La maison de ClaudineProfil d'œuvre

La Maison de Claudine

Colette

1922

La Maison de Claudine peut être vu comme un récit autobiographique. Il s'agit d'un recueil de souvenirs. D'une nouvelle à l'autre, les personnages et le point de vue changent.

La majorité des histoires se déroulent à Saint-Sauveur-en-Puisaye. L'ouvrage compte également une nouvelle où Colette relate la mort de sa mère et qui se déroule à Châtillon-Coligny. Certaines nouvelles ont pour personnages principaux les chiens et chats de Colette et se déroulent à Auteuil et au Bois de Boulogne.

Colette narre son enfance, mais aussi son expérience en tant que mère, ou encore des épisodes de sa vie actuelle. Le thème principal est cependant toujours la famille.

Les personnages les plus importants sont les deux mères, Sido et Colette, et les deux filles, Minet-Chéri et Bel-Gazou.

I

L'importance des animaux

Dans les nouvelles, les animaux sont considérés comme des membres de la famille. Les chiens et les chats font véritablement partie de l'univers familial. Colette parle même d'une panthère.
La maternité des animaux est évoquée, comme dans la nouvelle "La Toutouque" avec la description d'une chienne et de ses chiots. Colette évoque également les amours des animaux, notamment dans "Bellaude" et dans "Chats".
Lorsque Colette utilise des animaux dans ses écrits, elle leur associe toujours des qualités humaines.

II

Les relations mères-enfants

A

L'éducation

Le thème de l'éducation est primordial dans les nouvelles. Surtout, Colette disserte beaucoup sur l'importance de la lecture. Elle parle longuement de la bibliothèque familiale. Les mères conseillent souvent aux enfants de lire. Ainsi, Sido dit à Minet-Chéri de lire des romans pour adultes, comme Saint-Simon ou Zola. Sido n'hésite pas également à expliquer clairement des événements de la vie à son enfant, comme l'accouchement.

B

L'incompréhension

Colette explique que parfois mères et enfants ne se comprennent pas. Ainsi, dans "Le Curé sur le mur" Minet-Chéri ne comprend pas le mot "presbytère", et dans "La Couseuse" Bel-Gazet ne comprend pas "pour dépendre". Colette souligne l'incapacité des enfants à saisir le monde adulte, mais également l'incompréhension des mères face aux questions ou à l'imagination de leurs enfants.
Si le lien mère-enfant est très fort, il existe tout de même un fossé entre les deux. L'enfant voit sa mère avec des yeux innocents et comprend le monde à sa façon.