Repérer une figure d'atténuation dans un texteExercice fondamental

Dans les textes suivants, quelle figure d'atténuation est utilisée ? 

« CHIMÈNE.
Cruel ! à quel propos sur ce point t'obstiner ?
Tu t'es vengé sans aide, et tu m'en veux donner !
Je suivrai ton exemple, et j'ai trop de courage
Pour souffrir qu'avec toi ma gloire se partage.
Mon père et mon honneur ne veulent rien devoir
Aux traits de ton amour ni de ton désespoir.

DON RODRIGUE.
Rigoureux point d'honneur ! hélas ! quoi que je fasse,
Ne pourrai-je à la fin obtenir cette grâce ?
Au nom d'un père mort, ou de notre amitié,
Punis-moi par vengeance, ou du moins par pitié.
Ton malheureux amant aura bien moins de peine
À mourir par ta main qu'à vivre avec ta haine.

CHIMÈNE.
Va, je ne te hais point.

DON RODRIGUE.
Tu le dois. »

Pierre Corneille, Le Cid, 1637

« La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs, »

Charles Baudelaire, « La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse », Les Fleurs du Mal, 1857

« Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
 »

Arthur Rimbaud, « Le Dormeur du Val », Poésies complètes, 1895

« Hé bien ! rappelez-vous le temps où vous me rendîtes vos premiers soins : jamais hommage ne me flatta autant ; je vous désirais avant de vous avoir vu. Séduite par votre réputation, il me semblait que vous manquiez à ma gloire ; je brûlais de vous combattre corps à corps. C'est le seul de mes goûts qui ait jamais pris un moment d'empire sur moi. »

Pierre Choderlos de Laclos,« Lettre LXXXI », Les Liaisons dangereuses, 1782

« CYRANO.
C'est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste,
Je n'ai jamais espéré tant ! »

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7, 1897