Fourmi" d'Albert Christophe (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

TEXTE B :

Nous sommes maintenant bien vieilles,
Dit la cigale à la fourmi.
À quoi te servent aujourd'hui
Tes richesses et tes merveilles ?
Toutes deux nous allons mourir.
Moi, j'aurai cessé de souffrir
Des suites de mon imprudence.
Toi, tu mourras dans l'abondance.
Mais tu laisseras ton trésor
Ici-bas. Car ce n'est pas l'or
Qu'on emporte dans l'autre monde.
- Ma voisine, dit la fourmi,
Ces propos sont d'un cœur ami
Et dont la sagesse est profonde.
Mais d'un seul mot, je me défends :
J'ai travaillé pour mes enfants.

On compare le texte suivant extrait de la fable "La Cigale et la Fourmi" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de Après vous, M. de La Fontaine, Contrefables de Gudule (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

TEXTE B :

Tournant le dos à sa voisine avare
La tête basse et l'estomac dans les talons
La Cigale s'en fût en traînant sa guitare
A travers hameaux et vallons.
La neige recouvrit bientôt les feuilles mortes.
Mais la déshéritée eut beau frapper aux portes
Supplier haut et fort
Qu'on daignât lui jeter un peu de nourriture,
Rien n'y fit. Malgré la froidure
Tous l'abandonnent à son sort.
"Il ne me reste plus qu'à attendre la mort !"
Se désole la malheureuse, "mais avant
Je veux, dans un dernier effort
Arracher à mon instrument
Ses plus pathétiques accords.
Cet ultime concert sera mon testament."
Et voilà que s'élève au cœur de la tourmente
Une plainte si émouvante
Si belle, si sauvage et si triste à la fois
Qu'elle tire tous les bourgeois
De leur léthargie égoïste.
L'un d'eux sort de chez lui, criant : "Bravo, l'artiste !"
Un à un, ô merveille,
S'ouvrent les huis ; l'on prête oreille
Au chant de la cigale.
On écoute, on s'émeut, on pleure, on se régale,
Et les sous de pleuvoir,
Preuve qu'on apprécie un si beau désespoir.
Quand avec apparat la misère s'exprime
Elle acquiert du public les faveurs unanimes :
Gosier mélodieux n'implore pas en vain.
Mais il est tant de gens qui ne savent pas geindre
Qu'on ne devine pas, en croisant leur chemin,
Qu'ils sont seuls, démunis, qu'ils ont froid, qu'ils ont faim.
Les pauvres sans talent sont bien les plus à plaindre !

On compare le texte suivant extrait de la fable "La Cigale et la Fourmi" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de "La Cigale et la Fourmi" de Pierre Ferran (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

TEXTE B :

La cigale peu rancunière,
Reçut la fourmi sa voisine
En son cabinet dentaire :
- Qu'est-ce qui vous amène, ma chère ?
- Des caries jusqu'à la racine
À chacune des mes molaires !
- Je vous opérerai, lui dit-elle
Avant tout, sans aucun mal ;
C'est votre intérêt principal !
La cigale n'est pas curieuse ;
C'est là son moindre défaut.
- Que faisiez-vous de ces chicots ?
Dit-elle à sa solliciteuse.
- Nuit et jour à tout venant,
Je chuintais, ne vous déplaise...
- Vous chuintiez ? J'en suis prothèse :
En bien dentier maintenant !

On compare le texte suivant extrait de la fable "La Cigale et la Fourmi" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de "La Cigale et la Fourmi" de Jean-Jacques Boissard (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

TEXTE B :

Chante, chante, ma belle amie,
Étourdis-toi ; voltige avec légèreté ;
Profite bien de ton été,
Et vite hâte-toi de jouir de la vie ;
L'hiver approche... Ainsi parlait un jour
La fourmi thésauriseuse
À la cigale, à son gré trop joyeuse.
- Avez-vous dit, radoteuse m'amour,
Lui répliqua la chanteuse,
L'hiver approche. Hé bien ! nous mourrons toutes deux.
Vos greniers sont pleins, et les miens seront vides ;
Or donc, en maudissant les dieux,
Vous quitterez bientôt vos épargnes sordides...
Moi, je veux en chantant aller voir mes aïeux ;
Aussi je n'ai jamais retenu qu'un adage :
Amasser est d'un fol, et jouir est d'un sage.

On compare le texte suivant extrait de la fable "La Cigale et la Fourmi" de La Fontaine (Texte A) et sa parodie extraite de "La Cimaise et la Fraction" de Queneau (Texte B). Quelles sont les ressemblances ou différences et leurs effets ? Justifier la réponse.

TEXTE A :

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

TEXTE B :

La cimaise ayant chaponné tout l'éternueur
se tuba fort dépurative quand la bixacée fut verdie :
pas un sexué pétrographique morio de mouffette ou de verrat.
Elle alla crocher frange
Chez la fraction sa volcanique
Le processionnant de lui primer
Quelque gramen pour succomber
Jusqu'à la salanque nucléaire.
"Je vous peinerai, lui discorda-t-elle,
avant l'apanage, folâtrerie d'Annamite !
interlocutoire et priodonte."
fraction n'est pas prévisible :
C'est là son moléculaire défi.
- Que ferriez-vous au tendon cher ? discorda-t-elle à cette énarthrose.
- Nuncupation et joyau à tout vendeur,
Je chaponnais, ne vous déploie.
- Vous chaponniez ? J'en suis fort alarmante.
Eh bien ! Débagoulez maintenant.

énoncé suivant