L'agriculture vivrière et ses limites Questions sur documents

Document 1

Caractéristiques de l'agriculture vivrière à Madagascar

agriculture.gouv.fr/madagascar

2016

La population est essentiellement rurale et pratique en majorité une agriculture vivrière (riz, manioc, patate, haricot sec, maïs) dont seuls les surplus sont commercialisés sur un marché domestique cloisonné et présentant de nombreux dysfonctionnements. Le morcellement des terres et la désorganisation du secteur freinent la productivité. Les pertes causées par la mauvaise conservation des récoltes (insectes, rongeurs et maladies) et le manque flagrant d'infrastructures limitent la capacité de production du pays. [...] Les rendements restent faibles [...]. L'utilité et les avantages de l'utilisation d'outils fiables et d'intrants performants sont souvent méconnus des agriculteurs et industriels malgaches. L'agriculture est peu mécanisée et l'équipement des exploitations familiales reste dominé par les outils traditionnels.

Document 2

La pauvreté rurale à Madagascar

Marie-Hélène Dabat et Olivier Jenn-Treyer dans Madagascar face au défi des Objectifs du millénaire pour le développement, Marseille, IRD Éditions, 2010

2010

La plupart des pauvres vivent en zone rurale et dépendent de l'agriculture pour leur survie […] Il paraît donc évident que la pauvreté dans les zones rurales est liée aux faibles performances de l'agriculture au cours des dernières décennies. La relation entre pauvreté et productivité de l'agriculture joue dans les deux sens : la contrainte de liquidités entraîne une faible utilisation d'intrants ; la sous-alimentation et une mauvaise santé dégradent la qualité du travail ; une production agricole étroite conduit à de faibles revenus.

Quel passage du document 1 montre que l'agriculture malgache est majoritairement destinée à l'autoconsommation ?

D'après le document 2, où habitent majoritairement les habitants pauvres à Madagascar ?